Le MUSCLE THYRO'ARY-ÉPIGLOTTIQDE (1) (fig. 10, COT
cla, cté) se compose de faisceaux très-plats, qui composent une couche musculaire étalée, pâle, et qui vont, soit du thyroïde, soit du cartilage aryténoïde au repli ary-épiglottique et sur les côtés de l'épiglotte. On peut y distinguer deux couches principales, l'ime qui procède du cartilage aryténoïde et une autre qui provient du cartilage thyroïde.
a, La couche aryténoïdienne (fig. 10, car) part du sommet et de la portion avoisinante du bord latéral du cartilage aryténoïde, au-dessus du point d'insertion du faisceau supérieur du thyro-aryténoïdien externe, et se dirige avec ses fibres horizontalement et un peu obliquement, en avant et en haut, pour se fixer, soit sur la membrane fibreuse, soit sur le ligament ary-épiglottique, soit sur le bord de l'épiglotte, à l'endroit où il devient libre. Quelquefois cette couche prend naissance au bord supérieur du chaton du cricoïde; aussi n'ai-je pas cru devoir la considérer, avec les auteurs, comme continuation du muscle aryténoïdien oblique.
b. La couche thyroïdienne se détache du muscle thyro-
(1) Quelques auteurs comprennent sous ce nom, comme nous Tavons déjà dit (37, 6), uon-seulement les faisceaux que nous allons décrire, mais aussi le muscle aryténoïdien oblique.
MCMBRANE MDQUECSE, glandes, vaisseaux, nerfs. 39
arytéDOîdieD externe, à l'angle rentrant du thyroïde, se dirige en haut et en arrière, et se divise en plusieurs faisceaux, dont le plus fort va sur les côtés de Tépiglotte (fig. 10, de), à la hauteur du bourrelet; d'autres, plus faibles, se dirigent vers Fintérieur du repli ary-épiglottique ou vers le bord externe du cartilage aryténoïde (fig. 10, cta; fig. 11, y; 12, o). Ces couches musculaires sont très-variables par le nombre, . la puissance et la direction des fibres qui les composent. Quelquefois elles manquent complètement ; d'autres fois elles forment un muscle plat qui se fixe au bord latéral de l'épiglotte ou au ligament pharyngo-épiglottique, et se continuent, dans ce cas, avec le muscle palato-pharyngé. En général, les fibres fixées aux cartilages aryténoïdes se continuent où plutôt paraissent se continuer avec les fibres des muscles aryténoïdiens obliques, et celles qui naissent au thyroïde avec les fibres du muscle thyro-aryténoïdien externe. Aussi les auteurs décrivent-ils ces couches comme appartenant tantôt à l'un, tantôt à l'autre de ces muscles; leur force et leur développement déterminent la direction de l'épiglotte.