DIS ORGANES DES SENS DSS MOLLUSQUES ET DES ZOOMIYTES
On distingue encore d'une manière certaine chez les cipiALOPonss l^eillç int^nie et ka y^ix , et uniqnemmit cas itimtew A» k»nir
ORGANES OW «fillft BiS« citMALOPODES. 4ft#
umoam et tea rfiitiBOMuisfi; jnm ces Qrgaaes seiQbl0al disparditre ééjh tk&i m grapd pombre de ee3 apiqaaux , aîpst que dana la classe tntièr# des iciif hues et lotis les zoqbpyt^s , k Texception de quelr Ques^qns de ces derBier^, te|s -qm les Js$eria$, qù l'on croit les avoir aperçus.
Tous ces animaux jouissent toutefois d'un tact très-fin , comme le prouvent les mouvements de poutr^ction qu'ils exécutent au plus faible attouchement ; et cela se conçoit facilement en considérant que la plupart des Derfe se rendit dans les paroi&du corps, dont les téguments soqt m outre très-mous. Je d(Ms toutefois faire remarquer que les Spm^gia, {daqées au deruier degré de Téchelle animale, et doqt le sarps est eptièreuieiii gélatiueuï , ne laissent 'cependant apercevoir aucune eontractian , quand même on les excite par les stimulus les plus violents , tels que les acides , etc. ; ce qui prouve d'ailleiurs plutôt qu'ils fuauqueiit de muscles que de sensibilité.
ie sens du gaût doâl nécessairement exister aussi «bez tous les ifûi4'Va(|iJ^ et les zooPHrrEs, et résider dans les parois de la bouche, ^ se r^eat en eOet de très-gros nerfs chez les espèces o^ te système ti^rvei» est manifeste.
Quant au sens de Vochrat, son si^e est inconnu , et il serait difficile de prouver qu'il existe dans tel organe , aucune expérience ne pouvant le dépontrer ; et Ton ne peut avancer à ce siy^t que des opiniofis feudées S4ir de simples probabilités.
ARTICLE PREMIER
DES e&6ANBS 0£S SENS DES CtPHALOPOEIËS.
Qbes^ Jes cjsPHALopojDEs , placés eu tête des mollusques, pq retrouve encore un dernier rudiment de l'appareil awrfiti/* propre ou vertébré, et tout ï fait l'analogue de celui pjacé daps le premier article des anlepnes des Astaeus; et leurs yeux, au npmbre de deux, comme d'ailleurs chez tous les Mollusques , ressemblent également encore beaucoup k ceu^ des Vertébrés , formant n\èm^ un très-beau passage des yeux de ces derniers à ceux des animaux articulés.
A. m l'ouïe.
LVgaue auditif dQ^ cjiPUALOPOPps représenlie le vestibule des Vertébyr^s : c'est un follicule spbérique , ^lembraneux , suspendu danî^ ttuiç CAvi^é dç même (orme creusée d^us la partie aulérq-lqljérale 4w
4f 4 oiGAiiM 9m «eus.
cartilage crânien , sans membrane tympanique oo fenêtre vesdbidaîrek Dans l'intérieur de ce follicule est sosîiendB nn corps concret-, anakn ■^ue aux pierres qu'on rencontre dans le vestibule des Poissons. L« nerf acoustique pénètre dans cet organe par sa face interne, et s'y subdivise sur les parois intérieures.
B. DE LA vtm.
Les yeua^ des céphalopodes , et spécialement ceux des Octopus , ressemblent beaucoup, au premier aperçu, k ceux des Vertébrés, et d'autant plus qu'ils sont énormément gros, occupant presque toute la face latérale de la tête, où il&sont même reçus dairâ im rénlMeorbiu creusé de chaque côté dans le cartilage crânien ; cavité ovale et peu profonde , dans laquelle ne pénètre toutefois que la partie la plus interne du globe, et du centre de laquelle sort le tronc du nerf optique. Ces yeux ressemblent en outre à ceux des animaux à squelette , en ce qu'on y voit un iris, une pupille, et même des paupières, tous parfaitement apparents ; mais ils en diffèrent aussi par l'état membraneux de la sclérotique, et surtout par l'absence de la camée, de manière que la chambre antérieure étant ouverte , le cristallin devient extérieur, ce qui constitue un premier commencement pour la disparition complète des parties antérieures des yeux chez les animaux articulés.
