CHAPITRE IV
SYMPTOMATOLOGIE.
007. Les SYMPTÔMES, c'est-à-dire les altérations de la vie organique (chap. I) et de la yie animale (chap. Il), que nous venons d'étudier, et qui sont déterminées par des troubles locaux (chap. III , art. i) ou généraux (art. n) , peuvent être divisés en locaux y lorsque la cause qui les provoqué rédde dans les organes pharygo-laryngés mêmes, et en ginérauxy lorsque leur cause se trouve en dehors de oes' organes (Spring).
J'ai pensé qu'en énumérant ces symptômes dans Tordre aljdiabétique, il serait plus facile de les consulter. Ljei série I fût connaître les troubles locaux qui provoquent le symptôme, et qui exigent, par conséquent, presque exclusivement un traitement local. Par cette dernière considération, je me suis départi du sens étroit de trouble local, en rangeant dans cette même série l'hystérie et la plupart des troubles nerveux dynamiques, parce que très- souvent le traitement local £BLit ctisparaltre le symptôme, comme, par exemple, l'aphonie, quoique l'hystérie ne soit pas guérie. La série II comprend les affections siégeant en dehors des organes pharyngolaryngés ; dans la plupart des cas, le traitement général est prépondérant ou doit être seul mis en pratique. Les ulcérations syphilitiques, phymiques, etc., appartiennent à l'une et à l'autre série.
AiGUÊ {Voix). Voy. Fausset.
Alalie. Abolition du langage articulé, avec ou sans conservation de l'intelligence (Jaccoud). Il y en a cinq formes : glossoplégie, ataxie verbale, laloplégie, amnésie et hébé*
tude (voy. ces mots). Dans les trois premières espèces, l'intégrité de Tintelligence et de la mémoire est conservée, mais le malade ne peut répondre par des mots, ni lire à haute voix (Woillez).
I. Paralysie de la langue (voy. Glossoplégie). IL Ramollissement cérébral (Lancereauz); lésions des valvules cardiaques, qui donnent naissance à des embolies, lesquelles pénètrent dans les artères cérébrales et produisent le ramollissement (Kirkes) •
Amnésie verbale (forme d'alalie). Conservation 3e l'intelligence, perte totale ou partielle de la mémoire des mots ; conscience de Tinfirmité ; impossibilité de la lecture et de récriture, intégrité des mouvements de la langue. Quelquefois passagère, sans lésion.
Anhélation. Essoufflement, respiration courte et fréquente.
I. Rétrécissement des voies aériennes; raréfaction de l'air; atmosphère corrompue, chargée d'humidité; grandes douleurs; hystérie, émotions.
IL Locomotion accélérée, efforts ; embonpoint général ; développement ou distension de l'estomac, des intestins ; maladies du cœur ; fièvres ; obstacles à l'expansion'pulmonaire, mécaniques (déformations du thorax, épanchements pleurétiques), ou douloureux (points de côté pleurétiques, névralgie intercostale); maladies des poumons; anémie; épuisement nerveux (excès vénériens, spermatorrhée); intoxication (belladone, strychnine, alcoolisme); agonie.
Anosmie. Affaiblissement et privation complète de la faculté de sentir (Spring).
L Abus d'odeurs trop fortes, du tabac à priser; altération organique de la pituitaire ou des liquides qui la bsdgnent (coryza, catarrhe chronique du nez, ozëne, etc.) ; hystérie.
SYMPTOMATOLOGIB. à2Z
II. Paralysie du nerf facial; compression, destruction, absence congénitale des nerfs olfactifs; démence paralytique; hémorrhagie et ramollissement du lobe antérieur du cerveau.
Aphasie (376). Perte de la faculté d'exprimer la pensée par la parole, à là suite d'une lésion de la troisième circonvolution frontale gauche (Broca). Cette lésion, cependant, n'est pas constante, et l'aphasie elle-même, déjà anciennement désignée sous le nom d'aphonie, fait partie de l'alalie, se rapportant à l'ataxie yerbale,^à la laloplégie et, exceptionnellement, à l'amnésie verbale.
Aphémie. Voy. Aphasie.
Aphonie (278). Voix chuchotée. Confondue pfu: les autrars souvent avec l'enrouement, la faiblesse ou la fatigue 4e la voix. (Voy. snxssi Mussitation.)
I. Hystérie, hypochondrie; laryngite aiguë intense, laryngite chronique ulcéreuse; douleur locale pendant l'énùsâon de la voix ; altération organique persistante des lèvres vocales ; dégénérescence graisseuse des muscles (atrophie {n*ogressive, intoxication saturnine); émotions violentes; affections douloureuses du pharynx ; compression du larynx {goitre, anévrysme) ; carie des cartilages aryténoîdes, croup, plaies du larynx, abcès, tumeurs cancéreuses, polypes. Paralysie des récurrents par section, contusion ou compression; paralysie du laryngé supérieur. Paralysie du muscle crico-aryténoïdien latéral ou postérieur. Œdème de la glotte. Corps étrangers. Volontaire dans l'appréhension imaginaire d'ime grave affection laryngée.
II. Plaies, inflammation, compression de la trachée; iqpnée, asphyxie commençante, syncope; contracture, paralysie du diaphragme ; faiblesse générale ; compression des poumons; péricardite (Stokes) ; froid; dyspepsie (?); vers intestinaux (?); troubles utérins; lésions de la portion supérieure de la moelle cervicale (myélite chronique, bémor-
à2à PATHOLOGIE GÉNÉRALE.
rhagie ' centrale, luxation des vertèbres cervicales, lésion traumatique) . Ramollissement aigu du cervelet. Choléra; douleurs intenses et prolongées , convulsions, épilepsie, tétanos, rage canine. Pei*tes séminales. Fièvre pernicieuse ; fièvre intermittente. Ingestion des éméto-cathartiques. AsiALiE. Suppression de la sécrétion salLvaire.
I. Habitude de cracher; inflammation, atrophie des glandes salivaires ; émotions vives (frayeur, colère) ; paralysie du nerf facial (Cl. Bernard).
II. Hypérémie du cerveau et des méninges (péri-encé^ phalite, manie); adynamie avec coiQa et délire; sueur» profuses, diarrhées intenses ; diabète; agonie.
Asthme (253, 3&â). Névrose essentielle des bronches ou bien degré supérieur de détresse respiratoire. (Voyez Dyspnée^ Oppression.)
Ataxie verbale. Défaut de coordination des mouvements exécutant la parole. (Voy. Alalie.)
Lésions de la moelle allongée, d'où proviennent les nerfs hypoglosses, les glosso-pharyngiens, les faciaux, les accessoires de Willis et les trijumeaux, tous annexés par l'intermédiaire des corps olivaires (Jaccoud).
Bâillement (3&6). Inspiration modifiée.
I. Pression exercée sur le muscle digastrique par une glande parotide tuméfiée (Walther, cité par Haller).
II. Trouble fonctionnel des centres nerveux. Troubles des voies gastro-intestinales.
BiPHONiE. Émission simultanée involontaire d'un son grave pendant l'émission d'un son du registre supérieur.
Polypes. Gonflement partiel d'une lèvre vocale ; cicatrice d'une lèvre vocale. Toute cause qui s'oppose à l'occlusion complète de l'orifice intercartilagineux.
Boule hystérique. Sensation de serrement au pharynx et à l'œsophage. Degrés supérieurs : pharyngîsme et trachélisme ^
SYMPTOMATOLOGIE. à»