EXPLICATION DE LA PLANCHE XIII
Fig. 1.— Encéphalite scléreuse ou proliférative. Section verticale de l’hémi sphère droit du cerveau à la partie externe du ventricule latéral. — r, foyer d’altération sous forme d'une large plaque indurée, avec points plus mous, de teinte café au lait. Une zone de tissu sain sépare cette plaque de la substance grise des circonvolutions.
Fig. 2. — Dessin microscopique de la substance cérébrale altérée. — e, trame flbrillaire, corps granuleux et granulations graisseuses isolées ; t, débris de tube nerveux; a, artériole dont la gaine externe est remplie de granules graisseux; b, cellules fusiformes ou étoilées provenant du même centre d’alteration.
pj„ 3 Ramollissement ancien du cerveau d apparence kystique, par suite de
la résorption d’une portion de la substance nerveuse. Section horizontale du cerveau au niveau des ventricules latéraux. — L’hémisphère gauche est d un tiers environ moins volumineux que celui du côté opposé. Le corps strié (/t) et une partie de la couche optique gauche ont disparu. Il ne reste à leur place qu une toile membraneuse, au dessous de laquelle se trouve un vide comble par une faible quantité de sérosité disséminée dans les mailles d’un tissu aréolaire ; d, foyer de ramollissement au sein de la corne postérieure.
il la considère comme l’homologue supérieur, Strümpell a proposé, pour l’affection qui nous occupe, le nom de poliencéphalite supérieure .
Nousnesaurions accepter une pareille dénomination, adoptée par Ranke,
Richter2 Goldflam8 et un certain nombre d’auteurs allemands, parce quelle consacre une erreur anatomique : la substance grise de l’écorce cérébrale n’est pas seule atteinte, nous le verrons dans un instant, et les faisceaux blancs sous-jacents y participent. Le terme de paralysie spasmodique cérébrale infantile , qui exprime tout simplement un fait clinique sans rien préjuger de sa nature, nous parait préférable.
Il ne faudrait pas croire, toutefois, que l’hémiplégie spasmodique de l’enfance relève exclusivement de la sclérose cérébrale; dans bon nombre de cas ce syndrome se trouve sous la dépendance d une hémorrhagie cérébrale, d’un ramollissement, d’une thrombose des sinus, de la porencéphalie, ou encore d’une méningo-encéphahte chronique. Toutes ces lésions ont été observées chez l’enfant comme chez 1 adulte, bien qu’avec une moindre fréquence; mais la sclérose cérébrale comme la poliomyélite, l'épilepsie vraie, la maladie de Fnedreich, offre
' Strümpell ; Jahrb. f. Kinderheille.,XXU, 1884. f
Il ne faut pas confondre la poliencéphalite supérieure de Strümpell avec a fection de même nom décrite par AVermcke ; celle dernière est une maladie a évolution promptement mortelle, dont le substratum anatomique réside dans u llsion des noyaux qui président à l’innervation des muscles des yeux. Au po ni 1 vue rlinioue elle consiste dans une ophtalmoplégie complète, sou\entaccoi
1= «marche est clnmceleute, le» troubles psycb.qucs
"""h 11 111]; Polîencephalitis infantilie. Thèse de lîcrliu, iSdûi : E lliu-PouZérkaUU Lpérieure et poliomyélite antérieure ! Arek.
de Neur., it><j2, n° 70, pag. 81.
Coulet, Edileiu: