I. Épuisement de la salive, par l'exercice prolongé de la
SYMPTOMATOLOGIB. 44i
parole ou du chant ; séjour prolongé dans un air chaud, sec ou chargé de poussières. Respiration, surtout pendant le soouneil, par la bouche largement ouverte; aliments ou boissons salés, aromatiques, piquants ; hypérémie et inflammation aiguë de la bouche et du pharynx ; phymie- laryngée ; hystérie; hypochondrie.
IL Défaut d'ingestion d'eau, accidentel ou forcé (cancer de l'œsophage) ; déperdition disproportionnée de l'eau par la sueur, la diurèse, le flux séreux, par exemple dans les grands exercices, les efforts, la suette, le choléra-morbus, le diabète sucré, les épanchements séreux à l'intérieur des cavités, la dysenterie, les hémorrhagies, quelquefois les grandes suppurations et même la sécrétion du lait. Fièvres et grandes phlegmasies ; stade du froid de la fièvre intermittente ; irritation de la muqueuse gastro-intestinale ; indigestion et même simple état saburral; empoisonnements, probablement par la gastrite qui les accompagne; veilles prolongées ; émotions vives ; douleurs, travaux intellectuels continus ; blessures, opérations chirurgicales. Manie, grossesse, diabète, polydipsie.
Sputation. Voy. Crachotement,
Sténos£. Voy. Rétrécissement.
Stomatalgië. Voy. Douleur de la bouche.
Stomatodysodie. Voy. Haleine fétide..
Suffocation (253). Perte subite de la respiration, par occlusion du larynx ou de la trachée, exceptionnellement de la bouche et des fosses nasales. Degré suprême de la dyspnée.
I. Irritation de la muqueuse, dans le voisinage des lèvres vocales ou à la paroi postérieure de la trachée ; laryngite chronique ulcéreuse ; œdème de la glotte ; corps étrangers plus ou moins volumineux; tumeurs laryngiennes; fragments d'aliments enclavés dans l'œsophage; abcès du larynx
àh2 PATHOLOGIE GÉNÉRALE.
OU du pharynx ; exsudais solides. Hystérie. Spasme oesophagien au tiers supérieur. Spasme de la glotte, du diaphragme; croup; faux-croup; laryngite striduleuse.
II. Tumeurs du cou (goitre) et du médiastin comprimant le larynx ; intoxication saturnine ; paralysie du récurrent ou du pneumogastrique (lésion par plaies ou ligatures chirurgicales, compression, distension des troncs, pseudoplasmes, atrophie); asthme thymique; catarrhe suffocant; paralysie du nerf laryngé supérieur (?) ; dentition ; alimentation vicieuse ou entozoaires chez les enfants; froid et brusques variations de température ; vents ; irritation cérébrale, surtout au niveau de l'origine des nerfs pneumogastriques ; irritation de la moelle cervicale ; ramollissement de Fos occipital chez les enfants rachitiques ; épilepsie ; éclampsie, tétanos, rage canine ; chorée ; ostéomalacie ; épiphénomène de la suette miliaire.
Ténesme pharyngien. Déglutition forcée, vide, fréquente, douloureuse.
I. Polypes du pharynx, des fosses nasales ; catarrhe aigu de la bouche ; angine tonsillaire ; tuméfaction de la luette, de l'épiglotte ; abcès rétro-pharyngien.
II. Dyspepsie ; vers dans l'estomac ; luxation de l'os hyoïde.
Tète {Voix de) j pathologique, Voy. fausset.
Timbre, sourd, plein^ creux, dur, mordantj éclatant (220). Retentissement ou suppression des harmoniques, motivé par les caractères et l'arrangement des éléments anatomiques de la bouche, du pharynx et des cavités voisines.
Timbre guttural (431) . Retentissement considérable des sons glottiques dans la cavité pharyngée.
Gonflement des amygdales. Mauvaise disposition, par habitude, de la langue et des muscles pharyngés.
8YMPT0MAT0L0GIE. â48
TniBBE NASAL OU NASILLARD (A80). RésoQnaDce prédo« BiiDante dans les fosses nasales.
L (Nasonnement nasal). Rétrécissement congénital, oblitération des fosses nasales (coryza, rhinorrhée, polypes du nez, corps étrangers); occlusion des narines antérieures.
II. (Nasonnement pharyngien). Paralysie du voile du palais, suite de l'angine diphthéritique ; ulcérations, inflammations du voile ; tuméfaction, redressement de la langue; rétrécissement de l'isthme du gosier par l'hypertrophie des amygdales, des tumeurs, etc. Relâchement du voile par négligence, mauvaise habitude, imitation.
