VI PREFACE
La Deuxième 'partie, renfermant la description individuelle de chaque forme d'aliénation ;
Enfin la Troisième partie , où est étudiée la médecine légale des aliénés et la législation qui les concerne.
La science a fait de tels progrès depuis vingt-cinq ou trente ans, que malgré mon ferme propos de demeurer classique, le moule des anciens traités, qui, comme celui de Marcé (1), par exemple, ont été jusqu'en ces derniers temps si appréciés du public médical, ne pouvait me servir tel quel. Ne voulant pas le briser, car l'ère des solutions radicales ne me paraît pas arrivée, je me suis contenté de le modifier dans quelques-unes de ses parties. Aux formes cliniques anciennement admises et encore debout, j'ai ajouté une forme nouvelle : le délire systématisé h évolution progressive, jadis confondu avec les monomanies , ^entrevu par Morel, décrit partiellement par Lasègue sous le nom de délire de persécution, et définitivement admis sous des noms divers par les spécialistes actuels dont le nom fait autorité. J'ai remplacé les inonomanies encore décrites par Marcé en 1862, mais déjà reniées par ses contemporains, par la folie héréditaire qui, à de simples entités psychologiques éparses et sans base clinique, substitue la notion d'une affection permanente des centres nerveux, à manifestations variables, il est vrai, selon le sujet et le moment, mais rattachées les unes aux autres par le lien continu de la dégénérescence.
Pour introduire dans la classification des maladies mentales ces innovations d'ailleurs acceptées
(1) Marcé, Traité pratique des tnaladies me7itales ; P&ris, \9C)2.