DU SYSTÈME CIRCULATOIRE DES MAMMIFÈRE
S I*'. Anatonûe.
On a souvent fait des analyses du sang de divers mammifères , et , entre autres, de Yhomme; mais elles varient un peu , la composition de cette humeur dépendant de plusieurs conditions dans lesquelles les individus se trouvent, telles que Tâge, Tespèce de nourriture et Fétat pathologique.
Les globules du sang des mammifères sont de petits sphéroïdes, ayant chez Yhomme , suivant MM. Young et Kater, de ^^ à ^U ^^ millimètre , et plus grands dans les jeunes sujets que dans les vieux ; tandis que , suivant MM. Priêvost et Dumas , leur grosseur serait yf, de millimètre , ou près du double de la mesure donnée par M. Youing. Ils sont composés de fibrine , entourés d'une pellicule de matière colorante rouge et nageant librement dans le sérum , humeur jaunâtre , légèrement visqueuse , alcaline , formant à peu près les \ du poids du sang. Lorsque ce dernier, tiré du corps , reste quelques instants en repos , les molécides de fibrine percent la pellicule de matière colorante qui les entoure ,- et se collent les unes aux autres en formant ainsi une masse fibreuse connue sous le nom de caillot ou de cruor; et la matière colorante peut en être séparée par le lavage : de manière que la partie fibrineuse reste seule sous la forme d'une masse blanchâtre ayant , suivant MM. Prévost et Dumas , un diamètre de y|^ de miUimètre. 10,0(M) parties de sang d'homme contiennent 1292 parties de globules; celui de chien, 1232; celui de lapin , 938 ; et celui de cheval, 920 seulement; mais le sang des reptiles et des poissons en contient encore moins.
Le sérum d'homme contient, sur 1000 parties, 905 d'eau, 80 d'albumine, Ix de lactate de soude et matières extractives solubles dans l'alcool, 6 de chlorure de sodium et de potassium; et soude , phosphate de souxle et matières animales , ensemble ^, et de plus une matière grasse ; et paraît tenir un peu de fibrine en dissolution.
Suivant M. Berzelius, la fthritie sèche forme les jôVrô ^^ ^^ masse du sang , et donne -^-^ de la fibrine sèche d'une cendre ni acide ni alcaline , composée de phosphate de chaux , de phosphate de magnésie, dç très-peu de fer et de traces de silice. Mais celui du iœuf contient plus de phosphate de chaux que chez Yhomme;
SYSTÈME niRCULlTOlRE DES MAMMIFERES. 181
et, d'après MM. Berzelius et Chevreul , la fibrine coiitiendrait aussi de la graisse.
Suivant M. Michai^lis , le sang artériel et le sang veineux présenteraient des composants différents pour la fibrine , c'est-à-dire :
Fibrine artérielle. Fibrine veineuse.
Azote 17,587 17,267'
Carbone 51,374 50M0
Hydrogène 7,254 8,228
Oxygène 23,785 24,065
La inatière cotorante approche beaucoup de la fibrine par sa composition , mais laisse plus de cendres, qui contiennent encore une plus lorle proportion de fer, c'est-à-dire que 1000 parties de matière colorante sèche d*homine ont donné 13 de cendres, composées de carbonate de soude et traces de phosphate de soude, ensemble, 3 ; phosphate de chaux , 1 ; chaux pure , 2 ; sou^-phosphate de fer^ 1 ; oxyde de fer, 5 ; et acide carbonique et pertes , 1.
La lymphe , jhumeur incolore ou légèrement jaunâtre, diffère également suivant l'espèce. D'après M. Chevreul , celle de chien est composée , sur 1000 parties : à*eau , 926,24 ; fibrine (en dissolution), 4,2; albumine 61,0; chlorure de sodium, 6,1; carbonate de soude, 18; phosphates de cliaux, de magnésie, et carbonate de chaux, ensemble ,0,5.
Ijdi lymphe de cheval est composée , suivant M. Lassaigne , à' eau , 925 ; albumine, 57,36 ; fibrine, 3,30 ; chlorures de sodium, de potassium, , soude et phosphate de chaux, ensemble, 14,34.
C'est surtout chez les mammifI^res que le système circulatoire est le plus complet. Il est composé de deux cœurs ou organes centraux, dont l'un , appelé aortique ou artériel , chas^ le sang dans toutes les parties du corps au moyen des artères , dont le tronc primitif, partant de ce dernier , reçoit le nom à* aorte ; et l'autre , qu'on désigne sous le nom de cœur veineux, reçoit de nouveau le sang par les veines, qui s'y ouvrent par deux troncs principaux, ou veine cave supérieure et veine cave inférieure. Ce cœur veineux pousse ensuite le sang par d'autres vaisseaux encore , nommés artère pulmonaire dans le pouuoon , où il redevient artériel et nutritif par V hématose, en s'y combinant avec l'oxygène de l'air, et retourne au cœur aortique par les veines pulmonaires pour repartir par l'aorte, en parcourant de nouveau ces mêmes voies. Le sang fait ainsi deux circuits : l'un, dans tout le corps, par les artères et les veines, et qu'on nomme la grande circulation, partant du cœur artériel pour revenir au cœur veineux; et l'autre , la petite circulation ou circulation pulmonaire ,
182 SYSTKMÇ CIRÇtLATOlUC.
pairuu(4l^ çwur veiiiçux i)Qur revend au çoe^ur ^l^iet par Tarière d les veines pulmonaires.
