CHAPITRE IV
LÉSIONS CORTICALES2.
( Circonvolutions et Centre ovale.)
A. Centres moteurs. -Nous venons d’étudier deux régions du cer-
Iuanninie °“ Pf COIUme aujourd’hui bien connues
au point de vue des localisations cérébrales, et dont il paraît assez facile
de reconnaître cliniquement les lésions : la capsule interne et la troisième circonvolution frontale gauche. Nous avons à étudier maintenant
cor tfcal^dans °saV totalité ^ ^ ^ ^ * SU^ce ^ise
,s8a -* noirc pambj“c'
Bi»o» dans la Berne ~ cl I'"rt'cl« l>'us récenl de
da"s r™
Landouzy; Des convulsions fronto-par létales, etc., etc RcvueïSS8ÏSrTnlS ljiljliooraPlli(Iucs plus étendus dans toutes les les maladies cérébrales 3» éd ^80 î ^ U'aVai' BUr 1US Localisat™ns dans
(Arc/i. de Neurol., Z) cl dans I 1 T mémoire de Soury
localisations céréirdl f lrad. ^«^.89.) “ * <"
MALADIES DE L'ENOÉPHALE.
Jusque dans ces derniers temps on avait admis, à la suite des travaux de Flourens, et certains physiologistes l’admettent encoreaujourd’hui', que la substance grise des circonvolutions est inexcitable par les moyens physiologiques connus, et que les altérai ions de ces régions ne se manifestent par aucun signe spécial et propre. C’est l’opinion que vous trouverez émise par Longet et Vulpian dans leurs h\ios classiques sui la physiologie du système nerveux. Aussi ces auteurs repoussaient-ils toute idée de localisation clinique pour ces régions cérébrales.
Toutes les fois qu’une lésion éminemment corticale, comme certaines méningites, produisait des convulsions ou des paralysies, on voyait là une action à distance exercée sur les ganglions de la base, sur le corps strié notamment, qui était le centre des mouvements
Aujourd’hui, on tend au contraire à trouver une symptomatologie spéciale pour les lésions de l’écorce grise, et à distinguer, même au point de vue clinique, les diverses régions de cette écorce.
Tandis que, pour la capsule interne et la troisième circonvolution frontale, c’est la clinique qui a précédé la physiologie et mis sur la voie de la démonstration de la fonction; ici, au contraire, c’est la physiologie expérimentale qui a commencé, et la clinique s’efforce aujourd hui de contrôler. Seulement, vous remarquerez bientôt que les laits physiologiques sont encore vivement contestés, et que, de l’aveu de tous, c’est°la clinique qui doit définitivement résoudre cet important et
difficile problème. .
En variant les excitants, en employant des courants électriques 1res
faibles, des physiologistes, en tête desquels il faut placer Hitzig en Allemagne et Ferrier en Angleterre, ont démontré que la substance grise corticale est excitable, et qu’il y a dans cette écorce divers centres pour différents mouvements. Les cliniciens, Charcot et ses elè\esce a Salpêtrière au premier rang, ont ensuite vérifié ces résultats en accumulant les faits soigneusement observés.
C’est là, en effet, ce qu’il faut: des observations bien prises. La question est encore à l’étude, et pour longtemps. Chacun peut être appe c à apporter un document important à la solution du problème : il laut savoir bien prendre l’observation. Il faut pour cela, d’une part, faire une analyse très soignée delà forme symptomatique observée pendant la vie, et donner ensuite une description topographique très exacte du siè^e de la lésion trouvée à l’autopsie. — Toute la méthode anatomoclinique est là ; méthode pleine de promesses et qui ne peut mener qu a
de grands et solides résultats. ,
Ce qui a longtemps retardé ce genre d’étude, c est 1 absence e
• Voir notamment le très récent travail de Du ru y dans le Brain, 1892, n" 58, pag. 100
* Voy à ce sujet la Thèse, du rcslc remarquable, de Rendu sur les paralysie liées à la méningite tuberculeuse, et comparez-la à celle, citée plus haut, Landouzy sur un sujet analogue.
