XXIV. ACÉTATE DE PLOMB , XEETRE
Cet acétate est un autre réactif, dont on peut faire usage, pour découvrir l’acide hydro-chloriqiie, et l’acide sulfurique, qui occasionent, l’un et l’autre , un précipité blanc , d’hydro-chlorate de plomb , et de sulfate de ce
mêlai. Le précipité^ aiupiel l’acide hydro-chlorîqoe donne lieu , est soluble dans les acides, nitrique et acétique, étendus ; mais il n’en est pas ainsi du précipité produit par l’acide sulfurique. L’action, de l’acétate de plomb sur l’acide hydro-cblorique, est de beaucoup inférieure à celle du nitrate d’argent sur cct acide. Cet acétate est aussi décomposé par les alcalis et les carbonates terreux; mais on peut prévenir cet elï’et par un mélange préalable d’acide nitrique. L’acétate de plomb neutre, peut aussi être employé, comme réactif, pour l’acide pliosphorique , avec lequel il produit un précipité blanc; cet acétate décompose, même, complètement une dissolution de phosphate de chaux, tout l’acide phospliorique est séparé, et, par double décomposition, il se produit un précipité de phosphate de plomb, qu’on reconnaît aux caractères suivans, savoir : Lorsqu’il est chauffé au chalumeau sur un morceau de charbon, il se fond aisément en un globule d’un blanc nacré, qui, en discontinuant immédiatement la flamme, se refroidit en un bouton de forme polyèdre; mais, si l’on continue la flamme , l’acide pliosphorique est décomposé par degrés, et brûle avec une vapeur lumineuse , en répandant une odeur de phosphore; et, à la fin, il reste un globule de plomb pur. Le précipité, ou le phosphate de plomb, séché et poussé à une faible chaleur rouge, contient 22,5 pour cent d’acide pliosphorique. Si l’acide sulfurique se trouvait être, dans un état quelconque de combinaison , présent dans la dissolution de phosphate de chaux, il serait aussi décomjiosé par l’acétate de plomb, et, alors, le précipité serait un mélange de sulfate et de phosphate de plomb. Ces sels sont sé-
DES REACTIFS
parables par racicle iiilrique étendu , qui dissoudra le plsospliate de plomb, sans attaquer le sulfate. L’aeétate de plcîinb neutre, est un des réactifs les plus sensibles pour déeouviir les plus petites portions de gaz acide hydro- FAiîfurique, ou les sulfures en général, avec lesquels il forme instantanément un précipité noir. On l’a recommandé comme réactif pour l’acide carbonique; mais on l’emploie rarement dans cette vue, parce qu’il existe de meilleurs réactifs pour cet acide. On s’est servi aussi de cet acétate de plomb, pour découvrir la présence de l’acide borique libre, particulièrement, dans l’analyse d’eaux minérales. Dans ce cas, les alcalis non combinés, et les terres, s’il en existe dans ces eaux, doivent être saturés avec de l’acide acétique; les sulfates, s’ils sont présens, seront décomposés par l’acétate ou le nitrate de barite, et les hydro-chlorates par l’acétate ou le nitrate d’argent. La liqueur filtrée, si l’eau minérale contient de l’acide borique, continuera de donner un précipité, qui est soluble dans l’acide nitrique, d’une pesanteur .spécirnjue de i,5; et ce précipité, ou borate de ploml) , peut être décomposé en le faisant bouillir avec de l’acide sulfurique : il se forme du sulfate de plomb , et l'acide borique est mis en liberté.
Le liquide, contenant l’acide borique, peut être évaporé à sic cité, et ic résidu, étant mis en digestion dans de l’alcool, ce liquide se charge de l’acide l)ori([uc.
LXrÉIlîENCE XCÎI.
Mêliez dans un lube éprouvette contenant de l’eau distillée, queiquescenligrr.mr.u sd’iiydro-cblorate de soude?
ou une goutte d’acide hydro-chlorique, et ajoutez, à la dissolution , une goutte d’acétate de plomb : il se déposera immédiatement un précipité blanc , qui est un hydro-chlorate de plomb- Ce précipité se redissout , à l’aide de la chaleur , dans les acides , nitrique , ou acétique, et aussi, dans une grande quantité d’eau bouillante. Cent parties du précipité desséché , indiquent soixante-quinze parties de plomb métallique.