‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 68 sur 244 · PHYvSfOf/M,lF. — f %RYS · texte numérisé non relu

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mfîTït latéral f 18) autour de leur axe vertical, en vertu duquel TajKrphj.H^^ unmjiWire se porte en dedans et en arrière, l'afiophys^î vfx:ale en dehors et en haut, et les sommets sont inclinés en dehors. Il s'ensuit que le repli inférieur s'éloigne considérablement de celui du côté opposé, e: que le diamètre transversal de Torifice glottique arrive à son maximum.

Kn galvanisant uniquement les filets fournis par les récurrfîfitsaux muscles en question, Longet a vu la dilatation s'opérer, ainsi que nous venons de la décrire.

(les nmscles dilatateurs de la glotte jouent donc un rôle des plus importants dans les inspirations.

fendant la tension exécutée par les crico-thyroïdiens, les nmscles crico-aryténoïdiens postérieurs doivent fixer, conjointemoiit avec d'autres muscles, les cartilages aryténoïdes, in'*s-nif)l)ilcs dans leur capsule. Si les cartilages aryténoïdes n'étaient rendus fixes, la tension ne pourrait s'opérer.

22S. I.es fNtfsr/nsrrico-art/tchioïdieîis latéraux ont été bien étudiés par Albinus (cité par Sappey), qui décrit ainsi leur action : «Ces nnisrles tirent en avant les cartilages aryténoïdes et leur impriment en même temps un mouvement de rolatien r\\ v(Ttu duquel, lorsqu'ils se contractent ensemble, l(vs apepliyses antérieures des deux cartilages se portent Tune V(Ms l'antre, jnscpi^à ce qu'elles soient très-rapprochées ou toni à fn! (ontijjjnës; et, pendant quelles se rapprochent ainsi, h s rarlilages diveri::ent en arrière, d'où il suit que la ivutie anlêrieiire de la glotte, c'est-;Vdire celle qui est au <le\anl des tartilajxes, se rétrécit, puis se ferme complètement, et que la |>ostérienre, coniprivse entre ces deux carti-

lap\<, devient plus étroite en avant par le fait de leur rappixxhen^ent. pins arrondie en arrière et plus courte. >

F-oncet a fait nni>re par ses e\i>éiien<es cette o[^n>on d<Maiss(S\ Kn iraUanisanî uniquement le>n\meau\ du récnrn^nt qui >e retulen: à ce uuiscle. îl a vu les ajx^physes an-

PROPRIÉTÉS VITALES. — MOTILITÊ. 233

térieures aussitôt se rapprocher, la glotte cartilagineuse demeurer ouverte en arrière, et la glotte ligamenteuse se fermer dans toute son étendue (fjg. 87).

FiG. 87. -^ Action des muscles crico-aryténoïdiens latéraux. Coupe horizontale schématique des cartilages du larynx, au niveau de la base des cartilages arytéuoïdes (*).

Le mouvement imprimé au cartilage aryténoïdien par la contraction du crico-aryténoïdien latéral est de Tordre des mouvements latéraux de ce cartilage (18); l'apophyse musculaire se porte en dehors et en avant, les apophyses vocales en dedans et en bas, et les sommets s'inclinent en dedans et en avant. Quelque énergique que soit la contraction du muscle, elle ne pourra jamais amener le contact des faces internes des aryténoïdes, séparées Tune de l'autre par toute l'épaisseur de la portion supérieure de l'articulation crico-aryténoïdienne.

Ce muscle est, comme l'indiquent au surplus les attaches, antagoniste du crico-aryténoïdien postérieur. L'un et l'autre veulent faire exécuter au cartilage aryténoïde un mouveuient

I*) Ix»« liprncs pf>nrtiu'0<» indiqiiont la noiivello position prise par les rarlila(»os aryténoïtios et par \e* replis inférieurs, par Vartion des iiiusrh's dans le sens de la firclie.

latéral ; maia tandis que le deniier élargit l'orifice glottique, ie premier le rétrécit, toutefois saiis déterminer une tension des replis inférieurs. Ceux-ci sont entraînés pa.ssivemem, à l'état de relàcbement, par les apophyses vocales.

La dénomination de constricteur de la glotte, donnée à ce muscle et à ceux qui agissent dans le même sens (231), n'est donc pas exacte, parce qu'il n'y a pas constriction des replis inférieurs, mais seulement rétrécissement de l'orifice par rapprochement des replis.