LÉSIONS CORTICALES.
nomenclature nette, de topographie exacte du cerveau. Nous avons déjà donné quelques détails sur la capsule interne et les parties avoisinantes. Nous sommes obligés maintenant d’insister sur la topographie des circonvolutions. Ces connaissances sont actuellement indispensables à lout médecin. Chacun devrait avoir entre les mains des schémas des circonvolutions cérébrales, des cartes de la géographie cérébrale, sur lesquelles il pourrait inscrire et représenter exactement le siège des lésions trouvées dans chaque autopsie '. Oue de faits improductifs qui pourraient ainsi acquérir une grande importance !
g I. — Anatomie. I. Il est donc indispensable de commencer par une description sommaire des circonvolutions cérébrales- . Nous ne parlerons pas de lout et ne nommerons pas tous les plis de passage. Nous voulons donner simplement les grands points de repère indispensables aujourd’hui au médecin.
On trouve facilement sur la face externe convexe d’un cerveau (Voy. fig. 1 5) la scissure de Sylvius (i) et la scissure de Rolanclo (2). Tout ce qui est en avant de la scissure de Rolando est le lobe frontal.
Ce lobe comprend quatre circonvolutions principales : la frontale ascendante (7), parallèle à la scissure de Rolando et qui forme la lèvre antérieure de celle scissure ; plus en avant, trois circonvolutions superposées et parallèles à la scissure de Sylvius, que l’on désigne, en les numérotant de haut en bas : iro (/j), 20 (5), 3° j6) circonvolutions frontales.
Le lobe pariétal est limité en avant parla scissure de Rolando, qui le sépare du lobe frontal, et en bas par la scissure de Sylvius, qui le sépare du lobe temporal. La limite postérieure est plus difficile à trouver. C’est la scissure occipito-pariétale ou perpendiculaire externe. Vous en voyez le commencement ^3) ; elle est réduite à une encoche, à cause des plis de passage qui la recouvrent. Mais elle est très nette chez le singe et dans quelques cerveaux anormaux (Rroca). Pour la trouver chez
1 Nous nous servons toujours, pour inscrire les lésions trouvées aux autopsies, de schémas reproduisant les circonvolutions (face externe et face interne) et les coupes de Pitres, suivant les fig. i5 et 16, et la PI. VIII. — Il faut y joindre aussi les laces supérieure et inférieure du cerveau, etla coupe Je Flechsig(Pl.VI,fig. 1, 2ct3).
2 Consulter, pour l’étude complète de ce point:
S. Pozzi, art. Circonvolutions cérébrales in Dict. encyclop. — On trouvera leproduites dans cet article de bonnes figures du manuel d’EciiER (1869). Gromier; Thèse de Paris, 1874.
Charcot; Progr. mécl., 1875, 18 et 21.
Gauville cl Pu RE T ; Arc/i. de Physiol., 1875.
R..xdu et Gombaui.t; Revue générale, in Rev. des Sc. médic., VII, 328. Kkraval; Nomenclature et synonymie des circonvolutions (Arch. de Neurol.,
1884, VIII, 181 ct3n).
Brissaud; Anatomie du cerveau de l’homme. Texte et atlas, )8fj3.
230 MALADIES DE L’ENCÉPIIALE.
l’homme, on cherche à la face interne la scissure perpendiculaire interne, que l’on découvre toujours facilement, et on la prolonge par la
Fig. 15. — Face externe de l’hémisphère gauche (d’après Testut).
î. Scissure de Sylvius, avec i' sa branche ascendante et P' sa branche horizontale.— 2. Scissure de Rolando.— 3. Scissure perpendiculaire externe.- Première frontale. — 5. Deuxième frontale. — 6. Troisième frontale, avec 6' son pied et 6'' le cap. — 7. Circonvolution frontale ascendante. — 8. Circonvolution pariétale ascendante.— 9. Pariétale supérieure.— 10. Pariétale inférieure ou lobule du pli courbe.— u. Pli courbe. — 12. Première temporale. — i3. Deuxième temporale.— 14. Troisième temporale. - i5. Première occipitale.— 16. Deuxième occipitale.— 17. Troisième occipitale. — 18. Lobe orbitaire.
pensée sur la face convexe; on a ainsi la limite postérieure idéale du lobe pariétal.
Le lobe pariétal est formé de deux étages superposés, séparés par la scissure interpariétale.
