‹ Traité pratique des maladies du système nerveux (volume 2)Chapitre 96 sur 123 · MANIFESTATIONS NERVEUSES · texte numérisé non relu

MANIFESTATIONS NERVEUSES

qu'en dernière analyse, immédiatemenl on mcdialenient, les névroses doivent se rattacher toujours à un étal général constitutionnel, à une maladie vraie.

Nous disons : doivent se rattacher, parce que la démonstration clinique n'est pas encore entièrement faite. D'abord elle est dii'ficile dans les cas courants; puis l'attention n'est pas toujours suffisamment dirigée de ce côté. Mais nous avons dit déjà que cette doctrine était la conviction des grands médecins à clientèle civile, comme le professeur Combal, Teissier (de Lyon), Guéneau de Mussy, Péter, Potain, Bouchard, etc., parce que là on connaît les maladies de famille et les vrais antécédents complets des sujets.

Peu à peu, par l'accumulation des faits et leur analyse soignée, cette étude et cette démonstration se compléteront, nous en sommes convaincus.

Donc, en définitive, toutes les maladies du système nerveux étudiées sont sous la dépendance d'un état général : les lésions anatomiques directement, les lésions fonctionnelles mcdiatement, par l'intermédiaire d'un élatanatomique moléculaire probable, qui ne nous échappera peutêtre pas toujours.

Dès lors, nous avons étudié jusqu'à présent les lésions et les symptômes dans les maladies du système nerveux; nous n'avons pas étudié les vraies maladies de cet appareil, nous en avons fait Vanatomie et la physiologie, la séméiologie, mais non la nosologie.

Reste donc à faire cette nosologie. — 11 faut, pour cela, prendre les grandes maladies aiguës ou chroniques: les diathèses, les maladies infectieuses (dont le rôle paraît aujourd'hui si important), les intoxications, etc., et montrer ce qu'elles produisent en se localisant sur le système nerveux, montrer comment elles réalisent précisément les tlivers actes morbides, fonctionnels ou anatomiques, que nous avons déjà passés en revue.

Cette étude est très importante, mais elle est très difficile.

Elle est très importante, d'abord parce qu'elle fixe la doctrine que nous avons exposée, et puis parce qu'elle synthétise l'étude du système nerveux et représente bien mieux le problème clinique. Certes il est capital de savoir distinguer la lésion des cordons latéraux et celle des cordons postérieurs, l'altération du lobe cérébral antérieur et celle du lobe postérieur, la paralysie agitante et la sclérose en plaques, etc., comme nous avons cherché à l'indiquer ; mais il est bien plus important de distinguer le groupe syphilitique, le groupe rhumatismal, le groupe infectieux et les autres, chacun de ces groupes fût-il complexe et composé d'une série de localisations diverses. C'est là la vraie étude clinique et thérapeutique.

En même temps, nos descri|)tions précédentes nous ont habitués à une séparation nécessaire pour l'exposition, mais qui n'est pas réalisée au lit du malade. Les groupes (jue nous formerons dans cette dernière

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