Les deux cœurs, confondus en une seule niasse, sont oonstammeut |)bcé8 dans le médiastin, au milieu à peu près de h oivRé thoracique. et renfermés dans une capsule fibreuse commune, ou ptricardey qui les enveloppe librement, excepté à leur base, où ils lui adhèrent Ces cœurs sont unis entre eux par toute la face par laquelle Us s*avoisinent : Tartériel à gauche et en dessus , le veineux à droite et en dessous vers le sternum, formant une masse commune qui reçoit le [rfus ordinakement le nom de cœur; et chacun en particulier est composé de deux cavités consécutives musculeuses, d<Hit la première, [^acée en avant, et plus faible dans ses parois, et reçoit d*abord le sang, est appelée VoreiileUe; et dont l'autre, ou le vcntricuie^ formée d'une masse musculeuse plus puissante, reçoit le sang de cette dernière par Torifice auricuio - vùtitricuiaire. Ces deux cœurs n'ont du reste aucune conuuunication entre eux, excepté chez les foetus, où la dotson qui sépare les oseiUcttes est percée par le trou de Bâtai; et le sang dçs deux cavités se mélange par là en partie , mais cette ouYerljure se f^me après la naissance.
Les orifices des troues artériels et veineux dans les quatre cavités du cœur sont , la plupart , garnis de valvules membraneuses qui ne po*mettent le mouvement du sang que dans une seule direction, s'o(^)osaDt à son mouvement rétrograde.
Dans Yoreiiiette droite ou veineuse de l'Aowime, une semblable valvule, hicomplète , il est vrai, nommée valvule d' Eustachius , est placée à l'entrée de la veine cave inférieure; une autre, k vaivuù de Thééésius ferme de même celle de la grande veine coronah-c; mais la veine cave supérieure n'en a pas. Chez plusieurs autres mammu^bes , au contraire, la valvule d'Ëustachius manque.
Dans le ventricule droit, "l'ouverture auriculo-yenjificulaire çst mjunie delà valvule tricuspid^ ou triglochine ^ formée par trp^ljâ,mes membraneuses, dont les bords sont maintenue par de&tendpns qui se continuent avec des colonnes charnues fixées au fond du ventricule. Trois autres valvules garnissent l'orifice de l'artère pulmonaire.
Les vaisseaux qui s'ouvrent dans ïoreilietu gauiçhe» ço'lériMe, ou aortifjvSy n'ont pas de valvules; mais le trou auriçuli^ventrîcur. laire es^t muni d^s l'intérieur du ventricule d'unç f^^ grande , dour ble, npmmce mitrate^, çt d^ valvules s^ygniMde^ g^ai^ujt L'or^ce de l'artèi:e aortç.
Les parpis des oreillettes et des ventricules sont musculpu^ , mais ])as autant le^.uni^» que les autres; et les. fibres y soat disposées par m^^^seft aUoftgées^ mxoiûnnf^ charnues^ dirigées.eu différenta sens;
SYSTEME OIRGULATOIRB DES MAMMIFERES. TSS
colQO»es d'amant plus éiitioctes et phis isolées qu^dks sont plus mté^ rieqres, ks deraières étant souvent tout à fait libres.
Sttivaat flELYi^'ni}s\ la capacité ûm quatre eavitésdu cceur d*ttn hemme est telle cpie Toreillètte gauche, avec le sac pulmonaire, cou* tIeHt 2 onces 5 gros d^ suif (80 grammes) ; Toreillette droite, 3 once» (92 grammes) ; le ventrktjde gauche, 1 ^ice 7 gros (57 grammes), et le ventricule droit, 2 onc^ | gros (63 grammes).
L^oreâlette droto a des ocÂonnes charnues fort peu apparentes ; dans Foreillette gauche, elles le sont davantage, et plus encore dans le ventrici^drmt, dont tes parois déjà fort ^»ses ont les ce^onnes charnues attre*crMsées dans différentes érections pour agir en tout senskurs de la contraction ou s^stoîe du cœur ; et ces muscles, en se relâchant» prodijlsait la dBsrtatio» ou la dietstoie de ce dernier. Mais c'est sur-* tout dans le ventricide gauche, ou aortique, que les parois sont le plus fusses et formées de âtres charnues très-serrées avec llntéSèur'ft'^ la cavité garni d'un nombre considéraUe de c(rfonnes charnues trèspuissantes. €es cid(»nessont souvent musculeuses dans toute leur Icmgw»ir, surtout celtes |^ oumoins ap^iquées contre les parois ; tandis que ce^ qui traversent la cavité àè» ventricules sont, la plupart, en psfftte te&dîneuses, ou même ent^anent Mgamenteuses.
On retrouve cbei les autres MAMMiFlaES à peu près tes mêmes parties que chez FiWmwd; seutement les (M^îBettes et les ventricules vanentde forme, et sont.j^kis ou mœn» musculeux.
Nous avons vu que les vaisseaux sanguins étaient distingués en quatre e^^èce» ou trames prmcipaux : les artères , qui portent le sang dans toutes les parties du corps? les veines , qui te ramènent au ccrar; Y artère puhnonmrej qui te pousse dans les poumons; et tes vemes pttim^^utdres, qui le rapp(Htent au cœur.
Les artères du système aortique sont des vaisseaux h parois épaisses, étestiques , restantes, dont la cavité ne s'aflfiûsse pas lorsque te vaisseau est victe; elles se subdivkent à llaini da^s toutes tes partie» dtt corps pour y porter te sang ; et le» dernters ramuscules, devenant ioq^erceptiUes à la vuesâ^i^e, portent de Ri te nom à* artères capi^ Mre». Cle» vaisseaux s'anastomosent parenient dans tes gros tr(mcs, mais iMen plu» souvent èms les petits. Leurs troncs princ^ux sont génératement placés profondément , et {dus partieufièrement dans tes partie» où ik se tc^vent j^otégés oratre Faetien des ter^s extérieurs.
Cette (yq»oi^oii paraît êtPeTeffet de la haute sagesse qui a présidé à la option;' oar te sm^ se moi»rattt dans les artères avec une force et
» Mém. de VAcad., 1718, p. '>.Vk.
184 SYSTEMS CIBGULATOUIE.
une rapidité biea plus grandes que dans les veines, il en résulte qa'nne bressure faite à un de ces vaisseaux se ferme bien {rfns difficilement par l'effet de l'impulsion du sang, qui tend à disjoindre les lèvres de la fdaie; et cette action est d'autant plus grande que le vakseau est {^us gros, et par conséquent b force du sang plus puissante. En plaçant ainsi les principales artères profondément dans les chairs , et le plus souvent aux côtés internes des parties, la nature a, par là, prévenu autant que possible les accidents qui mettraient l'existence des individus à tout instant en péril
Par la même raison que le sang circule avec rapidité dans les artères, leurs parois ont dû être plus résistantes. Elles se composent partout de trois tuniques : une extérieure fibro-ceilnUtise^ fcmnée de fibres ligamenteuses croisées en différents sens. La seconde » qu'on nomme mal à propos musculet^êty est épaisse, fibreuse, jaune, trèsélastique, en tout semblable aux ligaments jaunes, et elle-même composée de deux couches : dans l'une, principale et ext^ne, les fibres sont irrégulièrement circulaires; et dans la seconde, i^us interne, elles sont au contraire irrégulièrement longitudinales. La troisième tunique, ou la plus interne, est fort mince, «^reu«e, lisse, et cependant susceptible de pouvoir être divisée en deux feuillets. Cette membrane, qui se prolonge dans la cavité du cœur, y forme non^seulemeut les valvules qu'on remarque aux orifices des artères, mais encore des valvules incomplètes qui prolongent les angles saillants que l'un des bords de l'orifice de chaque branche fait dans le tronc dont elle naît, saillies nommées éperons; mais, du reste, ces vaisseaux ne présentent jamais de valvules dans leur intérieur.
A ces trois tuniques reconnues de tous les anatomistes, il convient peut-être d'ajouter une quatrième, musculettse, susceptible de produire une contraction active; tunique que quelques anatomistes ont cru devoir admettre entre la fibreuse et la séreuse. J'ai cherché à la découvrir dans les artères d'un éléphant que j'ai eu occasion de disséquer, et je n'en ai trouvé, il est vrai, aucune trace dans l'aorte de ce grand quadrupède; mais dans des artères plus petites, celles des jambes, j'ai remarqué une couche de fibres rouges, molles, absolument semblables à celles des muscles, mais dont je n'ai pas pu déterminer d'une manière certaine la nature, ce qui est toujours fort difficile. CuviBR ' paraissait également disposé à admettre l'existence de cette quatrième tunique.
Les artères telles que je viens de les décrire sont ensuite reçues dans une gaîne fibro-celluleuse à laquelle eUes adhèrent par du tissu
• Lcçvns d*anat, comp., t. iv, p. 187.
SYSTEME CIRCULATOIRE DES MAMMIFERES. t85
edhilaire lâche » qui leur peinnet un glissement assez facile , afin de pouvoir se prêter aux mouvements des parties.
 leurs extrânités, les artères, réduites à leurs subdivisions les plus ténues, se continuent directement avec les radicules veineuses, comme on peut s'en assurer par le microscope , ainsi que par les injections , qui passent très-souvent des artères dans les veines.
Ne pouvant pas décrire ici toutes les branches des artères qu'on distingue d'une manière particulière, et moins encore les modifications qu'elles éprouvent chez les diverses espèces de MAMMiFknEs, je me bornerai à en indiquer seulement les principales chez Vhomnie, celles qui reçoivent des noms, et qu'il est nécessaire de connaître lorsqu'on prépare ces vaisseaux, et par lesquelles on doit injecter, selon les différentes circonstances dans lesquelles on peut se trouver.
Vaorte, en sortant de la base du ventricule gauche, est renfermée à son origine dans le péricarde, qui se prolonge assez loin sur ce vaisseau. Elle se porte d'abord en haut et à droite , puis se recourbe à gauche pour revenir en dessous , formant une forte courbure nommée crosse de l'aorte , et se continuer après en ligne droite le long de la colonne vertébrale, en suivant l'œsophage placé à sa droite. Arrivée au diaphragme , elle s'en sépare et traverse ce muscle par une ouverture particulière , i)our se continuer jusque vers la cinquième vertèbre lombaire , où elle se termine en se divisant subitement en trois troncs, dont deux fort gros, de même calibre, ou artères Uiagues primitives , dirigés obliquement en dehors et en bas % et un bien l^us faible, ou artère sacrée, placé entre ces deux derniers, et véritable continuation de l'aorte.
En sortant du cœur, l'aorte se trouve placée derrière l'artère pulmonaire et h gauche de la veine cave supérieure ; mais se portant de suite obliquement à droite, et l'artère pulmonaire à gauche et en arrière , elle se trouve bientôt à côté de ce dernier vaisseau et derrière le sternum, dont elle est séparée par le médiastin.
L'aorte fournit successivement dans son trajet, 1® deux petites branches, ou coronaires, qui se distribuent au cœur; 2° V artère innondnée , gros tronc dirigé de bas en haut et à droite , qui se divise en deux branches, dont l'une, ou carotide primitive droite, se porte de bas en haut vers la tête; et l'autre, ou sous-ciavière droite , transversalement h droite , vers l'origine du bras de ce côté ; 3® V artère carotide prim>itive gauche, qui se porte, comme celle de droite, verticalement en haut le long du côté gauche du cou; /i° V artère sous-ciavière gauche, qui se porte transversalement à gauche, vers l'origine du bras du même côté; 5^ deux petites artères ifronchiques qui pénètrent dans les poumons et se distribuent aux bronches; 6*» plusieurs artères asopiiagienne^; 7^ des artères
180 SYSTEKB CmCULATOiRE.
midiaatints et ptncaeUiuM fùsêérUur€ê , fort petites brattdM^t qui se rendent dans le médiasiio; 8*" les neuf artères inpercosêaitê mférieareê, naissant par paires des côtés latéraux do l'aorte* yîsà-vis des côtes, dont elles suivent les intenraUès ; 9^ les artères, éiaphrugmatiques supérieures, au nombre de deux, répandues dans le diaphragme; 10"* les artères diapàrofmtuifuts inférieures, éiatement au nombre de deux, se distribuant au même muscle» au foie, et aux capsules surrénales; 11*> Ïar4èr^ œUiaque^ qiâx oatt immédiatement sous le diaphragme et fournit ks artères eor^ naires stomae/tigues ^ hépatiques et spHniques; 12*" V artère mésentérique supérieure, se prolongeant ^as )e méseatèro, pour s'y distribuer, ainsi qu'aux ii^testins; 13*^ les artères eapsuiaires nxoyennes, petites, au nombre de deux ou de trois , égafemeat pour les capsules surrénales; l/i" les artères rénades <hi ifau^ff01^t€s, pénétrant dans les reins; 15*" V artère spermaHque, qui se pwrte vers le canal inguinal , le traverse avec le déférent, et se rend dans le testicule, ou bien se distribue dans l'ovaire; 16*" Y artère mé^nUriqu^ inférieure, qui se subdivise dans le mésentère et les intestin», et 17*" les artères ioméaires, au nombre de cinq paire», se portant en arriére et en dehors dans les divers organes de ia régiw lombaire.