En avant de cette scissure est la circonvolution pariétale ascendante (8), parallèle à la frontale ascendante et qui forme la lèvre postérieure du sillon de Rolando. La partie qui est au-dessus de la scissure interpariétale s’appelle lobule pariétal supérieur ou lobule du pli pariétal (9). La partie au-dessous forme le lobule du pli courbe cl le pli courbe , sur lesquels nous allons revenir.
Le lobule temporal est formé de trois circonvolutions à peu près parallèles (12, i3, i4),que l’on désigne en les numérotant.
Entre la première et la seconde circonvolution temporale est la scissure parallèle. L’extrémité supérieure de celle scissure est séparée de la scissure interpariélale par le pli courbe (1 1) qui coiffe le fond et a une
LÉSIONS CORTICALES.
partie ascendante et une partie descendante. Toute la masse compiise entre la scissure de Sylvius, la scissure interpariétale et la scissure parallèle est le lobule du pli courbe (10).
«Le lobule pariétal inférieur, dit Féré est subdivisé en deux parties : l’une postérieure, à cheval sur l’extrémité de la scissure parallèle, constitue le pli courbe, et l’autre antérieure, à cheval sur l’extrémité de la scissure de Sylvius, constitue le lobule du pli courbe ».
Fig. 16. — Face interne de l’hémisphère gauche (d’après Testut).
(Les deux hémisphères ont été séparés l’un de l’autre par une section vertico
médiane).
1. Corps calleux, avec T. son bourrelet, î". son genou, . son bec. — a Coupe du trigone. — 3. Septum lucidum. — 4- Couche optique. — 5. Coupe de la commissure grise. — 6. Plexus choroïdes des ventricules latéraux. — 7. Glande pinéale et ses pédoncules. — 8. Commissure blanche postérieure. — g. Aqueduc de Sylvius. — 10. Coupe de la protubérance. — 11. Tubercule mamillalre. — 12. Tuber cinereum. — i3. Corps pituitaire. — i4- Tige pituitaire. — i5. Nerf optique. — 16. Coupe de la commissure blanche antérieure. — 17. Trou de Monro. — 18. Circonvolution du corps calleux, 18'. sa continuation avec la circonvolution de I hippocampe . 19. Sinus du corps calleux. — 20. Circonvolution frontale interne,
20. lobule paracentral. — 21 . Terminaison en cncocbedela scissure de Rolando. 22. Lobule quadrilatère ou avant-coin. — 23. Coin. — 24. Lobe temporo-occipital.
Nous en arrivons à la face interne^ fig. 16). D’abord une grande circonvolution (18) forme loul l’élage inférieur: c’est la circonvolution du corps calleux. Au-dessus est la scissure calloso-marginale. Au-dessus de celle scissure, on trouve d’avant en arrière: i° la face interne de
1*éré; Anatomie médicale du système nerveux, 2 “ édit., 1891.
MALADIES DE L’ENCÉPHALE
EXPLICATION DE LA PLANCHE VI (d’après Testut).
Fig. 1. — Cerveau, vu par sa face supérieure oucon exe. — 1. Extrémité antérieure de la scissure interhémisphérique. — P. Son extrémité postérieure.— 2,2. Bord supérieur des hémisphères. — 3. Corps calleux. — 4> 4- Extrémité antérieure ou frontale des hémisphères — 5, 5. Leur extrémité postérieure ou occipitale. — G. Scissure de Rolando. — 7. Scissure de Sylvius. — 8. Scissure perpendiculaire externe. — g. Sillon inlerpariétal.— 10,11, 12. Première, deuxième, troisième circonvolutions frontales. — i3. Frontale ascendante. — i4- Pariétale ascendante. — i5. Pariétale inférieure. — 16. Pariétale supérieure. — 17. Circonvolutions occipitales.
Fig. 2. — Face inférieure du cerveau. — Le cervelet et la protubérance ont été enlevés par une coupe portant sur la partie postérieure des pédoncules cérébraux. — 1. Extrémité antérieure, et 2. Extrémité postérieure de la scissure interhémisphérique. — 3. Scissure de Sylvius. — 4. Genou du corps calleux. — 5. Bandelette olfactive et ses deux racines blanches. — G. Chiasma des nerfs optiques. — 7. Nerfs optiques. — 8. Bandelette optique. — 9. Espace perforé antérieur. — 10. Tuber cincrcum et tige pituitaire. — 11. Tubercules mamillaires. — 12. Espace perforé postérieur. — i3. Coupe des pédoncules cérébraux et de l’aqueduc de Sylvius. — 14. Tubercules quadrijumeaux postérieurs. — i5. Corps genouillés de la couche optique. — 1G. Bourrelet du corps calleux, contourné par le fasciola cinerea. — 17. Portion latérale, et 18. Portion moyenne de la fente cérébrale de Bicliat. — 19. Lobe orbitaire et scs circonvolutions. — 20. Lobe lemporo-occipital et ses circonvolutions.
