RÉPERTOIRE DE THÉRAPEUTIQUE CHIRURGICALE
Par le l»r P. GILLETTE
Chirurgien des hôpitaux, ancien prosecteur de la Faculté de médecine de Paris,
Membre de la Société de chirurgie
1 vol. i n-8 de 772 pages, avec 622 fig. Cart... 12 fr.
L’auteur a eu l’idée assez singulière au premier abord de raconter sommairement ce que faisaient les divers chirurgiens des hôpitaux de Paris dans les affections chirurgicales, en s’attachant plus spécialement pour chacun d’eux aux questions où des solutions originales, des procédés opératoires particuliers avaient été proposés. On aurait pu réaliser celte idée de bien des façons, et suivre des plans bien différents; M. Gillette a tout simplement pris pour titre de ses chapitres le nom des chirurgiens dont il voulait exposer la pratique ; mais il s’est bien naturellement gardé de passer en revue toute la pathologie chirurgicale à l’occasion de chacun d’eux.
Ainsi, à propos de M. Richet, il se borne à parler en trois pages des maladies de l’anus et du rectum, en mentionnant et l’emporte-pièce pour les rétrécissements et la pincecautère pour les hémorrhoïdes ; puis, à l’occasion des affections des organes génitourinaires, il décrit le procédé d’avivement de l’auteur pour la périnéorrhapie, la section du pédicule des polypes utérins par mâchonnement. C’est dans les affections des os et des articulations que l’on trouve l’ignipuncture, les appareils de stuc. Pour le reste 51. Gillette nous dit bien quelle conduite lient M. Richet dans quelques cas ; mais ce chirurgien ne fait que choisir entre les procédés et les opinions, il ne fait rien d’original. C’est néanmoins fort intéressant de connaître son choix et les motifs sommaires
le déterminent.
Tout singulier que soit cet ouvrage, est-il intéressant, est-il utile? Son utilité nous paraît incontestable pour le praticien auquel il décrit, en quelques lignes, les divers procédés de thérapeutique chirurgicale actuellement admis et employés par des hommes très-considérés dans notre art. Son intérêt, son agrément est tout relatif.
Lorsqu’on cherche à le lire d'un trait, la fatigue se produit bien vite ; mais si on le parcourt en plusieurs fois, si par exemple on se contente, à chaque lecture, d’un chapitre et d’un chirurgien, on parcourt très-agréablement sans bouger de sa table, tantôt le service d’un maîlre autorisé, tantôt celui d’un jeune chercheur et novateur.
Quelques imperfections inévitables n’empêcheront pas l’œuvre de M. Gillette d’avoir un légitime succès. A. F. Lyon mé'Ucul, 25 nov. 1877
CLINIQUE CHIRURGICALE