Vartère ca/roHd^ primitive droite , dont j'ai indiqué l'ori^ gine , se porte de bas e^ haut en loi^eant le côté du cou, derrièpe le muscle stçmo-mastoïdien; arrivée au niveau de Tbyolde , elte se di^ vise eu deux branches, ou carotides externe et inteme^ : h première fournit les artères thyroïdienne^ supérieure, pharyngienne inférieure, linguale, faciaie, occipitale, auriculaire postérieure, parotidieanes, nuMciliaire interne, transvùrse de (a face, ï auriculaire inférieure et la tùtnporaie. Tous ces vaisseaux se rendent dans les parties dont ils portent le nom.
Vartère maxillaire interne forme ensuite ïaMificuladre profonde, h tympaniqtie, qui pénètre dans la caisse du tympan par la sçissvve de 6las«r; la 'm4^ngée nu^onn^x en^aut dans te eiÊB» par le t^ou petit rond; la temporale profond/e, cUstvkijttée à»m W musdi^ crotj^ite; Vartère dentaire inférieure ou nutadUai/re (i^/i^i£j|rç) , qpi. pénètre, dans la n4cboire par le trou maxilMrc ; l'a^ véoia^ir^ <Hi si^gonale, qui pénètre dan^ le siagon par les. tr<ws dç^iUûr^s s^péri^^rs et postérieiu^ pour s<^ distribuer a«ix dent^; la sous^orbiupire, qui pénètre dans l'orbite par la fente sphéno-siagonale; h^paJUi^ie supérieure \9i dans. le palaiftet la ne:^, la vidienne tca^çrsant le canal du môme mv^l et Vartère nasale poéUérteurei
Lai Qor.Qi^ inUrnô s^ porte de bas en haut vers 1^ cand canotidj^i^ qu'elte tf averse , et p^iètiie dans le cvàm , paisse- dans la* ^out-
SYSX£ME ClRGl LATOIRE DEë MAMMIFERES. 187
tirrc du sinus caverneux jusqu'au-tlcssous do l'apophyse cHnoïdc autèieure ; là elle se recourbe en haut, puis en dedans et en arrière, et se divise en deux branches , donr Time antérieure , ou artère eaéku^f' et l'autre externe, ou artère sy (vienne, A côté de la selle tiirctque , la carotide produit en avaiU Yartère ojfhPhaltnique, qoi suit en dessous et en dehors le narf optique , passe avec lut dans Tor-^ bile et se distribue h Fœil et à ses dépendances, ainsi qu'à la duremèie , aux parois des fossés nasales , etc. Un peu plus en dehors la carotide forme Yartère communit/uante postérieure ou de Wiliis, branche forte dirigée en arrière et anastomosée avec ^«rtère cérébrale postérieure ; puis Yartère choraïdienne antérieure, qui contourne le pédoncule du cerveau et se rend dans le plexus choroïde.
Vartère calleuse se dirige en avant et en dedans en s'approchant de ceUe du côtéo|)posé, à laquelle elle envoie un court rameau eom-^ muniquant transversai ou artère communiquante antérieure. Après avoir formé cette dernière branche, k calleuse s'avance sous le lobie antérieur du cerveau, aucpiel eUe se distribue en parlle ; puis se réfléchit en arrière sur le corps calleux, et s'y subdivise ainsi qu'à l'béampiière, etc.
La l^rancAç extsme de la carotide , ou artère sylvie^nne , se porte en dehors entre les lobes antérieur et moyen du cerveau , et s'y d^ibue.
Vartèrû souS'Clavière, après avoir fourni quelques petites branches médiastines et péricardines, produit : 1° Yartère verlibraic, kquelie en sort au niveau de la ][»*emière vertèbre dorsale et monte k long des cervicales eu traversant leui^ apqphyses traosverses, pour fournir des rameaux d'une part aux muscles di^ . cou , et de Fautre à la moeUe épinière , en eiUrant par les trous de conjugaison dai^s le canal vert^aL Le tronc luir-même pénètre d«Bs le trou occipital, et les deux s'unissent près* du pont de Varole pom* fooner ensemble. Yartère. ^asiiai^a, qui se distribue à la partie postérieure de l'encéphale.
Sn entrant dans le cvâne, les artères vertébrales forment une branche prmcipale, ou artère cérééelleuse inférieure.
Vartère éasilaire impaire , appliquée contre la partie supérieure de k face antérieure de la moelle allongée et du pont de Yarole, se subdivise de nouveau , vers l'extrémité supérieure de ce dernier , en deux branches, ou artères eétéùrales postérieures ou profon^ des. Mais outre ces deux branches et plusieurs petits rameaux , elle produit près de sa terminaison deux plus fortes^, ou artères eéré^ éelieuses siuipériewrts , dirigées en dehors, pour se subdiviser an cervelet.
L«8 ét^rtèr.^ cérébraées postérieures se portent en avant et en
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dehors, pois en dehors et en arrière , pour répandre lenrs rameaux.