Fig. 3. — Coupe horizontale de Flechsig (hémisphère gauche). — 1. Segment antérieur de la capsule interne. — 2. Son segment postérieur. — 3. Son genou.
4. Noyau lenticulaire. — 5, 5. Noyau caudé. — G. Couche optique. — 7. Prolongement antérieur du ventricule latéral. — 8. Son prolongement postérieur ou occipital. — 9. Septum lucidum et sa cavité centrale. — 10. Piliers antérieurs, et io'. Pilier postérieur du trigone. — 11. Corps calleux. — 12. Avant-mur. i3. Capsule externe. — i4- Lobe de l’insula. — i5. Scissure de Sylvius.
Fig. 4. — Protubérance ,et bulbe rachidien , vus par leur face antéro-inférieure.
1. Sillon médian antérieur du bulbe, avec 1'. entrecroisement des pyramides, 1". trou borgne. — 2. Pyramide antérieure. — 3. Olive. — 4- Sillon préolivaire.
5. Fossette sus-olivaire et fossette latérale. — G. Faisceau latéral, avec G. Corps cendré de Rolando. — 7. Protubérance annulaire. — 8. Pédoncules cérébelleux moyens. — 9. Pédoncules cérébraux. — 10. Bandelettes optiques et corps genouillés. — 11. Espace intcrpédonculaire. — 12. Tronc basilaire. — i3 Cervelet.
III. Moteur oculaire commun. — IV. Pathétique. V. Trijumeau. — VI. Moteur oculaire externe. — VIL Facial. — VII a. Intermédiaire de Wrisberg. \1II. Auditif. — IX. Glosso-pharyngicn. — X. Pncumo-gaslrique. — XI Spinal.— XII. Hypoglosse — Ci . Première paire cervicale.
Fig. 5.— Coupe transversale des pédoncules cérébraux, immédiatement en avant de la protubérance. — a, étage inférieur des pédoncules; b. étage moyen ; e, étage supérieur. — 1 . Substance noire ou locus niger de Sœmmcring , 2, tubeicules quadrijumeaux (lestes); 3, aqueduc de Syivius.
la première circonvolution frontale (20);- 2° le lobule paracentral (20'j,
qui esl la continuation, à la face interne, des deux circonvolutions
LÉSIONS CORTICALES. 233
frontale et pariétale ascendantes, que ne sépare plus le sillon de Rolando. Ce lobule paracentral présente souvent un sillon transversal , 3 la fin
de la scissure calloso-marginale ; — 4° le lobule quadrilatère (22) ou avant-coin, qui correspond au lobe pariétal externe, moins la pariétale ascendante 5° la scissure perpendiculaire interne ou pariéto-occipilale ; — 6° le lobule cunéiforme ou coin (23), — 70 la scissure calcarine-,
8° le lobule occipital (24).
On complétera celte étude des circonvolutions à la face externe et à la face interne de l’hémisphère par la description des faces supérieure et inférieure (fig. 1 et 2 de la pl. YI).
A la face supérieure, nous retrouvons les plis et les scissures que nous avons déjà décrits à la face externe (fig. i5) et, en plus, l’extrémité des trois circonvolutions occipitales (17).
A la face inférieure, nous avons d’avant en arrière : x° les circonvolutions orbitaires (19), avec le gyrus reclus en dedans ; — 20 la scissure de Sylvius (3) ; — 3° les deuxième et troisième temporales en dehors, séparées par la première scissure tcmporo-occipitale de la première circonvolution tcmporo-occipitale ou lobule fusiforme, laquelle est elle-même séparée par la deuxième scissure temporo-occipitale de la deuxième circonvolution tcmporo-occipitale ou lobule lingual.
