DES PARTIES GÉNITALES DES MAMMIFÈRES
§ I". Anatomie,
Â. ORGANES MALES
Les testicules des MAMMrFkREs , au nombre de deux , sont euxmêmes composés de deux parties , le testicule proprement dit et Xé'pididyme,
Le premier forme chez Vhomme un corps ovoïde, placé avec cehii qui lui est opposé et leurs épididymes dans une bourse commune ou scrotum,, formée par les téguments extérieurs et située dans la commissui*e des cuisses , au-devant de Tanus, dont elle est séparée par Je périnée»
En allant du dehors au dedans , on trouve successivement dans le scrotum de Vhomme :
l'» Le dartos, gaine légèrement fibreuse, blanche, fort mince, qui double le scrotum , mais qui n'enveloppe qu'un seul testicule ; et les deux se trouvent adossés dans le plan médian , où ils se confondent en une cloison ;
2'' La tunique fihreuse , prolongement de Taponévrose abdominale partant de Tanneau inguinal Cette tunique est également trèsfaible ;
S*» Le crémaster , ou tunique érythroîde , est une gaîne musculeuse , prolongement du muscle oblique interne abdominal ;
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4** La tunique vaginale /tireuse , gaîne celluleuse très-mince , formée également par un prolongement de Taponévrose abdominale ;
5** La tunique vaginale séreuse y prolongement du péritoine, mais dont la cavité ne communique plus réellement avec celle de ce • dernier chez Fadulte , mais bien chez Tenfant qui vient de naître.
Toutes ces tuniques n*existent qu'après la naissance; avant, les testicules se trouvent placés dans Fabdomen , et n*en sortent que vers le huitième ou le neuvième mois de la grossesse pour tomber dans le scrotum , entraînant avec eux les diverses tuniques dont ils sont recouverts dans la "cavité abdominale , et qui deviennent celles que je viens d*énumérer.
6° Le testicule lui-même a enfin une tunique propre ou albuginée, membrane blanchâtre, fibreuse, épaisse, d*un tissu serré, formant intérieurement des cloisons qui subdivisent la masse du testicule et servent de soutiens à son parenchyme.
Le testicule est formé d*un nombre prodigieux de petits vaisseaux extrêmement fins sécrétant le sperme ou semence , et appelés de là vaisseaux séminifères , ayant , d'après le calcul et les déplissements qu'en a faits Al. Lauth , une longueur de près de 7 décimètres et une grosseur de ^ de millimètre ; et ce savant estime leur nombre à* plus de 800 , tellement froncés et entortillés les uns dans les antres qu'ils se trouvent renfermés tous dans un volume de 3 centimètres de longueur, que présente le testicule d'un homme. Lauth a également fait voir que ces vaisseaux communiquent entre eux par une foule d'anastomoses , et que chacun est pelotonné sur lui-même de manière à former un iobule séparé soutenu par les prolongements de l'albuginée.
Tous ces vaisseaux séminifères se réunissent enfin en canaux excréteurs fort courts , appelés vaisseaux droits ; et ceux-ci s'abouchent dans le rete testis, plexus formant avec la partie de l'albuginée qui lui correspond ce qu'on nomnje le corps d'Kygixiar , qui se ^ continue lui-même par les vaisseaux efférents, canaux de troi- , sième ordre , au nombre de vingt à vingt-cinq, d'une grosseurd'environ \ millimètre de calibre , lesquels se plient sur eux-mêmes en formant des ondulations de plus en plus fortes, et à la fin chacun une masse allongée , dont une des extrémités répond au rete testis et l'autre à Vépididyme , canal commun dans lequel ils s'abouchent successivement. Ce tronc est lui-même replié de manière à n'occuper y qu'une Hargow de U centimètres, tandis qu'il a en réalité plus de -^/ty>^ 6 mètres, et Monro prétend même qu'il en a plus de 10 (32 pieds). /
Ce conduit , devenant enfin de moins en moins flexueux en augmentant en même temps de calibre , finit par être presque droit , et prend le nom de canal déférent.