La première forte braiM^e est la commonkpiante postérieure , qui va, comme nous l'ayons tu , s'anastomoser avec la carotide, de manière à former sous le cerveau le cercle artériel de Wiiiis, formé en avant par les carotides et la conmiuniquante antérieure , sur les côtés par les communiquantes postérieures, et en arrière par les cérébrales.
Un rameau remarquable de la communiquante est Yartèrc choroîditnné postérieure, qui s'en détache un peu plus en dehors, et se porte en arrière pour pénétrer dans le troisième ventricule.
Plus en dehors encore l'artère cérébrale postérieure se divise en denx branches qui se distribuent au lobe postérieur du cerveau.
La seconde branche de la sons-clavière est Vartère mammaire interne, laquelle se porte de haut en bas derrière les cartilages costaux et se distribue aux muscles de la poitrine.
Les autres branches de l'artère sous-clavière sont : â"" la thyroïdienne inférieure, se rendant dans la glande thyroïde après avoir fourni i^usieurs rameaux; 4° la cervicale transverse, distribuée aux muscles postérieurs du cou , ainsi qu'au grand dorsal ; 5"" la scor puiaire supérieure , qui se rend dans les muscles latéraux du cou sur-épineux et sous-épineux; 6° la première intercostale, qui suit l'intervalle des deux premières côtes; 7° la cervicale profonde, laquelle remonte le long des vertèbres cervicales, et se distribue aux muscles antérieurs et latéraux du cou.
Le tronc de la sous-clavière , après avoir passé tes mosdes scalènes, prend te nom d!artère axiliaire, et fournit i^usieurs rameaux aux muscles voisins. Ce vaisseau se porte ensuite en dessous pour longer te bras en dedans , en passant entre le tendon du grand pectoral et te tendon commun du grand dorsal et du ter es , où il prend le nom d'artère érachiaie. Sous cette dénomination il donne plusteurs rameaux aux muscles du bras , ainsi qu'à l'humérus , en suivant en arrière le muscte biceps jusqu'à l'articulation huméro-cubitale, (h1 il se divise en deux branches , la radiale et la cuéitale. La première longe les muscles long supinateur et rond pronateur, près du carpes elle se divise en deux branches : Vartère palmaire et Vartère dorsale. La première se distribue à la face postérieure ou palmaire de la main, et s'anastomose avec la branche corre^)ondante de l'ar-^ tère cubitale, formant V arcade palmaire superficielle^ qui traverse à l'origine du métacarpe ; la seconde , plus forte , se distribue à la face antérieure ou dorsale de la main , et un de ses rameaux s'anastomose de même avec un de l'artère cubitate pour former V arcade dorsale du carpe.
Vartère cubitale longe l'intervalle des muscles suMime, profond
SYSTEME CiRCUL.lTOimE 0£S MAMMIFERES. 189
et ulnaris^ (cubital ioterne). Arrivée au carpe, elle se divise comme la radiale en branche palmaire et en branche dorsale; la première se distribue dans la paume de la main et se continue avec les arcades palmaire, superficielle et profonde; et la seconde se divise aux muscles du dos de la main en s'anastomosant avec Farcade dorsale.
Nous avons vu que Taorte se divisait au-dessus du sacrum en trois branches , deux latérales égales et très-fortes ou iliaques primaitivesy et une impaire moyenne ou artère sacrée. Quoique cette dernière soit faible , elle est cependant la véritable continuation du tronc de Taorte , ainsi que cela est prouvé chez les animaux dont la queue est longue et grosse; mais comme cette dernière se réduit chez V homme à la pointe du coccyx, cette artère est de même à Tétat rudimentaire , et se distribue aux oi^anes placés postérieurement dans le bassin.
Viliaque prim,ilive se porte obliquement en dessous , en dehors et en avant, et se partage en deux branches, Viliaque interne ou A/pogastriguCt et \ iliaque externe. Celle-là plonge dans le bassin, et se subdivise aux organes qui s'y trouvent. Sa branche principale ou artère iliaqtte postérieure, sort du bassin par Téchancrure ischiatique , et se distribue aux muscles des fesses. Une autre branche ou artère omtilicale , longeant la paroi abdominale jusqu'à l'ombiKc, est le reste d'une artère du même nom , qui joue un grand rôle dans le fœtus.
Outre ces rameaux principaux , l'iliaque interne en produit encore de plus faibles , ou les artères iléo-lombaire , obturatrice , «acrée latérale, sciatique et honteuse comm>une,
V artère iliaque externe traverse l'arcade crurale , et prend le nom d'artère crurale. Avant de sortir du bassin, elle fournit : 1** Vépigastrique inférieure , distribuée aux parois antérieures de la cavité abdominale ; 2*" Viliaque antérieure, qui se subdivise aux parois latérales de la même cavité.