Les téguments , en arrivant sur le milieu du globe de l'orâl , forment une paupière circulaire, en se repliant purement et simplement dans I oriûce de cette dernière pour les doubler en dedans en devenant plus minces. Ce repli ou conjonctive palpéhraie forme une capsule en* veloppant tout le globe jusqu'à l'orbite, d'où la membrane revient en se réfléchissant sur l'œil , en devenant le feuillet oculaire de ta conjonctive.
Vers la partie ventrale de l'animal , la paupière forme immédiatement en dedans de son bord un pli vertical s'enfonçant en haut et en bas assez loin sous celte dernière, où il se confond avec la conjonctive. Cette lamelle extrêmement mince ressemble en apparence à la membrane clignotante des Oiseaux, fermant en partie l'orifice extérieur; mais elle ne parait pas être mobile. En bas et en arrière, la paupière adhère vers le pourtour du globe par du tissu cellulaire à la conjonctive qui revêt ce dernier , mais on peut facilement l'en séparer.
La conjonctive, en revenant sur le globe, plonge dans l'ouverture antérieure de la sclérotique, et double cette tunique tout autour à une certaine distance, en présentant une surface noire simulant l'uvée; et, dans cet anneau on remarque un fdet circulaire blanc, qui m'a paru être ligamenteux et servir à soutenir ce replL Cette lame intérieure , prolongée jusqu'au grand cercle de Yiris, revient sur la face externe
de ce dernier, et plonge dans la pupiite pour former Vuvée^ tjai n'est point induite de pigmentum noir'; et enfin au pourtour de t;eUe-ci la conjonctive , qu'il faudrait appeler ici memùrane de Demours, se réfléchit une dernière fois vers le centre pour recouvrir le cristallin , et s'insère à ce dernier tout autour à la jonction de ses deux calottes sphériques dont je parlerai un peu plus bas, et cette lentiUe , recouverte successivement par l'iris , le bord de la sclérotique et la paupière fait saillie au dehors.
La sclérotique est formée de deux lames dont l'extérieure , adhérente au bord de l'orbite, est molle et nacrée dans sa partie externe, et paraît revêtue dans sa partie interne d'une lame musculeuse; cette tunique offrant du moins la couleur, la consistance et des indications de fibres qui caractérisent cette espèce d'orçanes.
La lame intérieure de la sclérotique , confondue avec l'extérieure dans leur partie qui correspond à la région externe, s'en détache au delà du cristallin , et se ferme sur elle-même pour former la tunique renfermant la rétine, de manière à laisser une grande cavité entre elle et la lame extérieure, et dans laquelle sont placés le ganglion, opti^ que , ainsi qu'un corps en apparence glanduleux dont on ne connaît pas encore la nature.
LecristaUin est composé de deux lentilles à peu près plan-convexes rapprochées par leurs faces plates , dont Texteme , d'un diamètre un peu plus petit que l'autre , ne forme pas une demi -sphère entière , tandis que l'interne est au contraire plus saillante que la moitié d'un sphéroïde. Les faces par lesquelles ces pièces s'avoisinent sont légèreïnent convexes: de manière qu'il existe autour du centre un petit espace qui doit être rempli d'un liquide. Ces corps sont composés d'un grand nombre de lames concentriques , fibreuses du centre vers la circonférence de chacun, et formant deux couches de nature différente , dont l'extérieure , qui offre après avoir séjournée dans l'alcool la couleur et à peu 'près la consistance des muscles , se continue par ses lamelles très-distinctement avec des feuillets excessivement minces des procès ciiiaires , qui servent de ligaments suspenseurs au cristallin en se continuant eux-mêmes avec la choroïde et la sclérotique intérieure, à laquelle ils adhèrent ; tandis que la couche centrale des cristallins, d'une couleur jaune-verdâtre et d'une densité d'autant plus grande que ses lamelles sont plus intérieures, est simplement réunie d'une pièce à l'autre par du tissu cellulaire.
