III. — Chancres multiples occupant des sièges differents
Face muqueuse du prépuce et
Bord libre 4
Gland 11
Rainure 4
Méat 1
Fourreau 8
Scrotum 2
Frein 6
Face cutane'o du prépuce et Face muqueuse. ... 2
Gland 1
Rainure 2
Fourreau 2
Frein 5
Bord libre du prépuce et
Gland 1
Rainure 2
Fourreau 2
Frein 1
ÉTIOLOGIE.
Fourreau et
Frein et
Gland et
Frein
Rainure
Rainure
Périnée
— et méat...
Frein
Anus
— et fourreau.
Bord libre et four-
Pubis
— four, et pubis.
reau
Il suffit de jeter les yeux sur ces documents pour reconnaître la grande fréquence des chancres extra- génitaux ; la réunion de nos deux statistiques est fort instructive à cet égard.
« Chancres
Chancres génitaux. extra-génitaux.
Statistique I (Femmes) 277 61
Statistique II (Hommes) 1700 65
Si nous calculons la proportion relative de ces deux catégories de chancres, nous voyons que, les génitaux étant 1000, les extragénitaux sont 63.
Ces résultats paraîtront surtout intéressants, si on les compare
ceux que nous ont donnés les mômes calculs, relativement au chancre simple (voyez page 321).
Les chiffres obtenus étaient, on se le rappelle, 99 extra-génitaux sur 3956 génitaux, soit 2ù pour 1000.
Mais où la différence s’accentue de plus en plus, c’est à l’égard des ulcérations primitives céphaliques. Si la chancrelle de la tôte est assez rare pour que la réceptivité de cette région ait été contestée, et que, malgré toutes nos recherches, nous n’en ayons pu rassembler que 16 cas spontanés, les chancres huntériens céphaliques doivent être tenus, au contraire, comme des plus fréquents, car nous n’en trouvons pas moins de 87 dans nos deux statistiques. Ils constituent donc, de beaucoup, la plus grande partie des ulcères extra-génitaux, et nous révèlent en partie la cause des différences signalées plus haut entre la proportion de ces dernières parmi les chancres simples et parmi les indurés. Cela est si vrai que, si de 126, nombre des extra-génitaux syphilitiques, nous retranchons 87, nombre des céphaliques, il ne nous reste plus que 39 extra-génitaux sur 1977, soit 19 sur 1 000, proportion qui se rapproche beaucoup de celle que nous avons obtenue pour les chancrelles (23 pour 10001
La bouche, avons-nous dit précédemment, est un grand foyer de contagion. Nos statistiques vont encore nous fournir la preuve de cette assertion. Nos 87 cas de chancres céphaliques en com-
prennent en effet 73 de la bouche, se subdivisant de la façon suivante.