‹ Traité pratique et théorique d'anatomie comparative: comprenant l'art deChapitre 92 sur 147 · SYSTÈME CIRCULATOIRE DE» GASTEROPODES · texte numérisé non relu

SYSTÈME CIRCULATOIRE DE» GASTEROPODES

Pour injecter séparément l'aorte, on ouvrira le corps au tiers postérieur de la région dorsale en y faisant également une incision cruciale y par laquelle on ouvre la cavité abdominale ^ où l'on trouve à droite l'estomac et à gauche l'ovaire et le foie. En écartant le premier des deux derniers , on voit l'aorte postérieure dans le fond.

Les veines sont plus difficiles à injecter, quoique d'un calibre beaucoup plus fort. Les troncs principaux des veines caves , étant placés dans les parois latérales du corps , sont tellement comprimés chez les individus contractés que l'injection ne pénètre que difficilement dans les rameaux. Il faut, en conséquence, choisir des sujets bien étendus et qu'on aura laissé macérer pendant vingt-quatre heures dans l'eau pour bien les ramollir ; encore ne réussit-on que rarement , et par parties seulement. Si l'on emploie une masse très-pénétrante, comme l'alcool coloré , elle passe le plus souvent dans les tissus , et on ne distingue plus rien. J'emploie d'ordinaire pour ces injections la gélatine ou bien la masse grasse n"" 19 , qui pénètre très^bien dans les petits vaisseaux , mais non pas dans le tissu , et ne salit point les préparats.

Pour injecter le mieux les veines caves des Limax , on enlèvera , au moyen d'un tranchoir bien coupant , une petite écaille des parois latérales du corps , à peu près à égale distance du bord du pied et de la ligne médiane dorsale , ayant soin de ne pas pénétrer dans la cavité viscérale. On ouvre par cette taille la veine cave, dont le calibre a plus de 1 millimètre chez un Limax rufus.

Le cœur des Ileiix étant placé dans la partie postérieure gauche de la coquille , au-dessus de l'origine de la queue , à côté de la bourse à l'encre , on découvre facilement sa place par la couleur jaune de cette dernière. On incise d'abord le sac herniaire , puis le péricarde placé dessous ; et , afin de pouvoir manier plus facilement le sujet , on n'enlèvera qu'une partie de la coquille à l'endroit où se trouve le cœur.

Pour voir le cœur des Doris, il faut faire aux téguments une incision transversale devant le cercle des branchies , et ensuite une longitudinale le long du milieu du dos ; à partir de cette dernière , on rabat les deux lambeaux , et l'on trouve dessous le cœur dans son péricarde, ainsi que l'artère aorte, qui se porte en avant ; et , entre les lobes du foie , on aperçoit la grosse artère qui y pénètre. En isolant l'oreillette des parties charnues qui la recouvrent , on distingue facilement les troncs des veines branchiales, qui lui arrivent des branchies.

Chez les Halyotis, il faut commencer par détacher la coquille du coi-ps. On soulève pour cela l'animal en tenant la coquille horizontalement; et, introduisant à droite la lame d'un scalpel à plat entre

est ^Lé. Oa trov^e en ^ère ei i^ gaucl^ de ce uui^ le pjéfriç9fj|er qu*Qii oipvre. Q9 pem ^iië«i ouvrir d*al)ood )a çavi^ br»>yVi^le ^apés k gjiuclie de ç# ouisçle et suiyre i^ fecUw d'avaat e^ an#re , (et quel çy)^i4uit au ciœujr, qu'il UraYiorae.

De même q^ pour tous les autres préparât^ qu*i)o yeiU faire «ur des iGastérepodes î coquilles spirales, il faut se servir^ si ceLi est pe% stfde, d'individus oou coatractés et non rentrés daa9 ces d)[:roîèî:e% On obtient le9 espèces aériennes bie|i étendues p^r les moyens indiqués pour les préparations d^ muscles, tes autres , k l'exceptiop de$ Fucn^iipiïLiNCHfis y se coi^tractent pei| ; mais, pour ce9 derniers , il e^ presqne ii^possifelp ^ le^ avoir entièrement étendus.

ARTICLE III

0£ L'ArFAREIl. G|RCni.ATOIRE DE9 AGÊPHALEg.

S I**. Anatamie.

Ui C0ur 4eç 4CfipnALBs est , de même que pelui de la plupart d^ Q^sfét^ff^^, U^Mepoeot artériel On trouve à cet ég^rd chez ces anig)<|U¥ den^ CQn4iUons principales : le$ uns , comme \e9 4nç^of^ (mou|e^ 4'^taw) $ \^ f^finu^, l^s Hytiimf etc., on( le p^ur plaa§ dans la partie postérieure du dp« , Ofll il ^ M^nve trfiyersé par le rectm, f^ 4l(^ fl tt^ f yoK^triqup let pomposé d'un vt%\it^ç^^c^i d^ deux 0Tf,mpHe4^ l'i^e (st l'autfe artérielles.