Sous le nom de crurale , celle-ci forme : 1° les artères honteu' ses externes, se distribuant à la face antérieure du pubis; et 2"* la tégumentaire du éa^s-ventre. Le tronc se divise ensuite en deux fortes branches, Vartère crurale superficielle et Vartère crurale profonde. Celle-là , placée derrière le muscle couturier , fournit plusieurs rameaux aux muscles de la cuisse. Dans le creux du jarret, elle prend le nom d'artère poplilée, qui se distribue tant aux muscles postérieurs et inférieurs de la cuisse qu'à ceux du mollet. Elle se divise ensuite en deux rameaux, ou artères tihiales antérieures et postérieures. La première se subdivise aux muscles profonds de la jambe, et se prolonge jusque sur le dos du pied, où elle prend le nom d'artère pédie^ase.
190 SYSTKMC CinCttATOlUfi.
i^ tibia fe po9trrieure se dirige en bas enU*e les muscles gastix)cnémiens, et se réfléchit antour du calcanéum pout* arriver 2k la plante du pied , où elle se divise en deux rameaux , ou nrtères piatitaires^ interne et externe,
V artère crurale profonde se porte au-dessous et en avâiit , en plongeant dans la cuisse , et fournit : 1*> V artère circon'Pea» externe , ((ui se distribue aux muscles supérieurs de la cuisse ; ^ la eircoiiflexe interne, qui se rend dans les musclés internes Supérieurs de la cuisse; 3" les artères perforantes , placées souS les muscles yaste interne et le curvaius (moyen adducteur) de la cuisse, et s'y distribuent.
Les veines naissent par une foule dé radicules capillaires des extrémités également capillaires des artères. Os radicules se réunissent bientôt entre elles pour former des rameaux et des branches plus fortes ; et celles-ci , en se confondant de même de plus en plus, à *nesure qu'elles se rapprochent du coHir, finissent par former deux grande troncs principaux, ou veines caves inférieure et supérieure; dans lesquelles se rendent pres({ue toutes les veines du corps , pour s'ouvrir dans l'oreillette droite du cœur : la première, amenant le sang des parties postérieures du corps (chez les Quadrupèdes) ; la seconde , celui de la partie antérieure.
Une partie cependant des veines postérieures , fcelles venant des viscères appartenant à l'appareil digestif, se réunissent en un troisième tronc commun ou veine porte, lequel pénètre dans le foie , et s'y subdivise de nouveau à l'instar des artères pour fournir à la sécrétimi de la bile , et verse le restant du sang par les ventes hépatiques dans la veine cave inférieure. Deux autres troncs très-faîWes, ou vtints coriliaques, réunissent toutes les veines dii cœur, ets'ouvreirt séparément dans l'oreHIette droite. Les veines sont beaucoup plus notabretises ,• et généralement d'un calibre plus fort que les artères auxquelles èHes correspondent. Cela devait être ainsi, vu que, devant ramener au cœuf la même quantité de sang que les artères fournissent , et qoi èîrcule avec plus de rapidité dans ces dernières placées à l'origine de la forcé motrice prmcipale qui met cette humeur en mouvement , il n fsSHi que les veines fussent ou plus grosses ou plus nombreuses , et mietri l'un et l'autre à la fois. On distingue, en effet, les veines assez géiïéralentent en deux séries ou deux systèmes , relativement à leur dispo^ sttion : l'une, qui accompagne avec beaucoup de régularité les artèrei^ ; et l'autre , qui suit des routes particulières , et constituent principalement de nombreux vaisseaux pins ou moins superficiels. ,
Les veines s'anastomosent partout de miHé mariîères ; et totMtiti aimé daps tout le corps un seul réseau e^xtr^eodent è<mypliqué / dont les branches sont dirigées dans tous les sens. Ces ansstoifiOsêS' d^îeiif-
SYSTEME CmClirATOinfe DES MAMMIFERES. 191
iieul cependant de plus en plus rares à mesure que les irours sont plus gros.
Ces vaisseaux sont formés de même que les artères de cjuatre tuniques, dont la plus externe est également une gaînè celltileuse qui pennet quelque glissement à ces vaisseaux *, et leurs parois propres sont formées de trois autres tuniques, dont la première est de même assez faible et fibro-cellulaire. La seconde, correspondant à la tunique jaune, si forte, des artères, est, au Contraire, extrêmement mince dans les veines , et à tel point qu*on a de là peiné à la découvrir dans les branches même de moyenne grosseur , et ce n*est guère que dans les plus gros troncs qu'on Taperçoit. Elle est formée de fibres principalement longitudinales, molles, que quelques anatomistes ont considérées comme musculaires, quoique rien ne prouve que ces vaisseau^ soient doués d*dn mouvement pro|n*e. La troisième tunique ou Fintelue est également fort mince , comme celle des ai'tèrc*s , dont élh» diffère en ce qu*elle est très-extensible et plus fibreuse.
