EXPERIENCES
» 29 d’entre eux n’ont pu être soumis à l’inoculation. Cette opération n’a été pratiquée que sur 228 malades répartis de la manière suivante :
85 étaient atteints d’ulcères primitifs ;
24 de bubons en suppuration ;
84 de blennorrhagies;
7 de végétations ;
28 de symptômes constitutionnels.
Ulcères primitifs.
» Des 85 cas d’ulcérations primitives, 53 ont fourni des chancres par l’inoculation. La nature syphilitique de ces derniers a été constatée par une contre - épreuve , c’est à dire que le pus pris à leur surface en a reproduit d’autres de même nature ; ceux-ci, inoculés à leur tour, ont donné lieu à des ulcères de troisième génération et ainsi dé suite, jusqu’à ce que les propriétés spécifiques de la molécule chancreuse aient été ou détruites par des moyens chimiques , ou épuisées par la marche naturelle du chancre arrivé à sa période de réparation. Tant que le chancre s’est montré dans la période de progrès, le pus a été inoculable.
)) L’inoculation bien faite et dans les circonstances indiquées m’a toujours réussi; jamais un chancre, dont l’inoculation avait été infructueuse
DU DOCTEUR HAIlUON.
au début, n’a pu être inoculé dans des expériences ultérieures.
)) Lorsque l’inoculation réussit , elle donne lieu à la formation d’une pustule ectliymateuse dont la marche et les résultats ont toujours été les mêmes.
» 32 cas d’ulcération ont été yainejnent ino? cuiés ;aux différentes époques de leur existence. Dans tous les cas , la piqûre a été suivie, au bout d’un temps plus ou moins long, d’une légère auréole inflammatoire un centre de laquelle on voyait la petite plaie produite par la lancette. Ces symptômes n’étaient jamais de longue durée et disparaissaient ordinaipem.ent en moins de vingt- quatre heures.
w Quelquefois j’ai remarqué un petit soulêrvement de l’épiderme , qu’un oeil peu exercé au*^ rait pu prendre pour la pustule primitive du chancre; cette erreur, d’ailleurs, serait bientôt rectifiée, car ce sculéyement de l’épid-erme netarde pas à s’affaisser, tout rentre dans l’ordre naturel, et l’inoculation ne laisse aucune trace après elle.
» Des inoculations nombreuses ont été faites avec du pus pris à la surface des plaies, des ulcères, des conduits fistuleux qui se sont présentés à nous, dans le courant de la même année. Les