Toux (255,286,395). Expiration explosive, quelquefois répétée par accès (quintes) plus ou moins spasmodiques, avec (toux humide) ou sans (toux sèche) expectoration, précédée d*un sentiment de chatouillement au larynx et accompagnée d*un son glottique, dont l'intensité (307) , la tonalité (288) et le timbre (309) sont très-variables, surtout si les résonnateurs (pharynx, thorax) ont subi des modifications. De là plusieurs espèces de toux.
Suivant l'intensité, la toux est véhémente, énergique ou faible, superficielle (toussaillement).
La tonalité diverse rend la toux grave ou aiguë, sififlante, éteinte, aphone.
Les variations du timbre font que la toux est sourde, voilée, métallique, ronflante, tremblante, déchirée, rauque, aboyante, rude.
On dit que la toux est pleine^ quand elle donne un son grave ou creux ; laryngée^ quand elle est aiguë, stridente ; quinieuse^ lorsqu'il y a des accès fatigants et bruyants ; douloureuse f quand les secousses sont douloureuses ; expec" tarante j quand elle est suivie de l'expulsion de mucosités ; iympathiquet si elle est provoquée par sympathie avec un autre organe, et Ton parle dans ce cas de toux stomacale^
plewéligiie, cardiopathique, vermineitse, dentaire, hépatique, etc. ; la toux est nerveuse, continue ou par accès, lorsqu'elle est due à l' excitabilité du système nerveux ; coiwuhive ou spasmodique, par accès ou quintes, si elle est accompagnée d'un spasme de la glotte. La toux de la coqueluche est appelée loux férine,
I. Irritation du larynx (mucus, pus, sang, corps étrangers, poussières, vapeurs, liquides quelconques, rire, froid); laryngite (toux grave, rauque, aboyante, toux laryngée) ; abcès glandulaires de l'épiglotte ; croup (toux croupale, frétjnente , déctiirante , douloureuse , rauque , sourde et creuse, éteinte (Trousseau), parfois aboyante) ; néoplasmes du larynx, œdème de la glotte (sèche, déchirée, éteinte), périchondi'ite laryngée (toux rauque et aboyante). Pharyngite chronique; angine granuleuse; allongement de la luette; hypereslhésie (hystérique, hypochondriaque), avec ou sans spasme (toux spasmodique) ; coqueluche (toux fériue). Pseudo-croup (rauque, éclatante) ; hystérie.
II. Catarrhe aigu des bronches (toux d'irritation, quinteuse; expectorante); bronchite des enfants (loux laryngée); bronchite chronique, bronchorrhée, résolution de la pneumonie, tubercules ramollis, gangrène (toux expectorante) ; pneumonie et tuberculose au début, catarrhe sec (totLX brève et sèche); pleurésie aiguë (toux sèche) et chronique (loux sèche ou humide); péricardile et lésions chroniques du cœur (toux sèche) ; compression du pneumogastrique par une tumeur, un anévrysnie, de ganglions bronchiques hypertrophiés (toux par accès) ; chatouillement du conduit auditif (par irritation du rameau auriculail-e du pneumogastrique) ; denlilion ; vers intestinaux (toux sèche) ; maladies du foie, de l'utérus, des ovaires, des testicules, froid agissant sur la peau nue, surtout sur le cou ou la poitrine ; congestion ou irritation de la moelle allongée; laryngite sypliilllique {Iouk
ÊTIOLOGIE. A45
rauque, aboyante) , phthisie laryngée ; éructation, vomiturition ; anémie ; chorée.
Traghéusme. Degré le plus élevé de la boule hystérique (voy. ce mot), avec contraction des muscles du cou, gonflement des veines et dysphagie. x
Tremblement, Tremblotement de la voix. Voy. Chevrotement.
Tuméfaction. Voy. Gonflement.
Ulcération. Perte profonde de substance.
Abcès, syphilis, tubercules, cancer, diphthérite.
Voilée {Voix)^ se dit tantôt de la voix enrouée, tantôt du timbre sourd.
Voix. Voy. Aiguës Aphonie^ Brisée^ Chevrotement^ Crij JKsphonie^ Enrouement y Faiblesse j Fausset , Gravité^ Hypo^ phoniet Mussitation^ Mutisme^ Raucité, Roulement^ San^ glots^ Sifflante y Téte^ Tremblement , Tremblotement ^ Voilée. Gomp. aussi les altérations de Isl parole et du timbre.
Vomissement (&62). Expulsion violente par la bouche des matières contenues dans l'estomac. Voy. Nausée.
VoMnuRiTiON. Vomissement (voy. ce mot et Nausée) incomplet.