DIVISIONS
OU sur une série d'objets circonscrits ; les malades partent d'un principe faux dont ils suivent sans dévier les raisonnei ments logiques, et dont ils tirent des conséquences légitimes I qui modifient leurs aiïections et les actes de leur volonté; ) hors de ce délire partiel, ils sentent, raisonnent, agissent j comme tout le monde. 2" Dans la monomanie raisonnante i ou affective, les monomaniaques ne déraisonnent pas, mais leurs affections, leur caractère sont pervertis ; par des motifs
(plausibles, par des explications très bien raisonnées, ils justifient l'état actuel de leurs sentiments et excusent la bizarrerie, l'inconvenance de leur conduite ; c'est ce que les auteurs ont appelé manie raisonnante; c'est, dit Esquirol, ce que je voudrais appeler monomanie affective. 3° Dans la ^ monomanie instinctive onmoiiomanie sans délire, la volonté J est lésée ; le malade, hors des voies ordinaires, est entraîné I à des actes que la raison ou le sentiment ne détermine pas, I que la conscience réprouve, que la volonté n'a plus la force I de réprimer; les actions sont involontaires, instinctives, I irrésistibles.
I On admet généralement que quelques modifications doi- I vent être apportées à cette classification d'Esquirol. C'est I ainsi que la manie raisonnante ou monomanie affective est I plus volontiers décrite sous le nom d'excitation maniaque et I rattachée à l'histoire de la manie. Quant à la monomanie I intellectuelle, on la divise en monomanie intellectuelle pro- I prement dite et monomanie sensoriale, selon qu'eUe est I constituée par des conceptions délirantes ou par des hallucina- I lions. Ainsi : 1° monomanies intellectuelles ; 2° monomanies I sensoriales; 3° monomanies instinctives, telles sont les trois I variétés que nous admettons et que nous allons décrire. I En séparant aussi nettement les monomanies intelleo- I tuelles des monomanies sensoriales, il ne faut pas se dissimu- I 1er qu'on accepte une distinction un peu artificielle. La plu- I part (les délires partiels finissent en effet par se compliquer
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d'hallucinations, eiriiailucination, même primitive, entraîne presque nécessairement avec elle toute une série d'idées délirantes; toutefois ces deux Cormes peuvent exister à l'état simple, et d'ailleurs les hallucinations se traduisant par des symptômes spéciaux, il est plus pratique, une fois ces réserves faites, de consacrera chacune d'elles une description isolée, tout en les étudiant ensemble au point de vue du diagnostic et du traitement.