DES PARTIES GÉNITALES DES REPTILES
S V\ Anatomit.
A. ORGANES MALES
Les organes sexuels mâles desReptUes ofTrent des différences notables dans les trois ordres qui composent Cette classe,
Chez les sauriens les testicules sont placés d'ordinaire à côté du rachis. Les lobes qu'ils forment chez les Lacevta sont des amas de petits corps cylindriques, desquels sortent les branches du canal déférent^ et celui-ci se replie fortement sur lui-même formant un épidùlyme bien distinct du testicule; le déférent s'ouvre dans le cioatfue.
Les SAURIENS ont généralement deux verges, placées à côté de l'o-
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riiice du cloaque. Les cbocodilie>s ii*en ont cependant qu'une seule.
Les OPHIDIENS ont des UsiicuUs à peu près ;semblables à ceux des Sauriens, et ces animaux ont de même deux verges placées aux côtés du cloaque.
Chez les batraciens les testicules se composent d'un amas de petites granulations. Ces animaux n'ont pas ûq verge du tout, et il n'y a pas en effet chez eux de véritable accouplement , le mâle fécondant les œufs au sortir du corps de la femelle.
B. ORGANES FEMKUES.
Les REPTILES ont deux ovaires fixés à la colonne rachidienne au moyen d'un ligament lâche formé par le péritoine. Ils ont deux oviduc tus placés le long du côlé de la colonne vertébrale ^ à laquelle ils sont également fixés par un ligament formé par le péritoine. Ces canaux , évasés à leur extrémité antérieure QQtnin.e tes trompes de Fallope, dont ils sont les analogues, se rétrécissent en un canal assez étroit dans leur ext^ipké postérieure , et s'onvréftt dans le ciQcttfue. . Lfif BATBAGifiNS. sont de. tous les fertéiirés les seuls qui subissent une métamorpbpse: A*u ^rtir de l'œufy où ils r^oivent le nom de Té^ tardt a» soqt ,totts privés ^e pattes, respnrent par des branchies k l'instar de$ poisson», et le reste de leur organisme offre en outre encore d'autres différences très-i>otables> compané à celui du méune ani* mal à l'état parkit Les têtards, que tout le monde connaît, étant obligés de respirer i'eau , les batraqens , méine ceux qm habitent d'ordinaire à terre, pondent toujours leurs œufs dans l'eau. L'accoo* plement y a même Ueo, et consiste chez les anoviuss en ce qoe le mâle se place sur le dos de la femelle, et, à l'instant où celle-ci laisse échapper les œufs, il les arrose de son sperme.
Les têtards ont toujours un corps plus ou moins renflé, en forme de disque arrondi , terminé par une queue servant à la nage , et les pattes de l'animal parfait ne se développent que graduellement Les branchies sont de petits arbuscules placés sur le cou , mais disparaissent chez la plupart lorsqu'ils subissent leur métamorphose , et la retiration , devenue alors aérienne , est exercée par des poumons placés comme h l'ordinaire dans les parties antérieures du corps.
Dans certains genres, tels que les Uypoclitony Merr. [Prêteur) y les branchies persistent cependant pendant toute la vie , et l'animal parfait a en conséquence deux espèces d'organes respiratoire».
Il n'y a parmi les reptiles que le seul genre Pipa, de la famille des ANOURES, où la femelle donne une espèce de soins aux i>etits en les por^ tant pendant leur vie de têtard dans des cellules qui se forment à cet effet sur son dos. Pour cela le mâle» à mesure quie la femelle pond )es
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œufs , le$ place sur k dos de celle-ci , et bientôt la peau se tuméfie et forme à chacun une cellule dans laquelle iléclôt, et où le jeune têtard vit et se inéiamorphose. Cette tuméfaction et ces oeuf^ achèvent de rendre cet animal tout à fait hideux.
§ II. Dissection et conservation.
Dans la classe des reptilrs, les préparations dès organes génitaux se font absolument comme chez les Oiseaux, dont ces animaux ne diffèrent que peu sous ce rapport
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