PLANCHE II
Fig. 1. Appareil pour analyse des sots, ci-devant décrit^ page 241.
Fig. 2. Bouteille à pesanteur spécifique. — Elle consiste dans une petite fiole courte de verre, garnie d’un bouchon ajusté à l’émeri, percé d’outre en outre. Cette bouteille remplie d’eau distillée , à une température donnée, doit en contenir exactement 60,120 grammes, ou même un poids quelconque connu. La quantité qu’on reconnaît qu’elle contient de tout autre liquide, à la même température, dénote la pesanteur spécifique de ce dernier liquide. Ainsi, par exemple , si la petite bouteille contient, à une certaine température, 1000 parties d’eau, et, à la même température, i85o parties d’acide sulfurique , on en conclura , que la pesanteur spécifique de l’acide sulfurique , est à celle de l’eau, comme i85o est à 1000.
Fig. 3. Lampe à esprit de vin. — L’usage de cette lampe est d’une excellente application pour les expériences à faire en petit , qui demandent un degré de chaleur modéré , et beaucoup de propreté dans l’exécution. La flamme de l’esprit de vin qui brûle , étant toujours parfaitement claire, et sans fumée, il ne se forme pas de suie sur le vaisseau soumis à son action. On peut facilement rendre la combustion de ce liquide ou plus lente ou plus accélérée, et produire, par conséquent, plus ou moins de chaleur , en se bornant seulement à augmenter ou diminuer la surface de la mèche de coton sur laquelle l’esprit de vin brûle; pen-
DESCBIPTIOÎ^
(lant tout aussi long-temps que la mèche est librement fournie d’esprit , la flamme est précisément de la même force. L’esprit de vin brûle, en outre, d’une manière plus claire et plus élégante que l’huile , et sans produire d’odeur désagréable ; et, s’il s’en renverse , il n’en peut résulter aucun inconvénient. La mèche de la lampe n’est point salie , ni grillée , ou consumée , et le vaisseau sur lequel la flamme agit , ne devient point obscurci par la fumée. La dépense de l’esprit de vin , que peut exiger renlreiien de la lampe pour des expériences, est infiniment peu considérable, a, lampe ; c, cloche de verre adaptée à la lampe, préparée, en l’usant à l’émeri, pour la recouvrir parfaitement lorsqu’on a cessé de s’en servir , afin d’empêcher que l’esprit de vin ne s’évapore de la surface de la mèche.
Fig. 4- Mortier de foiUe^ pour briser les minéraux. Il diffère de la forme ordinaire des mortiers, en ce que celle-ci est circulaire, au lieu d’être conique. 11 résulte de cette fornre , que la substance n’esl pas aussi facilement chassée hors du mortier par les coups du pilon.
Fig. 5. Verge , ou montant ^ garni , sur sa longueur , de supports mobiles destinés à recevoir des capsules, des vases évaporatoires , etc., etc.; a, h, représentent une section d'un bain à vapeur d'eau pour sécher les produits d'analyse. On met la subtance, à dessécher, dans le vase conique de verre c, qu’on place au-dessus d’un vaisseau rempli d’eau ; et , en disposant ensuite cet appareil au - dessus d’une lampe, on peut opérer la dessication, en faisant bouiU lir l’eau que contient le vaisseau placé au-dessous du vase, G, et en l’entretenant à cet état d’ébullition, d,