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II. — Réunissez alors ensemble les dift'érentes liqueurs des digestions , précipitez-les par une addition de sous-carbonate de potasse^ et recueillez le précipité sur un filtre.
III. — Il faut redissoudre ce précipité dans une suffisante quantité d’acide sulfurique étendu , et plonger ensuite , dans la dissolution , un cylindre de zinc , qui en précipitera tout le cuivre.
Telles sont les meilleures méthodes pour l’analyse des mines de cuivre. — En considérant les diverses manières d’y procéder , on verra , que toutes les opérations de cette analyse sont excessivement simples, et qu’elles peuvent être succinctement établies ainsi qu'il suit :
Il faut faire digérer la mine à plusieurs fois, dans l’acide nitrique, jusqu’à ce que tout le cuivre et autres métaux en aient été extraits, et, alors, on précipite , de cette dissolution , le cuivre, soit sous forme métallique, soit à l’état d’un oxide , d’où l'on peut conclure la quantité du métal.
On découvre l’argent au moyen de rbydro-chlorate de soude, ou de l’acide hydro-clilorique , qui sépare ce métal à l’état d’un chlorure , en laissant le cuivre. La présence du plomb peut se reconnaître, en ajoutant, à la dissolution obtenue , du sulfate de soude , qui précipite le plonib à l’état d’un sulfate de ce métal. L’antimoine , s’il est présent , est séparé , lorsqu’après avoir décomposé la dissolution de la mine par un alcali , on met l’oxide en digestion avec de l’acide nitrique eoncentré , qui dissout l’oxide de cuivre , et laisse l’oxide d’antimoine. On obtient le fer, en sur-saturant la disse-
DE MINES
iation avec de rammoniaqae, qui dissout le cuivre sans attaquer l’oxide de fer; ou bien , autrement, en pion géant, dans la liqueur, un cylindre poli de zinc , qui sépare le cuivre et laisse le fer en dissolution. S’il existe de l’étain dans la mine , on peut l’isoler , au moyen d’un cylindre de ce même métal qui, introduit dans la dissolution , n’en sépare que le cuivre seulement, On aura l’arsenic, au moyen d’acétate, ou de nitrate de plomb , qui sépare l’arsenic en un arseniate de plomb, et laisse le cuivre; loo parties de cet arséniate représentent 53,66 parties d’acide arsenique. Pour se débarrasser de l’excès de plomb, s’il en restait dans la dissolution , on l’en séparerait , en y ajoutant du sulfate de soude. S’il existait du nickel dans la mine, il y est toujours en combinaison avec du fer. Par une addition d’ammoniaque liquide à la dissolution : le cuivre et le fer, ainsi que le nickel, seront séparés. Pour isoler le cuiyre , on ajoutera de l’acide liydrochlorique en excès ; et, en plongeant alors un cylindre de zinc ou de fer dans la dissolution : le cuivre sera précipité, et le nickel restera en dissolution.