‹ Traité pratique et théorique d'anatomie comparative: comprenant l'art deChapitre 61 sur 147 · APPAREIL RESPIRATOIRE DES OISEAUX · texte numérisé non relu

APPAREIL RESPIRATOIRE DES OISEAUX

de grain , placé dans la partie supérieure du larynx et n'entourant pas la trachée, comme chez les Mammifères, c'est-à-dire que ce cartilage est réduit à son chaton , lui-même rudimentaire.

Les csirtihgesaryténaïdes sont au contraire beaucoup plus grands que chez les Mammifères , et surtout fort longs , articulés postérieurement sur le cricoïde, d'où ils se portent en avant en occupant ensemble la partie moyenne de la grande ouverture supérieure du thyroïde, et s'avancent jusqu'auprès de l'épiglotte, à laquelle ils sont liés, ainsi qu'au thyroïde , par des ligaments et des membranes.

Un grand espace v^e , laissé de chaque côté entre les aryténoïdes et le bord latéral du thyroïde , est fermé par des parties molles.

Enfin entre les deux aryténoïdes est la glotte, fente étroite étendue du cricoïde à l'épiglotte.

C'est par erreur que Cuvier dit dans son Anatomie comparée qu'il n'y a chçz les oiseaux ni thyroïde , ni aryténoïdes, ni épiglotte , ce célèbre anatomiste considérant le grand cartilage comme l'analogue du cricoïde , quoiqu'il inîiique le vrai cricoïde sans lui assigner de nom , et parle en même temps des aryténoïdes , également sans leur donner de nom, après avoir dit qu'il n'y en avait pas.

§ II. Dissection et conservation.

Pour préparer les poumons et leurs dépendances, il faut commencer par milever d'un côté successivement les muscles de la partie antérieure du thorax ; et , après avoir désarticulé l'aile pour qu'elle ne gêne pas, on aperçoit déjà entre les muscles profonds quelques parties de la cellule antéro-latérale. Enlevant ensuite aussi la moitié correspondante de l'os furculaire et le coracoïdien, on ouvre largement cette dernière cavité. Quant aux poches aériennes placées à la suite de celle-ci , on les ouvre successivement en enlevant une à une d'avant en arrière les côtes stemales , ainsi que la partie correspondante du sternum , jusqu'au bréchet , afin de voir comment les cloisons transversales qui séparent ces cavités se terminent aux parois du thorax et de l'abdomen.

Après avoir bien distingué la position et les rapports de ces poches, on extrait avec soin tous les viscères pour ne pas endommager les cloisons médianes du côté opposé , qu'on examine à mesure qu'on les découvre ; et enfin on enlève le sternum entier ainsi que les côtes sternales qui restent encore, pour n'avoir plus que la moitié supérieure du thorax dans laquelle est moulé le poumon.

Je ne conseille pas d'injecter les bronches , vu que la matière se répandrait partout. On ne peut pas non plus préparer le poumon par dessic-cation , ne pouvant pas le gonfler d'air ; et le seul moyen qu'on

154 0|M4Al^|i« B» Ui MINiMIlATAm.

puisf^ eaipioyer est U dis^octioii dir^^- U mt6t po«r ^^ i^m eoil* per 4e$ oiorccaux dans dil!ëretHe9 directioiw et d« Ws pbcçr à^m de Teau , où ie parenchyme du viscère se goqfle , pwid saa afSpnel n»* turel , çt ToQ voit partaiteaicnt les canai» bronchiqiies oi»¥Wtfl, On peut aussi injecter préalablement les vaisseaux pulmonaires avec uae mass^ k corrosion , et sécher ensuite b pièce.

Les préparations des deui^ larynx des ouEàux sont exlFêmemeol b^ ciks, surtout celles de Tintérieur, qu^on n*a qu'à mmr^ k découvert pour que tout soit nmement disposé. Quant au sqpéri^r^ m Texa*mine en même temps que la langue et Thyoïde, auxquels il tient; «n enlevant la muqueuse de la bouche, les cartilages svbjj^ceats avec tours muscles sont à um.

Ces préparats se conservent dans la liqueur lorsqu'ils portant les muscles, ou k Tétat sec lorsqu'fl n*y a que les carlila^

ARTICLE IIL

DE l'appareii, respiratoire des reptiles.

§ L Anatomie,

Page 1