‹ Traité pratique du développementChapitre 19 sur 25 · CONDUITE DU DÉVELOPPEMENT · texte numérisé non relu

CONDUITE DU DÉVELOPPEMENT

Bromure.

Développement rapide.

Chercher l'intensité, puis les détails.

Peu de bromure.

Développement lent.

Chercher les détails, puis l'intensité.

If

cellent résultat avec un bain énergique. Celui-ci comportera une forte dose d'acide pyrogallique, une à deux cuillerées, la dose ordinaire de sulfite et des traces de bromure, une goutte seulement, afin de bien conserver les blancs du cliché. On ajoutera rapidement l'alcali par doses d'un centimètre cube environ et on les continuera à intervalles rapprochés, pour obtenir tous les détails. A ce moment, si l'intensité n'a pas été atteinte, on fera une ou plusieurs additions d'acide pyrogallique alternées avec celles de carbonate, s'il est nécessaire.

V. Sujet instantané (Pose courte). — Nous entendons parler ici des instantanés faits par une lumière médiocre ou dans la mauvaise saison, ou bien de ceux effectués comme dans le n^ IV, mais avec les plus grandes vitesses d'obturation pour certaines études particulières. Nous modifions, dans ce cas, notre manière d'opérer. Nous employons un bain composé de parties égales de carbonate de soude et de sulfite de soude, sans addition aucune d'eau et sans traces de bromure. Nous plaçons notre cliché dans ce bain et, après une minute de séjour, nous ajoutons une très forte dose d'acide pyrogallique, de trois à quatre cuillerées. L'image vient rapidement, sans dureté aucune; c'est, du reste, la manière de faire qui nous a le mieux réussi dans les cas difficiles. L'action de ce bain devra être prolongée autant qu'il sera nécessaire.

COMMENT DÉ VELOPPE-T-Ors? 97

A titre d'exemples, nous avons fait reproduire par la PliotocoUographie cinq négatifs accompagnés de leurs positifs.

Nous espérons que, de cette manière, le lecteur se rendracomptedeceque nous voulonslui prouver. A côté d'un bon cliché, nous en plaçons d'autres ayant tel ou tel défaut, et il lui sera possible de reconnaître ce cjui sépare une épreuve passable d'une réellement bonne.

Nous sommes ici un peu sur le terrain des nuances, mais ce sont précisément ces nuances qui permettent à l'amateur de s'élever au-dessus de la moyenne et d'atteindre un niveau supérieur.

La reproduction de ces diverses épreuves, dans lesquelles il était indispensable de conserver d'une manière scrupuleuse tous les rapports et valeurs des originaux, a présenté de grandes difficultés au point de vue du tirage mécanique. Aussi tenonsnous à remercier MM. Chêne et Longuet (^) de cet essai très délicat qu'ils ont bien voulu faire pour nous et nos lecteurs.

Nous avons eu l'idée de mettre sous les yeux du débutant des reproductions négatives; il eût été préférable évidemment de lui montrer des clichés ;

{') Les planches de notre première édition avaient été exécutées à titre gracieux par MM. Aron frères; nous n'avons pas voulu abuser encore de leur obligeance.

gS CHAPITRE IV.

mais, ce desideratum n'étant pas réalisable, nous avons la conviction que notre tentative lui donnera cependant quelques utiles enseignements. îlne nous reste plus qu'à faire l'examen critique de ces divers spécimens.

EXPLICATION DES PLANCHES

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