Le nerf optique, après avoir pénétré dans l'orbite , passe immédiatement dans la cavité de la sclérotique extérieure, qui adhère au bord de cette excavation du cartilage crânien. Là il se renfle subitement en un très-gros ganglion optique , oblong dans le sens de l'axe du corps et du globe de l'œil , et qui reçoit le nerf à son petit diamètre
4I« MG4NIW mm «BUat
et produit k la iace oppoflétt , pur Ij^qnalki il iTOisiai la acIfroHq^^ ii|< iérieure, une foule de braucbes oarfeuses qiii di^orgBQt et vod^ percer cette membrane «ur iioe as^ bpgue surface poiir pépô|ref dans soa intérieur et 8*y développer eo 0|ie riUine^ dispo«^ PQfllffi^ dao4 Maimnaux supérieiirs, mais elle-iQéiiie doublée d'une pfyaraidp ^uite d'un pigmeotom noir , ainsi que Ta fait remarquer ÇvvfBi ; pe qui constitue un cas singiiUer et inexpliqué d'une rétine placée derrière un vernis noir.
Autour du ganglion optique est placé un corps en apparence gbnduleu]^ formant un anneau complet dont les ei^trémit^ sont rapprochées du côté du ventre de l'animal , et remplissant avec le ganglion auquel il sert de sqpport tonte la cavité qui existe enlr^ les deux sclérotiques.
L'œil des Scpia diffère de celui des Octoput en ce qu'il n'y ^ pas d'ouverture aux paupières, c'est-à-dire que les téguments, en arrivant devant l'iris, deviennent simplement fort minces et passent dessus en ne formant qu'un repli peu profond au côté infra-antérieur de ce dernier, repU qui n'est ainsi qu'un rudiment de paupière. Sous cette première tunique se trouve ensuite l'analogue de la ço9\^onctivc paipébraU des Octoptis , également sans ouverture , revêtant in* térieuremeqt la p^opctive extérieure et formant une membrane fibreuse, blançbe , mince et transparente devant l'iris , tandis qu'elle est fort épaisse et opaque tout autour* Cette membrane et les autres mrties de l'appareil «^ comportent k peu près comme cfaex les Octifpm,
On vpit encore ici p^r la différence qui existe entre les yeux de ces deux genres de ci»HAu>fiODcs que les membranes muqueuses et séreuses ne ibrnuiot réellement qu'un seul système , la coiyonctive palpébrale ainsi que les tuniques qui doublent les chambres de l'œil cbes les OctoptA^ appartenant k la première classe de ces membranes, étant toutes i:ontipues avec les téguments extérieurs , tandis qu'elles sont entièrement intérieures , at par conséquent de la nature des séreuse^ chez le9 >Sepia.
§ If. DU^ectwn el oomtrvation.
L'organe ac(i>ustique ^ Tceil des c^PUiLOPûD^s peuvent être disséqués absolument par les mêmes procédés que leurs anak^es cbe^ les Vertébrés; il est même plus facile de les préparer, le cartilage crânien , dans lequel ils ^nt k^ , 2|e laissant aisépieut couper avec le ^Ipel.