229. Les muscles arytènoîdiens peuvent déterminer, par leur action, l'occlusion complète de l'orifice intercarlilagineux. Mettant à découvert, sur des larynx de bœufs, de chevaux ou de chiens récemment tués, les filets du nerf laryngé inférieur qui vont au muscle aryténoïdien, puis en les unissant et les croisant sur la ligne médiaue, de manière à faire passer un courant électrique dans les filets de chaque côté, Longet a vu les cartilages aryténoïdes se rapprocher avec force.

On a contesté l'exactitude de ce fait en faisant observer que ces cartilages ne peuvent faire de grands mouvements latéraus, et que, fixés par leur articulation, ils sont si éloignés l'un de l'autre à leur base, que les parties inférieures de leur face interne ne peuvent jamais arriver directement au contact et qu'ils ne peuvent se toucher que par leurs sommets.

Cependant j'ai vu, dans l'émission de la voix dite de tète, l'orifice inlercartilagineus complètement fermé; le fait de l'occlusion existe donc, e les expériences physiologiques démontrent qu'il est dû A action des arytènoîdiens. Voilà l'explication que je puis donne du mécanisme qui préiiide aux mouvements des cartilages aryténoïdes, et qui amène tantôt seulement ie contact des sommets, tantôt celui des faces internes mêmes.

Les mouvements que l'on constate aux cartilages arylé-

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DOîdes sont de deux sortes : les uns sont passifs, les autres abtifs. Les premiers ne sont que l'effet du déplacement du cricoîde par la contraction du crico-tfayroïdien ; les mouvements actifs s'opèrent par la contraction des muscles intrinsèques. Ils sont, comme nous l'avons déjà exposé (18), de deux sortes : l'un latéral et l'autre médian ; nous ajouterons quelques détails aux explications données.

Le mouvement latéral s'opère autour de l'axe vertical de l'aryténoïde ; c'est une espèce de mouvement de bascule ou mouvement de sonnette qui élargit ou rétrécit l'orifice interligamenteux. A l'état de repos, pendant la respiration et, comme nous le verrons plus tard, dans l'émission de certains sons, le cartilage se trouve à la portion inférieure de la face articulaire déclive du cricoîde, sur laquelle il est placé à cheval. Il y est entraîné par son propre poids et par celui des muscles y attachés. Les mouvements latéraux exécutés dans cette position autour de Taxe vertical (fig. 87) ne peuvent amener, quelque exagérés qu'ils soient, que le contact des apophyses vocales.

Mais-les rapports des deux cartilages changent, s'ils sont placés à la portion supérieure de la face articulaire ; l'accolement mutuel des faces internes est alors facile, et tout l'orifice intercartilagineux disparaît (fig. 88). Ce déplacement, que nous avons appelé mouvement médian^ parce qu'il fait cheminer les cartilages vers la ligne médiane, est opéré par la contraction des muscles aryténoïdiens ; il est favorisé par

l'action^combinée des fibres transverses et des obliques qui font monter le cartilage sur la face oblique de l'articulation, en le portant de bas en haut, d'avant en arrière, de dehors en dedans, et en tirant en bas et en arrière les cartilages corniculés accolés qui surmontent les sommets des aryténoïdes.

L'anatomie et la physiologie s'accordent doncparfaitement dans l'explication du mécanisme qui opère l'occlusion de

rorifice intercartilagineiix. Ces remarques nous dispensent de réfuter les opinions contradictoires des auteurs qui ont

FiG, 88. — Aclion des muscles aryténoïdiens. Mouvement médian

des cartilages aryténoïdes (*).

étudié raction des muscles aryténoïdiens, sans tenir compte de la place occupée par les cartilages aryténoïdes sur la face articulaire.

230. Le muscle thyro-aryténoïdien interne, en se contractant, donne de la rigidité aux replis inférieurs, dont l'épaisseur augmente nécessairement par le gonflement du muscle. Longeta vu cet effet se produire par la galvanisation.

C'est la contraction de ce muscle qui fait que le repli inférieur, mou et lâche pendant la respiration, se transforme pendant l'émission de la voix en véritable anche (218), dont la rigidité est proportionnelle à la tonalité. On pourrait donc dire que ce muscle est le muscle d'accommodation de la voix.

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