‹ Traite pratique des maladies mentalesChapitre 77 sur 172 · NÔ-RESTRAINT · texte numérisé non relu

NÔ-RESTRAINT

affirme qu'on est toujours parvenu de c.ette façon à calmer les aliénés les plus redoutables, que la méthode est plus humaine, qu'elle donne des guérisons plus durables, qu'elle fie dégrade pas le malade à ses propres yeux, qu'elle est facile à appliquer, et exige seulement une proportion un peu )lus considérable de gens de service.

Bien des objections se sont élevées, en Angleterre même, contre le no-restraint pratiqué d'une manière aussi absolue. 3n a dit que l'usage modéré et temporaire de la contrainte nécanique causait moins d'irritation à l'aliéné qu'une lutte îorps à corps engagée avec lui ; que dans les cas de penchant iriolent au suicide ou d'impulsions malfaisantes, cette con- ;rainte, bien plus sûrement que toute surveillance, l'empêîhait d'être nuisible à lui-même et aux autres ; enfin que le uaniaque agité, muni d'une camisole, pouvant sans inconvénient courir en plein air et faire de l'exercice, ce mode le traitement était bien moins préjudiciable à la santé que a réclusion prolongée dans une cellule. On a ajouté que 8 no-restraint poussé jusque dans ses dernières limites întraînait avec lui de sérieux inconvénients; et, dans un -apport adressé au Conseil général des hospices sur les Habhssemenls d'ahénés d'Angleterre, M. Battelle a signalé, %ès 'I8Z1Z1, les luttes violentes, les blessures, les homicides même qui lui avaient été signalés dans quelques-uns des asiles qu'il avait visités. Et d'ailleurs pour celui qui envisage la question en dehors de toute préoccupation systéma> Lique, les bras des infirmiers, les cellules matelassées ne sontils pas de véritables moyens de contrainte analogues à tïux qui sont en usage parmi nous ?

Une vérité pratique ressort des discussions longues et mimées qui ont eu lieu sur ce sujet : c'est que les moyens :oercitifs doivent être employés avec une grande réserve, H qu'on ne doit y recourir qu'à la dernière extrémité. Il ne aut pas rester désarmé vis-à-vis des aliénés réellement dan-

DES ASILES d'aliénés.

gereux, n.ais il faut trouver dans «ri .raitemenl médical appropiie, dans une organisation bien complète de l'asil. les moyens de maintenir le calme, sans recourir inconsidé: rement à des procédés contenlils qui exaspèrent le malade et vont directement contre le but qu'on se propose

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