‹ Traité pratique sur l'usage et le mode d'application des réactifs chimiques. Fondé sur des expériences, suivi d'instructions, pour l'analyse, des mines métalliques, des métaux, des sols, des engrais, et des eaux minéralesChapitre 200 sur 210 · À^ AL Y SL · texte numérisé non relu

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II. — Réunissez alors ensemble les dift'érentes liqueurs des digestions , précipitez-les par une addition de sous-carbonate de potasse^ et recueillez le précipité sur un filtre.

III. — Il faut redissoudre ce précipité dans une suffisante quantité d’acide sulfurique étendu , et plonger ensuite , dans la dissolution , un cylindre de zinc , qui en précipitera tout le cuivre.

Telles sont les meilleures méthodes pour l’analyse des mines de cuivre. — En considérant les diverses manières d’y procéder , on verra , que toutes les opérations de cette analyse sont excessivement simples, et qu’elles peuvent être succinctement établies ainsi qu'il suit :

Il faut faire digérer la mine à plusieurs fois, dans l’acide nitrique, jusqu’à ce que tout le cuivre et autres métaux en aient été extraits, et, alors, on précipite , de cette dissolution , le cuivre, soit sous forme métallique, soit à l’état d’un oxide , d’où l'on peut conclure la quantité du métal.

On découvre l’argent au moyen de rbydro-chlorate de soude, ou de l’acide hydro-clilorique , qui sépare ce métal à l’état d’un chlorure , en laissant le cuivre. La présence du plomb peut se reconnaître, en ajoutant, à la dissolution obtenue , du sulfate de soude , qui précipite le plonib à l’état d’un sulfate de ce métal. L’antimoine , s’il est présent , est séparé , lorsqu’après avoir décomposé la dissolution de la mine par un alcali , on met l’oxide en digestion avec de l’acide nitrique eoncentré , qui dissout l’oxide de cuivre , et laisse l’oxide d’antimoine. On obtient le fer, en sur-saturant la disse-

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iation avec de rammoniaqae, qui dissout le cuivre sans attaquer l’oxide de fer; ou bien , autrement, en pion géant, dans la liqueur, un cylindre poli de zinc , qui sépare le cuivre et laisse le fer en dissolution. S’il existe de l’étain dans la mine , on peut l’isoler , au moyen d’un cylindre de ce même métal qui, introduit dans la dissolution , n’en sépare que le cuivre seulement, On aura l’arsenic, au moyen d’acétate, ou de nitrate de plomb , qui sépare l’arsenic en un arseniate de plomb, et laisse le cuivre; loo parties de cet arséniate représentent 53,66 parties d’acide arsenique. Pour se débarrasser de l’excès de plomb, s’il en restait dans la dissolution , on l’en séparerait , en y ajoutant du sulfate de soude. S’il existait du nickel dans la mine, il y est toujours en combinaison avec du fer. Par une addition d’ammoniaque liquide à la dissolution : le cuivre et le fer, ainsi que le nickel, seront séparés. Pour isoler le cuiyre , on ajoutera de l’acide liydrochlorique en excès ; et, en plongeant alors un cylindre de zinc ou de fer dans la dissolution : le cuivre sera précipité, et le nickel restera en dissolution.

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