‹ Traité pratique sur l'usage et le mode d'application des réactifs chimiques. Fondé sur des expériences, suivi d'instructions, pour l'analyse, des mines métalliques, des métaux, des sols, des engrais, et des eaux minéralesChapitre 209 sur 210 · PLANCHE II · texte numérisé non relu

PLANCHE II

Fig. 1. Appareil pour analyse des sots, ci-devant décrit^ page 241.

Fig. 2. Bouteille à pesanteur spécifique. — Elle consiste dans une petite fiole courte de verre, garnie d’un bouchon ajusté à l’émeri, percé d’outre en outre. Cette bouteille remplie d’eau distillée , à une température donnée, doit en contenir exactement 60,120 grammes, ou même un poids quelconque connu. La quantité qu’on reconnaît qu’elle contient de tout autre liquide, à la même température, dénote la pesanteur spécifique de ce dernier liquide. Ainsi, par exemple , si la petite bouteille contient, à une certaine température, 1000 parties d’eau, et, à la même température, i85o parties d’acide sulfurique , on en conclura , que la pesanteur spécifique de l’acide sulfurique , est à celle de l’eau, comme i85o est à 1000.

Fig. 3. Lampe à esprit de vin. — L’usage de cette lampe est d’une excellente application pour les expériences à faire en petit , qui demandent un degré de chaleur modéré , et beaucoup de propreté dans l’exécution. La flamme de l’esprit de vin qui brûle , étant toujours parfaitement claire, et sans fumée, il ne se forme pas de suie sur le vaisseau soumis à son action. On peut facilement rendre la combustion de ce liquide ou plus lente ou plus accélérée, et produire, par conséquent, plus ou moins de chaleur , en se bornant seulement à augmenter ou diminuer la surface de la mèche de coton sur laquelle l’esprit de vin brûle; pen-

DESCBIPTIOÎ^

(lant tout aussi long-temps que la mèche est librement fournie d’esprit , la flamme est précisément de la même force. L’esprit de vin brûle, en outre, d’une manière plus claire et plus élégante que l’huile , et sans produire d’odeur désagréable ; et, s’il s’en renverse , il n’en peut résulter aucun inconvénient. La mèche de la lampe n’est point salie , ni grillée , ou consumée , et le vaisseau sur lequel la flamme agit , ne devient point obscurci par la fumée. La dépense de l’esprit de vin , que peut exiger renlreiien de la lampe pour des expériences, est infiniment peu considérable, a, lampe ; c, cloche de verre adaptée à la lampe, préparée, en l’usant à l’émeri, pour la recouvrir parfaitement lorsqu’on a cessé de s’en servir , afin d’empêcher que l’esprit de vin ne s’évapore de la surface de la mèche.

Fig. 4- Mortier de foiUe^ pour briser les minéraux. Il diffère de la forme ordinaire des mortiers, en ce que celle-ci est circulaire, au lieu d’être conique. 11 résulte de cette fornre , que la substance n’esl pas aussi facilement chassée hors du mortier par les coups du pilon.

Fig. 5. Verge , ou montant ^ garni , sur sa longueur , de supports mobiles destinés à recevoir des capsules, des vases évaporatoires , etc., etc.; a, h, représentent une section d'un bain à vapeur d'eau pour sécher les produits d'analyse. On met la subtance, à dessécher, dans le vase conique de verre c, qu’on place au-dessus d’un vaisseau rempli d’eau ; et , en disposant ensuite cet appareil au - dessus d’une lampe, on peut opérer la dessication, en faisant bouiU lir l’eau que contient le vaisseau placé au-dessous du vase, G, et en l’entretenant à cet état d’ébullition, d,

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