‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 121 sur 244 · TROUBLES DES FONCTIONS DE RELATION. — SENSIBILITÉ · texte numérisé non relu

TROUBLES DES FONCTIONS DE RELATION. — SENSIBILITÉ

tmsives, gravativeSy pulsatives, lancinantes^ brûlantes ^ acres y mordicanteSy cuisantes ^ prurigineuses ^ etc., suivant les sensations qu'elles provoquent. Le malade éprouve parfois la sensation de rudesse ou de raucitéj comme si les muqueuses n'étaient pas lisses à leur surface ; l'absence d'une quantité suffisante de liquides occasionne la sécheresse^ et les malades occupent un embarras ou de la gine^ surtout dans la déglutition, lorsque les muqueuses sont couvertes de mucosités adhérentes , lorsque les aryténoïdes ou les amygdales sont tuméfiés, etc.

La douleur est plus fréquente, dans les affections aiguës, que dans celles qui sont chroniques.

B. — Hypoesthésie.

67i. L'insensibilité plus ou moins grande du larynx ou du pharynx se rencontre beaucoup plus fréquemment dans les affections chroniques que dans celles qui sont aiguës ; elle est la conséquence de la destruction des tissus, et particulièrement des nerfs^ ou bien d'une graye affection, par exemple de la diphthérite, etc. Des ulcérations peuvent exister, comme l'a déjà fait remarquer Morgagni, sans déterminer aucune douleur ; celle-ci ne se manifeste parfois qu'à la pression exercée par la main, lorsqu'on cherche à déplacer le larynx.

Lorsque la perception de la douleur est complètement détruite, il y a analgésie ^ tandis que la perte de la sensation tactile constitue Yanesthésie.

G. — Paresthésie.

575. L'aberration des sensations éprouvées dans les organes pharyngo-laryngés se manifeste sous les formes les plus diverses. Tantôt les malades reconnaissent parfaitement

dd6 PATHOLOGIE GÉNÉRALE.

leur erreur^ ce qui arrive dans les affections nerveuses ; tantôt c'est une véritable aberration. Celle-ci peut n'être qu'une appréciation irrégnlière de sensations existantes et réelles, c'est-à-dire une illusion ; ou bien c'est une hallucination^ c'est-à-dire, d*aprës Lelut, une transformation spontanée de laen sensation, ou, d'après Esquirol, une sensation pesée n que le malade croit éprouver, bien qu'aucun agent extérieur n'agisse matériellement.

Article II. — Troubles de la MOTiLrrÉ.

A. — Hyperkinésie.

576. Les muscles des organes pharyngo-laryngés peuvent montrer une grande irritabilité, en obéissant aux plus faibles excitants ; d'autre part, l'excitant violent peut déterminer une contractilité exagérée. Il en résulte des mouvements exagérés qui peuvent aller jusqu'au spasme^ tonique ou clonique. Ce sont eux qui provoquent le spasme de la glotte par Tocclusion de l'orifice glottique (250), et les diverses modifications de la respiration, à savoir, Voppressioriy la dyspnée (253), \ effort (254), le hemming, la toux^ le toussaillement (255); de même que celles de la phonation, telles que le rire (279) , la voix inspiratoire (280), le hoquet (281), lepleurer (282), lesanglot{2.8Z)^lecriy\egémissement{2,Sk), le râle (285) , les modifications du registre (292).

Dans les muscles du pharynx, la contractilité exagérée détermine le so7ipir (345), le bâillement (346), ïéternument (394), le crachement^ Y expectoration (395), le reni' flemefit (896), le sifflet (397), le vomissement (462), Y éructation (463), la nausée (464).

TROUBLES DES FONCTIONS DE REUTION. — MOTILITÊ. 407

B. — Hypokinésie.

577. La contractilité peut être plus ou moins affaiblie par V atonie f occasionnée par là fatigue, l'innervation, etc. Cet affaiblissement peut aller jusqu'à la paralysie nerveuse de certains muscles intrinsèques du larynx, et déterminer le chuchotement (278) sous forme diaphonie (871).

' L'affaiblissement de la contractilité musculaire dans le pharynx modifiele timbre (418), h parole (374), le chant (379) occasionne le ronflement (396), la dysphagie (456,467), et produit au plus haut degré Y aphasie:

G. — Parakinésie.

578. La pei*version se manifeste sous forme de convulsions cloniques, dans lesquelles existe une agitation tumultueuse, avec alternatives brusques et rapides de contraction et de relâchement. Ces mouvements mal coordonnés sont surtout sensibles dans la phonation. C'est à la perversion que nous devons attribuer les diverses modifications de la parole^ telles que le bredouillement, le grasseyement, etc., que nous décrirons en nous occupant du bégayement.

• C'est aussi une perversion de la contractilité que la mauvaise habitude adoptée par quelques personnes de hemmer, de crachoter, etc., sans raison organique. C'est un tic des muscles pharyngés ou laryngo-pharyngés.

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