Pour bien voir les diverses tuniques qui forment l'ceil et ses dép^apces, m comipencera pr ic^^QIer les panpiire» an my^ d'nn
OfiGANES ^m UmSW» a49¥EROPODES. 427
«(NMonid^U pjHir 1^ faire d^t^ehor di4 globe et mmi^ ^m Pomment jeAM) s'apf^iqueat mr lui. On fera do IQêm^ pour la adérptique e^ ^tifflani dans soo ourertirre , et enfin pour rfris. Aprôs avpir biei^' reconnu chacune de cfss parties , on le$ £end dans diver^c^ difeotinav rayonnées pour rabat^fe l^s lauabeau^ et ipieux distinguer la p^rtl^ placée dessous.. On découvre ensuite la sclérotique jusqu'au cartil^g^ crânien, et Ton ouvre sa lame extérieure tout autour de ce dei^ief pour voir sa cavité , où Ton trouve le ganglion optique et la miisse glanduleuse. linGn on ouvre la sclérotique intérieure pour voir U rétine et h choroïde.
On voit trè^bien les lamelles et les fibres du cristallin dans des yfw qui ont séjourna quelque temps dan^ d^ V^kmi ; et, arrachant des lambeaux des lamelles extérieures , on voit distinctement qu*elliàs se prolongent sur les procès ciliaires.
ARTICLE il.
DES OBGiNBS BES 8EVS BES 6A8TÉR0POB£$.
§ I. Jnatomie,
De tous les organes des sens , on ne trouve plus dans cette classe que des yetix simples au nombre de deux, que beaucoup de ces animaux portent sur leur tête , soit à rextrémité de leurs tentacules , comme chez les Heiix et les Limax; soit à leur base, comme chez les Limnœus. Déjà dans cette classe ces organes disparaissent chez un grand nombre d'espèces absolument aveugles ; et là où Ton trouve des yeux , ils sont si petits qu'il serait extrêmement difficile de les disséquer , n*élant le plus souvent que de simples piunts noirs. xMais ces oiganes reçoivent des nerfs d'une grosseur considérable , ce qui prouve qu'ils servent de réceptacle à un sens.
On trouve aussi de semblables points noirs sur la tête de quelques PT^ROPODEs; mais ce n'est que par conjecture qu'on les considère comme étant des yeux.
Les quatre tentacules des gastéropodes jouissent d'une très-grande sensibilité , et elles peuvent être considérées comme des organes d'un t(ict très-fin ; mais , comme l'animal ne touche les corps qu'accidentellement avec ces tentacules, on ne peut guère les considérer comme des organes d'un toucher actif ; et il est plus probable que ce sens réside dans la partie antérieure de la face ventrale du pied, où se rend en effet un nombre de nerfs beaucoup plus grand qu'il ne le faut pour servir à la fonction des muscles , et c'est réellement avec cette partie de son corps que l'animal explore les objets.
428 nftOAiva DES «tus.
Les petHett tentacales recevant cbex les Limax des nerfi d'une grosseur prodigieuse pour de si petits organes , il est certain qu*elles sont le réceptacle de quelque sens , qui est probablement celui de Vedorai , ou peut-être d'un sens inconnu. Ce nerf est une branche do nerî guêtatif, lequel forme un très-gros tronc qui natt sur la partie antéro-exteme du cerveau, au-defant du ganglion optique. <:e tronc, en se portant en avant, kmge le muscle rétracteur de la petite tentacule: arrivé près de la base de cette dernière, il se divise en deux branches, dont l'externe pénètre dans cette tentacule , s'y renfle, et se divise de suite en plusieurs rameaux courts, lesquels se subdivisent encore plosieurs fMS de manière li remplir toute la cavité de cet organe.
La branche interne , ou nerf gustaUfproipremeni dit , pénètre dans les parties latérales des parois de la boucla et s'y subdivise eu plusieurs rameaux très-courts , dont les subdivisions couvrent ces parois.
S IL Dissection et conservation.
On prépare les organes qu'on suppose présider \ des sens chez les SAsréROPODBs en même temps qu'on dissèque le système nerveux.