ET DE SES VARIATIONS DANS LES DIVERSES MALADIES
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Professeur à la Faculté' de médecine de Paris.
Publication faite par les soins de P. Brouardel, médecin de l’hôpital Saint-Antoine.
2 vol. gr. in-8 avec figures et portrait. — 30 fr.
M. Lorain s’était, dans ces dernières années, particulièrement appliqué à l’élude de la température du corps humain. Pendant près de dix ans M. Lorain avait réuni tous les matériaux que lui fournissaient les recherches de ses devanciers et les siennes propres. Les documents s’accumulaient, et ses nombreux élèves entrevoyaient avec joie le moment où un homme familier avec les doctrines des auteurs anciens, initié par ses études premières aux difficultés de la méthode expérimentale, médecin pratiquant, jugerait les œuvres des siècles. Celte attente fut trompée par la brutalité du coup qui frappa M. Lorain. Le plus ancien de ses élèves, AI. Brouardel, choisi par lui pour le remplacer, a accepté ce legs et a tenu à respecter scrupuleusement les projets de son maître.
Cet ouvrage contient l’analyse critique des principaux travaux publiés sur la chaleur et la fièvre depuis Hippocrate jusqu’à nos jours, et plus de cent cinquante observations recueillies par Lorain, avec deux cents tracés de la température, de la fréquence du pouls, de ses formes (étudiées au sphygmographe). 11 complète les Études de médecine clinique publiées par lui sur le choléra (1868), et sur le pouls (1870).
En fait, la reproduction des maladies sous cette forme est une chose nouvelle et importante. La fastidieuse description de la marche d’une maladie idéale vue à travers les doctrines du moment ne saurait entrer en parallèle avec la figure nette, précise, mesurable, formant ensemble, que donne une courbe.
C’est le fait lui-même, sans commentaire, qui se développe sous les yeux. Ce sont les variations d’une fonction dont un instrument de précision indique le degré. L’expérience montre que les maladies, dans leur marche, affectent une figure à peu près constante, que les espèces morbides s'accusent nettement par leur forme, si bien qu’en prenant au hasard un grand nombre de courbes et en les comparant, on voit d’abord qu’elles peuvent être classées en groupes naturels; ces groupes, ce sont précisément les collections d’observations particulières se rapportant à la môme maladie. El, dans ces observations particulières, domine une forme générale; puis il y a des variations individuelles qui peuvent encore être classées. Enfin le type se dégage. Quelle description peut entrer en parallèle avec ce procès-verbal de la maladie contenue en une figure?
Le livre de la Température du corps humain se divise en quatre chapitres :
Chapitre 1er. — La chaleur et la fièvre. Analyse des opinions que les plus autorisés des médecins anciens nous ont transmises sur la chaleur et la fièvre.
Chapitre IL — Analyse des travaux contemporains ayant trait au même sujet :
ENVOI FRANCO CONTRE UN MANDAT SUR I.A POSTF
L1BKA1HIB J. -B. BAILLIÈRE ET FILS, 19, HUE UAUTEFEUILLE.
production, répartition et déperdition de la chaleur. Toute l’extension nécessaire a été donnée à cette étude pour permettre au lecteur de se rendre compte de l’ensemble des efforts tentés en différents pays pour la solution de ces divers problèmes.
Le tome 1er se termine par l’exposé des principales théories que les physiologistes et les médecins expérimentateurs (Traube, Marey, Cl. Bernard, Muter, Senator, Liebermeister, etc.) ont récemment introduites dans la science.
Le tome II comprend deux chapitres :
1° Le chapitre III : variations de la température dans diverses maladies. M. Lorain y donne des exemples des variations que les maladies suivantes impriment à la température : 1° fièvre intermittente; 2° fièvre typhoïde; 8° variole; 4° rougeole; 5° grippe; 6° affections puerpérales; 7° rhumatisme (érythème noueux); 8° purpura hemorrhagica; 9° angines; 10° pneumonie; 11° pleurésie; 12° quelques observations isolées d’ictère, d’hydrargyrie, de colique de plomb, de tumeur cérébrale.
Le quatrième et dernier chapitre est consacré à la thérapeutique. M. Lorain y étudie successivement l’action des saignées en la comparant à celle des hémorrhagies spontanées; l’action de la digitale, du sulfate de quinine, de l’alcool, des bains à diverses températures.
Toutes ces recherches consignées dans ces Études de médecine clinique ont été faites à l’aide des méthodes et des procédés d’exactitude dont la science s’est enrichie : le thermomètre, le sphygmographe, la balance, le microscope, les analyses chimiques. Toujours la préoccupation de M. Lorain a été de ne laisser rien à l’interprétation de l’auteur, de transformer les sensations en tracés, qui, obtenus à l’aide d’instruments exacts, font à l’erreur une part aussi restreinte que possible. Nul plus que lui n’a réussi à faire prendre à la méthode graphique la place qu’elle mérite d’occuper dans les études médicales. La lecture du livre de la Température du corps humain montrera qu’il a réussi à donner à certains chapitres de médecine une précision scientifique.
LORAIN. Études «le mé«leeine clinique et |>bysïologî«|ue. Le Choléra observé à U hôpital Saint- Antoine . Paris,. 1868. 1 vol. gr. in-8 raisin de 300 pages, avec planches graphiques, dont plusieurs colorices. 7 fr.
— Le Pouls, ses variations et ses formes diverses dans les maladies. Paris, 1870. 1 vol. gr. in-8 de 372 pages, avec 488 figures. 10 fr.