‹ Traité pratique sur l'usage et le mode d'application des réactifs chimiques. Fondé sur des expériences, suivi d'instructions, pour l'analyse, des mines métalliques, des métaux, des sols, des engrais, et des eaux minéralesChapitre 68 sur 210 · EXPÉRIENCE XL · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE XL

En versant cinq ou six gouttes d’acétate de plomb neutre dans un verre à moitié rempli d’eau distillée , et , en ajoutant une goutte ou deux d’acide hydro-chlorique, il se formera dans la liqueur un précipité blanc, épais, qui est de l’hydro-cblorate de plomb. Ce précipité est

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facile à distinguer du chlorure d’argent, auquel il ressemble, en ce qu’il est soluble dans environ vingt-deux fois son poids d’eau, et qu’il ne change point de couleur par une courte exposition à la lumière. On peut donc faire usage d’eau, pour séparer l’hydro-chlorate de plomb du chlorure d’argent; mais il est préférable d’employer , à cet effet, l’acide nitrique. L’hydm-chlorate de plomb est également soluble dans l’acide acétique; et, au moyen de cet acide, onpeut, déplus, le distinguer du chlorure d’argent et du sulfate de plomb. L’hydro-chlorate de plomb, parfaitement desséché, avec un commencement de volatilisation, contient, suivant Rlaproth, sur 100 parties, ^5 parties de plomb et 14 parties d’acide hydro-chlorique.

EXPÉPtlENGE XLl.

Si, après avoir mêlé intimement ensemble, quelques centigrammes d’ammoniaque avec une quantité double de sous - carbonate de potasse, ou de chaux caustique , on tient près de ce mélange une plume , ou une baguette de verre, mouillée d’acide hydro-chlorique, il se produira des vapeurs blanches , épaisses , qui deviendront sensibles , et qui indiqueront ainsi la présence d’ammoniaque.

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