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CHAUFFAGE DE BAINS PAR LA FUMÉE POUR HÔTELS PARTICULIERS

On a remarqué que dans les installations à l'anglaise, le chauffage de l'eau a lieu par le moyen d'un bouilleur en cuivre, fonte du tôle rivée, placé au contact du foyer : or, il est évident que ce mode d'impôt direct sur le combustible a plusieurs inconvénients. D'abord, il est coûteux, puisque, ce qu'on prend au foyer est une diminution réelle sur la quantité de chaleur appliquée à la cuisson des aliments ; 2° le charbon brûle moins bien dans une enveloppe refroidie au contact de l'eau; 3° enfin, s'il y a manque d'eau dans le réservoir ou réparation quelque part, le fourneau est hors de service. Pour éviter ces incon-

vénients, je préfère de beaucoup le chauffage à la fumée dont les figures 37 et 38 indiquent une disposition que j'applique aux hôtels

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Fig. 37,

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privés, tandis que celles des figures 34 à 36, conviennent aux maisons à loyer. Le fourneau ne diffère en rien des autres installations, mais

le conduit de fumée A, au lieu de monter au plafond comme à l'ordinaire, se dirige en B où il trouve deux issues, Tune C, directe vers la cheminée proprement dite, l'autre D, sous le réservoir E qu'il enveloppe avant d'entrer dans la cheminée. Cette disposition utilise sur une vaste surface de chaufle toute la fumée qui, arrivée au plafond, se trouve au contact d'un tuyau jumeau J, ouvert au-dessus du fourneau et servant à la ventilation de la cuisine. Pas de hotte, elle est inutile; plus le feu a d'activité, plus la ventilation est énergique et le mal se corrige ici de lui-môme. L'arrivée de l'air de remplacement doit avoir lieu loin du fourneau en I, pour ne pas incommoder le service, ou mieux, dessous et derrière le fourneau, pour ne pas faire un

Fig. 38.

courant trop froid en hiver. Revenons au réservoir; nous avons vu que la fumée peut suivre deux trajets : par un tuyau F avec clef d'arrêt G; ce trajet est direct en cas de réparation au réservoir : le deuxième a lieu en D. On a là une chaleur entièrement gratuite et auparavant perdue sans profit pour personne. Le système de circulation de l'eau dans le réservoir est absolument le même que dans la figure 30. Seulement, il y a ici un perfectionnement qui rend le chauffage du bain indépendant de celui du fourneau, quand celui-ci n'est pas allumé. Sur la façade, se trouve un foyer de renfort G, placé sous le réservoir, avec grille et cendrier ordinaire, en sorte de rendre le service complètement distinct, si on le désire. Les plaques du foyer G devront fermer très- exactement : on tournera la clef G suivant la direction qu'on voudra donner à la fumée ; des tampons de nettoyage sont placés aux lieux convenables; enfin, l'enveloppe du réservoir sera en corps mauvais conducteurs, laissant une distance libre de m ,û8 ou OVO pour la fumée et le nettoyage de l'intérieur. Cette enveloppe pourra se composer d'un double cylindre en tôle fait en trois ou quatre parties remplies de terre à four, pour éviter toute perte de chaleur. Ces parties pourront être jointes avec des rainures cachées par des cercles qui maintiendront et attacheront l'enveloppe au mur. K est le tuyau ascendant sur lequel seront branchées les prises d'eau chaude; L le tuyau de circulation; M le tuyau d'alimentation d'eau froide entrant dans la partie la plus basse et munie d'un robinet de décharge pour tout le système. Dans la figure 37, l'enveloppe du réservoir n'est pas figurée à dessein, pour mieux en faire comprendre la disposition.

Lorsque dans une grande habitation où les feux de cuisine sont presque constamment allumés, on ne voudra pas employer la fumée au chauffage des bains, comme l'indiquent les figures précédentes, ou à la ventilation du bâtiment, comme il sera expliqué plus loin, il y a pour la chaleur perdue des fourneaux un emploi simple et facile qu'on pourra appliquer dans la plupart des cas. Il suffira pour cela de bifurquer le tuyau de fumée à sa sortie du fourneau pour diriger la fumée soit dans le tuyau ordinaire en été, soit, pour l'hiver, dans les tambours superposés d'un calorifère contigu. Lors des grands froids, une cloche de renfort placée sous les tambours donnera le supplément de chaleur nécessaire.

Je ne puis terminer ce chapitre sans prier le lecteur d'excuser des

détails inutiles en apparence et des explications presque puériles : mes conseils ne s'adressent ni aux ingénieurs ni aux constructeurs de profession, mais aux propriétaires et aux ouvriers chargés de mener à bien un travail qui exige du soin, et ces ouvriers sont malheureusement rares partout.

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