La Seconde tunique étant faible et molle, il eh résulte que les veines ne restent pas béantes lorsqu'elles soiit vides , et s'affaissent au èontrairc aussitôt que le sang est écoulé.
Là tunique intérieure des veines fwme dans ces vaisseaux uti lîotttbre plus ou moins considérable de valvules semi-lunali-es, ayaiit leut^ bord Kbrc tourné obliquement dans la direction sous laquelle le safl^ se meut , de manière à s'opposer au mouvement rétrograde de ce liquide. Dans les petites branches on n'en trouve généralement qu'uft sur un même point ; dans celles d'un calibre plus fort il y en a , au tmitiàfe ^ le plus Sontetit deux, et même trois, pottr iliieu* hïtëfeeptei* le motrrement du s«ng.
Plnsîeilrs tr(Hics sont cependant dépourvus de ces valvules , et àë ce nombre sont la veine porte, le« veines caVès, les veines Céf-ébfafcs; Cf^e» de h moelle épînière* de la matrice , du poumon, ainsi (jtte cdle» de beaucoup d'autres viscères^; et , c'est surtout daris les veiiiêfs é&i muscles qfi'oti en trouve le plus , et s|)écîalement dans celles dej fwfrlies inférieures du Corps.
De tftéme que pour les artères, j'indiquerai ici succinctement tels pHncipaks teînes ie Yhontnie, placé en tête des itfAMMiFktn^s. teh autres* èsjpèces de cette classé d'animaux n'en diffèrent pas d'une tnaftîèf e notéble.
If Oîisr «Vous vu que to«fes les vehfies du corps ste f eridàffent , ett detnlèfe? aiMÉyse, d^ troi» tronés princq)àttx , les deux veines àdt^ëè et la veine porte, auxquels il faut joindre les veines cardiaques, qui s'ouvrent séparément dans Foreillette.
Comme le sang coule des radicules dans les troncs, je devrais , à i mslar de plusieurs anatomistes , décrire successivement les rameaux
102 SYSTÈME aRGULATOIRC.
et les branches à mesure qu'ils se réunisseot en troncs plus ou moins forts ; mais comme il est plus facile de se représenter ces vaisseaux en allant de subdivision en subdivision, je suivrai cette marche, que la plupart des anatomistes ont adoptée.
Les veines cardiaques*, qu'on distingue en antérieure et en postérieure, forment trois ou quatre petits troncs, qui s'ouvrent dans la partie inférieure de l'oreillette , les uns en avant , les autres en arrière, et se répandent dans le cœur lui-même.
ÏA veine cave supérieure s'ouvre dans l'oreillette droite, à sa face supra-externe , au-dessus de la veine cave inférieure ; de là elle monte verticalement à droite de l'aorte; arrivée au niveau de la première côte elle se divise en deux troncs, ou veines sous-elavières, et produit dans son trajet successivement plusieurs branches : l*" la veine thoracique interne droite qui suit l'artère du même nom, en se distribuant aux parois antérieures de la cavité pectorale et abdominale, en s'anastomosant près du nombril avec la veine épigastrîque ; 2'' la thyroïdienne inférieure droite^ se rendant à la glande thyroïde et au médiastin, ainsi qu'aux muscles avoislnants; Z'^ les thy^ 'uniques, médiastines, péricardines et diaphragnuitiqtu supérieure droite, toutes très-faibles; et 4° la veine azygos, tronc très-fort qui s'abouche dans la veine cave supérieure, près de la bronche droite. Ce tronc, quoique impair, appartient plus particulièrement au côté droit ; il descend sur la colonne vertébrale à côté de l'oesophage , traverse le diaphragme en accompagnant l'aorte, et s'anastomose avec la veine cave inférieure, ou bien avec les veines lombaires. Ce tronc veineux reçoit en outre des rameaux venant des veines diaphragmatiquesj ér on chiques, (œsophagiennes, médiastine postérieure, péricardines postérieures et intercostaies droites , à l'exception de la première, et les gauches jusqu'à la sixième; là l'azygos produit un très-gros tronc, ou dend-azygos, appartenant plus particulièrement au côté opposé." Cette branche descend à gauche le long du corps des vertèbres , traverse également le diaphragme en s'accolant à l'aorte pour s'anastomoser soit avec les veines première lombaire, ou la rénale, soit avec la veine cave, ou l'azygos. £lle donne les veines intercostales inférieures de sim côté , ainsi que des CMophagiennes et des diaphragmatiquss.
La veine cave sui^érieure produit au milieu de la clavicule, par un tronc commun très-court, les deux sous-clavUres, Ces vaisseaux se portent obliquement en haut et eu dehors, chacun de son côté; ar-
• J'écri» cardiaque, comme adjeclif de cceur; et non cardiaque, qni est l'adjectif de cardia.