EXPÉRIENCE LIV
En ajoutant quelques gouttes de la dissolution de perchlorure de mercure, à de l’eau de chaux nouvellement préparée, contenue dans un tube éprouvette: il se produit, et se dépose instantanément un précipité jaune orangé.
Si l’on mêle une petite quantité de l’albumîne , ou blanc d’un œuf, avec de l’eau distillée , et, si après avoir laissé reposer le mélange jus({u’à ce que la partie insoluble se soit déposée, on verse dans la liqueur claire décantée, une dissolution de perchlorure de mercure : la licjueur deviendra laiteuse ; et, au bout de quelque temps, il se formera un précipité blanc floconneux.
Le même effet a lieu, sur un mélange avec de l’eau, du sérum du sang, ou toute autre matière albumineuse cjuelconque. Il suffit d’une goutte de dissolution saturée de perchlorure de mercure, ajoutée à de l’eau contenant — de son poids d’albumine , pour donner lieu à un nuage visible ; et, au bout de quelques heures, il
se dépose un précipité floconneux au fond du vaisseau.
Le même réactif produit un effet sensible sur un ii-
«jiiide, qui ne contiendrait que la moitié de cette proportion, ou — ~ d’albumine, en laissant le mélange en repos pendant quelques heures.
La dissolution de perchlorure de mercure , à employer comme réactif, devrait être gardée dans l’obscurité', parce que la lumière la rend trouble ; il s’en sépare un précipité blanc (sous-clilorure de mercure ) , et son action est affaiblie.