‹ Traité pratique sur l'usage et le mode d'application des réactifs chimiques. Fondé sur des expériences, suivi d'instructions, pour l'analyse, des mines métalliques, des métaux, des sols, des engrais, et des eaux minéralesChapitre 123 sur 210 · EXPÉRIENCE CVIII · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE CVIII

Dans un flacon, exactement rempli de l’eau à examiner, mettez quelques cristaux de sulfate de fer, et tenez le flacon fermé avec un bouchon de liège : le sulfate de fer ne

tardera pas à être dissous , et , en laissant le mélange en repos, pendant six ou huit heures, il se déposera au fond du flacon , un oxide de fer brun , ou précipité ocreux , si l’eau contenait du gaz oxigène.

L’effet de l’action de ce réactif doit être considéré avec quelque restriction; parce que l’air ordinaire, qui existe dans toutes les eaux naturelles , en produit , en partie , un semblable ; et ce n’est, qu’en comparant la quantité du précipité avec celui produit dans de l’eau de source ordinaire, qu’on peut acquérir quelque notion précise à ce sujet. M. Henry ayant dépouillé d’air, par l’ébullition, une portion d’eau de source, trouva, qu’un décimètre cube de cette eau abandonnait environ 48 centimètres cubes de gaz, qu’il reconnut être un mélange de 54 centimètres cubes d’acide carbonique, et de 14 centimètres cubes d’air, atmosphérique. C’est, à la présence de ces deux fluides élastiques , que sont dus la saveur de l’eau , et les bons effets qu’elle produit sur les végétaux et les animaux; de là aussi ,' résulte la perte de. ces propriétés, dans l’eau, qui vient d’être privée , par l’ébullition , de gaz acide carbonique et d’air.

EXPÉRIENCE CÎX.

En versant quelques gouttes d’hydro -chlorate d’or dans de l’eau distillée, contenue dans un (ube éprouvette : il ne se produira aucun changement; mais, si on ajoute à la liqueur du sulflite de fer, dissous dans l’eau , il se déposera dans le tube un précipité brun , qui est l’or à l’état métallique. Ce procédé a été recommandé pour obtenir l’or pur.

Cependant, d’après la couleur tirant sur le pourpre,

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DES nÉ.iCTirs

du précipîîé, ii y a lieu decroiîc, (pril coiuieut udcportion d’oxide; et, suivaiil M. Proust, les acides Indrocblorique et nitrique dissolvent un peu de ce précipité , ce qu’on doit regarder comme une preuve de cet état d’oxidation.

XXVIIL ACIDE ARSENIEUX.

On emploie une dissolution dans l’eau d’acide arse» nieux, pour découvrir la présence du gaz acide hydrosulfurique, et des sulfures en général, avec lesquels il donne lieu à un précipité jaune; et ' avec les sels de plomb, il produit un précipité blanc. L’acide arsenîeux peut servir , au besoin , comme terme de comparaison, pour conlirmer ou invalider l’action d’autres réactifs , lorsqu’on les emploie pour découvrir la présence de l’arsenic, particulièrement dans, les cas, où des circonstances qui concourent , rendent douteux les phénomènes que produisent les réactifs ordinaires.

EXPÉRIENCE ex.

En ajoutant , un peu de la dissolution d’acide arsénieux, à de l’eau distillée , dans un tube éprouvette ; ii n’en résultera aucune altération dans la couleur du liquide; mais, si on y verse alors de l’eau imprégnée de gaz hydro-sulfurique : il se formera un précipité d’un jaune vif, qui [est un hydro-sulfate d’arsenic.

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