‹ Traité pratique des maladies nerveusesChapitre 2 sur 96 · AVIS DE L'ÉDITEUR · texte numérisé non relu

AVIS DE L'ÉDITEUR

Le manque presque absolu d'ouvrages réellement pratiques sur les maladies nerveuses, le nombre considérable des sujels névropathiques, la tendance manifeste des anatomistes et des physiologistes à choisir le système nerveux pour objet de leurs Iravaux; telles furent les raisons principales, qui engagèrent le docteur Sandras à publier, en 1851, son Traité des mon ladies nerveuses.

Déjà à cette époque, le courant des idées vers l'étude du système nerveux s'était nettement dessiné, et l'ouvrage de Sandras, en même temps qu'il venait combler un vide regrettable dans le domaine de la médecine pratique, devait avoir Tavantage de répondre à la préoccupation actuelle des esprits, et de fournir son contingent de lumières sur un sujet que de nombreux investigateurs commençaient à prendre pour matière de leurs travaux : aussi le Traité pratique des maladies ner^ veuses fut-il accueilli avec faveur, et la première édition en futelle promptement épuisée.

En 1856, Sandras travaillait à la seconde édition de son livre, quand la mort le frappa prématurément. L'œuvre restait inachevée ; fallait-il la laisser périr avec son auteur? Nous ne l'avons pas pensé : il nous a paru utile de conserver au monde médical un traité qu'il avait reçu avec empressement, et dont l'opportunité n'avait fait que grandir depuis l'époque de sa publication. En effet, la structure, les fonctions, les maladies du système

VI AVIS DE l'éditeur.

nerveux ont aujourd'hui plus que jamais, et à juste titre, le privilège de fixer rattenlion des médecins, et si un traité spécial sur la matière oiTrait un intérêt d'actualité en 1851, il doit en présenter encore davantage en 1860.

Quant au choix à faire parmi les hommes en position de continuer Tœuvre de Sandras, il ne pouvait un moment être douteux; M. le docteur Bourguignon, gendre et élève du docteur Sandras, associé à ses travaux, et héritier de ses doctrines comme de ses écrits, se trouvait mieux que qui que ce soit en position de terminer l'ouvrage commencé, aussi n'a-t-il pas hésité à entreprendre cette tâche laborieuse. Aux lecteurs seuls appartient déjuger en dernier ressort, de la valeur des améliorations qu'il a introduites dans cette seconde édition : mais on nous permettra de dire, que M. le docteur Bourguignon s*est acquitté

de sa délicate mission avec autant de talent que de zèle, et nous nous félicitons d'avoir considéré, comme une garantie du succès de sa collaboration, ses travaux antérieurs déjà deux fois couronnés par l'Académie des sciences. Nous le remercions de n'avoir point oublié dans son travail, que lauriers cueillis obligent, et que sa coopération ne serait vue avec faveur par le corps médical, qu'à la condition de rendre cette seconde édition notablement plus complète et plus parfaite que la première.

Sandras se proposait de faire des changements dans la classification qu'il avait primitivement adoptée, mais ces changements n'étaient point encore indiqués, et M. Bourguignon a dû y pourvoir. La préface et l'introduction annexées au second volume exposeront les raisons qui l'ont déterminé à classer les maladies nerveuses dans un ordre différent.

Sandras, quand la mort brisa sa plume, avait entièrement revu quelques chapitres, entre autres ceux qui traitent des maladies nerveuses générales; il avait préparé quelques matériaux

AVIS DE l'éditeur. VU

nécessaires aux additions qu'il se proposait de faire à corlains lutres ; en6n quelques parties de l'ouvrage n'avaient pas même élé relues. Le travail à refaire était donc considérable. On en jugera principalement, en lisant les chapitres qui traitent, des maladies spasmodiques en général, de Yhystérie et surtout de h chorée. M. Bourguignon aurait pu fondre sa pensée avec celle de son beau-père et n'établir aucune distinction dans la commune collaboration; mais il a cru qu'il rendrait mieux hommage, a la mémoire de celui qui fut pour lui un père, un maître et un ami, en conservant à Sandras la propriété posthume des améliorations qu'il avait eu le temps de faire, et pour obtenir ce résultat, il a renfermé dans des crochets [ ] toutes les additions qu'il a introduites dans cette nouvelle édition. De celte façon, Tœuvre reste à la fois commune et distincte : elle est commune, en ce sens, que la collaboration s'efface dans une uniformité de style qui conserve à l'ouvrage son unité; elle est distincte, parce qu'il sera facile au lecteur d'établir la propriété des auteurs, sans que son attention soit troublée par les signes propres à toujours faire connaître la part de chacun d'eux,

La deuxième édition du Traité pratique des maladies ner^ veuses est divisée en cinq livres :

Le premier livre comprend les maladies nerveuses générales^ savoir l'état nerveux, la fièvre nerveuse, les maladies intermittentes périodiques, puis les maladies épidémiques.

Le deuxième livre contient les maladies produites par une augmentation de l'excitation nerveuse; lesquelles sont divisées en deux classes. Dans la première classe, comprenant dix-sept (liapilres, sont décrites les maladies affectant plus spécialement la motilitéj c'est-à-dire, les maladies spasmodiques ou convuU iiveSf dans la seconde classe, les inaladies affectant plus spé^ cialement la sensibilité^ c'est-à-dire, les ru'vralgies.

VIII AVIS DE l'éditeur.

Le troisième livre, traite des maladies résultant d'une insuffisance de r excitation nerveuse, c'est-à-dire des paralysies.

Le quatrième livre est consacré aux maladies affectant les ^ sens spéciaux.

Le cinquième et dernier livre comprend diverses maladies entre autres celles affectant plus spécialement les fonctions ce-' rébrales, telle que le délire^ le vertige^ V hypochondrie ^ etc.

Le premier volume, renferme toutes les maladies nerveuses générales, et la première partie du deuxième livre, c'est-à-dire la classe des maladies dues à une augmentation de l'excitation nerveuse, et portant plus particulièrement sur la motilité, ou les maladies spasmodiques.

Le second volume contient les névralgies^ les paralysies^ les maladies des sens spéciaux, celles des fonctions cérébrales, la dyspepsie, etc.

Les additions faites à cette seconde édition sont telles, qu'elles doublent le texte de la première.

Germer Baillière.

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DES

MAXADIES NERVEUSES

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