às^^ d'fiutre^ , fé^ls que le9 Q^trM ( b^itres) , pet orpne esf ritué Pjlnf ^ avant, pr^4u mu$cle clôtem* d^ la coqi|ill^ et dans i^^e por sifion vertic^.

te vmtricuif, placé au-dei^sus des ûrfiUetcs , est mu9cu|eu)^ ; et celles-ci reçoivent de chaque côté le sang par les veines éran- C^afe$, et le transmettent dans le yentricqle, qui à son tour )e pousse p^r den^ ^rtèrief dans toHtes les parties du çorpt^

Poyif pf^s de pl^rté , je décrirai ici succipaement le ^stètilP vas* ç^if^ djqz YjénodoiU Cygneum, qqe tout Je monde peut ^ prpf^^-er, ^tanf l'ç^p^pe iia plij^ cpmmune qui se trouva 4^ ^us Ie§ ^y^ d'éurijpp.

l^ f^i^r flfi pet ?nj^) e^ plapé dao^ le dqs , vers 1^ mi)^ 4^ la }qil|gi4^ d^ la coquille , où le manteau forme une va^te cavi^ dans laquelle est renfermé le péricarde. Il est composé d'un vet}4piçuie f^ de ^i(, qfeUieites. \ie premier, allongé d'avant m jarrÂèf?» ^ V^y^ ^u» ^ W^epr p^ Je r«ct«PP. et produit ^ c|)9qu^ extréifl^ i|p qrtirç i^orpfi q\n disque le ^n/i d^^ tn»! U corpn, li

. SYSTEME |SI|I4H^LA1U||||B 9|S$ A^PHALES. tWl

communique, au milieu de ses faces infra-latérales, avec les deux oreillettes au moyen de âewi pédieyles fort cports. Ces oreillettes , une pour chaque moitié du corps , sont plus longues que le ventricule et dirigées/dans le même sens , se terminant chacune en avant par une très-grosse veine hrcmchiaie antérieure, tronc commun de plusieurs branches veineuses venant de la partie antérieure du feuille^ externe des branchies; et d'autres, venant de la partie moyenne de ces organes , s'ouvrent , suivant Bojanus , latéralement dans l'oreillette ; eain, d'autres veines encore, également semblables, mais plus postérieures, s^ rendent en haut dans une veine branchiale postérieur^ s'ouvrani dans l'extrémité postérieure de cette poche.

Les oreillettes reçoivent en outre encore directement un nombre assei considérable de veines des autres organes du corps.

L'aor(« antérieure suit , en se portant en avant , de très-près 11 ligne dorsale 4u corps, et fournit plusieurs petites branches qui se rendent dans les organes de la partie supérieure de ce dernier; et' son tronc prinqpal le Infurque , et chaque branche suit le bord libre du manteau , en se continuant avec la principale branche de V aorte posté' rieure, qui se rend également dans le même bord.

t Le sang veineux du manteau est versé par deux troncs principaux^

i ou veines eaves, dans les extrémités des oreillettes.

i . Le système vaçculaire est ainsi douMe dans toutes ses parties ,

} excepté le ventricule.

§ ï|. Pissf0i(qi et ÇiÇfservation.

' On découvre facilement le c^qeqr des ac|p|ialbs ostracodermes, cet

* organe occupant régulièrement la région dor^le du corps entre le dos et le manteav, oà le péricarde se fait fàcil^nent remarquer comme une

' grosse yésicule en apparence vide ; et cette poche étant d'ordinaire

* plus anqple qu'il ne le faut pour contenir le cœur, on peut facilement ' r^nc^er et mettre le cœur à nu. Chez les Anodont et les cAADiAcés,

QBl^lTMive facîlenieAt au milieu du dos; chez les Mytihis, il est si- ' tué an^evant de la cavité dorsale, entre la masse du fbie et des ovaires, et entre les insertions aux valves des premiers muscles rétracteurs ^ du corps; chez les Lima, on le vdt au-dessus du muscle clôteur (f)ostérieur). Quant aux injections, elles peuvent se faire, soit par l'ar- ' tère qui parcourt le bord du manteau, soit par le ventricule, où il est ' tiMiteins difficile d'arriver sans rietî abîmer à cause de la proximité de la valve dans laquelle le corps est resté fixé , et dont il faudra casser une partie.

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QUATRIÈME DIVISION

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