II. Circulation des circonvolutions. — En parlant, plus haut, de la circulation cérébrale (art. II, chap. 1, pag. 36), nous avons réservé la description de la distribution des artères corticales. C’est un point que nous devons aborder maintenant.
Les artères des circonvolutions viennent de trois sources : la cérébrale antérieure, la sylvienne ou cérébrale moyenne, et la cérébrale postérieure. Voici la distribution générale de ces artères (Pl. VII) :
A. Cérébrale antérieure. — Cette artère donne d’abord des branches pour les deux tiers internes de la face inférieure du lobe frontal : ce sont les artères frontales interne et inférieure. Elle donne ensuite trois branches :
i° h' artère frontale interne et antérieure vascularisé, à la face externe, les première et deuxième circonvolutions frontales, et, à la face interne, la partie antérieure de la première circonvolution frontale.
20 L’artère frontale interne et moyenne vascularisé la circonvolution du corps calleux et l’étage au-dessus, en arrière de l’artère précédente, jusqu’au lobe quadrilatère.
3° L’artère frontale interne et postérieure vascularisé le lobe quadrilatère ou avant-coin, et va jusqu’à la scissure occipito-pariétale.
En résumé, cette artère vascularisé : 1. Les deux tiers internes de la face inférieure, toute la face interne et les deux circonvolutions supérieures de la lace externe du lobe frontal (c’est-à-dire tout le lobe frontal,
MALADIES DE L’ENCÉPHALE
sauf la troisième frontale et la frontale ascendante) ; 2. Toute la face interne du lobule pariétal ; 3. La circonvolution du corps calleux.
B. L’artère sylvienne fournit quatre branches :
1. L’artère frontale externe et inférieure vascularisé toute l’épaisseur de la troisième frontale (face inférieure et face externe! et les deux premières pyramides antérieures de l’insula : c’est Y artère de l'aphasie.
2. L’artère pariétale antérieure vascularisé la frontale ascendante, l’extrémité postérieure de la deuxième frontale et les deux pyramides médianes de l’insula.
3. L’artère pariétale postérieure vascularisé la pariétale ascendante et le lobule pariétal supérieur (tout ce qui est au-dessus de la scissure inter-pariétale).
L’artère pariéto-sphénoïdale vascularisé le reste du lobe pariétal (ce qui est au-dessus de la scissure interpariétale) et la première temporale (en d’autres termes, le lobule du pli courbe, le pli courbe et la première temporale, c’est-à-dire tout ce qui entoure le fond de la scissure de Sylvius).
EXPLICATION DE LA PLANCHE VII (d’après Testut).
Fie. 1 — Face interne de l’hémisphère gauche, avec indication de ses trois territoires artériels. — 1, territoire de la cérébrale antérieure (en bleu); 2, territoire de la sylvienne (en rouge) ; 3, territoire de la cérébrale postérieure (en
jaune). .
Fig. 2.— Face externe de l'hémisphère gauche. — Mêmes divisions que précédemment.
Figa 3. — Face inférieure du cerveau. — Mêmes divisions que plus haut.
En résumé, cette artère complète la vascularisation du lobe frontal en se distribuant à la troisième frontale et à la frontale ascendante. Elle vascularisé ensuite toute la face externe du lobe pariétal et la première temporale.
Ce qu’il y a de reiffarquable, c’est que tous les centres moteurs dont nous parlerons tout à l’heure se trouvent précisément dans le territoire de l’artère sylvienne', qui est, à proprement parler, V artère des centres moteurs corticaux -.
■ Il faut cependant excepter le lobule paracentral, que Charcot a démontré faire partie de la région motrice, et qui est vascularisé par la cérébrale anterieure e
non par la sylvienne. .
3 Duret avait admis une indépendance très complète de chaque terntoir culairejCADiAT au contraire, dit Decaisne (Thèse de Paris, 187g), ne partage pas cette opinion exclusive, cl admet des anastomoses plus larges que cc*lcs 1 par Duret. On admet cependant encore d’une manière générale, avec Ferrier {De fa localisai, des mal. cérébr., trad., de Varigny, Paris .868, 62) que - la ^-pojgou anatomique de ces vaisseaux est telle, d’après les recherches .le Duret eide Hcubner, que les artères des ganglions de la base peuvent demeurer perméab es alors que les artères corticales sont obstruées par des embolies. 11 en resuite qu
Fig- 3.