‹ Traité pratique du naturaliste préparateurChapitre 35 sur 64 · CLASSE · texte numérisé non relu

CLASSE

Roches combustibles non métalliques.

» — de bitume grisâtre.

pissai phaltiques.

graphiteuses, anthraciteuses.

à.base de houille.

— de lignite .

appendice.

33e. Roches anomales.

34*. — météoriques.

Les collections minéralogiques sont d’une conservation très-facile ; cependant la poussière, l’air vif, les rayons du soleil et l’humidité peuvent changer la couleur de tel ou tel minéral, et il en est beaucoup qui se décomposent.

Il faut donc éviter toutes ces causes de détérioration , en renfermant les échantillons dans une vitrine ou autre meuble fermant hermétiquement.

11 y a deux manières de procéder pour reconnaître un minéral : cette reconnaissance se fait soit par la voie sèche , c’est-à-dire par l’emploi du chalumeau , soit par la voie humide ,

c’est-à-dire par remploi des acides et autres produits chimiques.

Il n'entre pas dans le cadre de notre ouvrage de décrire ces deux systèmes ; nous ne ferons que donner un aperçu des caractères palpables auxquels on peut reconnaître parla pratique la plus grande partie des minéraux disséminés sur le globe.

Un minéral se reconnaît : par son poids , sa couleur , sa saveur , sa cassure , son éclat , la forme de ses molécules, sa structure : laminaire, lamellaire , granuleuse ou pisolithique , sa dureté, etc. ; mais surtout par ses formes cristallographiques.

Le débutant fera donc bien d'étudier premièrement les vingt-six formes primitives des minéraux. Un habile artiste, M. Alph. Alexandre , exécute des modèles de cristaux en bois, d'une exécution tellement rigoureuse, que ces diverses formes peuvent être mesurées au goniomètre. Une telle collection est donc indispensable pour celui qui veut réellement étudier avec fruit la minéralogie L

Il est non moins indispensable d'avoir une

1 Les collections de cristaux de tout nombre et format, ainsi que celles de géologie, paléontologie et minéralogie, se trouvent chez Arthur Etoffe , naturaliste, rue de l’Ecole-de-Médecine, n° 20. (Voir le catalogue à la suite de cet ouvrage.)

petite collection , dont les échantillons soient bien caractérisés et surtout bien déterminés, pour établir au besoin un système de comparaison. A cette collection il faut joindre une échelle de dureté, ainsi composée : n° 1, Talc ; n° 2 , Sel gemme ; n° 3 , Chaux carbonatée ; n° 4, Chaux fluaièe; n° 5, Apatite ; n° 6, Orthose ; n° 7, Quartz ; n° 8, Topaze ; n° 9, Corindon ; n° 10, Diamant.

Quant au mode de classification , on choisit son auteur favori; mais les classifications les plus célèbres et les plus en usage sont celles de Haüy , Beudant , Dufrénoy , Brard , Delafosse , etc.

Nous ne reproduirons que le tableau de la classification de Dufrénoy , classification qui est le plus en usage actuellement ; car l’important traité de minéralogie de M. Delafosse n’étant pas encore entièrement terminé, il serait inopportun d’en indiquer la classification.

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