‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 35 sur 244 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

PRINCIPES d'optique.

74. L'art d'inspecter le larynx et le pharynx repose sur une loi d'optique bien connue : elle établit que lorsqu'un rayon lumineux rencontre une surface plane, par exemple im miroir de verre, il se réfléchit sous un angle égal à l'angle d'incidence, et qu'il est situé avec le rayon incident dans un même plan perpendiculaire a la surface réfléchissante. L'image (A'B'G'D') se forme en abaissant des perpendiculaires (G M) de l'objet (ABGD) à la surface du miroir plan (M) et en les prolongeant d'une quantité égale à ellesmêmes; l'image se trouve de cette manière placée sur le prolongement des rayons incidents. Or, l'œil voyant toujours les objets dans la direction des rayons lumineux qu'il perçoit, verra une image virtuelle derrière le miroir, de même grandeur que l'objet et à une distance égale du uiiroir de l'objet. Cette*image est symétrique de l'objet et non renversée, c'est-à-dire tous les points latéraux conser-

DESCRIPTION DU LARYNGOSCOPE. -^ OPTÎQIK. 8λ

veront leurs distances pai- rapport au plan médian. Le côté droit (D) et le gauche (G) de l'objet, par rapport à l'œil, ne changent pas de position par conséquent dans Timage. Mais si la glace est inclinée sous un angle, pai* exemple de A5 degrés, l'image parait renversée dans la direction antéro-

FiG. 17. — Réflexion des miroirs plans {*).

postérieure. Le point A, le plus rapproché de l'œil, devient le plus éloigné et le plus élevé (A'), tandis que le point B, le plus éloigné,, devient dans l'image (B') le plus rapproché et le plus inférieur, à cause de l'accroissement ou de la diminution des perpendiculaires abaissées sur la glace. On peut facilement se familiariser avec ces apparences, eo examinant Timage d'un petit objet quelconque dans un miroir de toilette incliné sous un angle voulu.

L'image est symétrique, à la condition que le plan médian du miroir coïncide avec celui de l'objet; les perpendiculaires abaissées à la surface du miroir indiquent alors les rapports réels des divers points de l'objet dans l'image. Ces rapports sf>nt troublés dès que la glace est inclinée sur le plan

I') 0. fini; M, miroir; ABGD, objet ()ri<»lte); A'BiîD', iiiinge ; GM,'perpendiculaii-e de l'objet.

go LARYNGOSCOI'IE. — I.ARÏNX.

médian ; il se produit alors une image asymétrique : le plan médian de l'objei est déjeté dans l'image à droite ou à gauche, et les points latéraux n'y conservent plus leurs rapports symétriques avec le plan médian.

75, Les miroirs concaves sont de petits segments d'une spbère creuse, dont le diamètre est appelé ouverture, dont la courbure est déterminée par la longueur du rayon (de courbure) CO, qui va du centre 0 de la sphère au milieu

Fie. 18, — RéOoxîon de» miroirs

de l'arc (ou au centre de figure) 0, et dont la prolongation constitue l'arc principal. Le point le plus éclairé où vont concourir les rayons réfléchis, est le foyer; il donne une image de l'objet, qui pour nous sera toujours la flamme ; la position varie suivant remplacement de la flamme. 11 est important pour nous de connaître exactement cette position, parce que, dans l'éclairage des cavités, on doit diriger précisément le foyer sur les points non éclairés.

Lorsqu'un faisceau parallèle à l'axe principal tombe sur un miroir concave, ce qui suppose le corps éclîùraut placé aune distance infinie, comme le soleU, tous les rayons, après la réflexion, vont se réunir en un m<?me point F situé

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