‹ Traité pratique sur l'usage et le mode d'application des réactifs chimiques. Fondé sur des expériences, suivi d'instructions, pour l'analyse, des mines métalliques, des métaux, des sols, des engrais, et des eaux minéralesChapitre 90 sur 210 · EXPÉRIENCE LXIV · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE LXIV

0n mêle une partie de chlorure d’argent bien sec, avec trois parties de sous-carbonate de soude, ou de potasse du commerce , privés entièrement d’eau par la chaleur. On met ce mélange dans le fourneau d’une pipe à fumer, qu’on fait rougir dans un feu de charbon ordinaire. Lorsqu’au bout de dix minutes , la masse est entrée en fusion parfaite, on la laisse refroidir. En cassant alors le fourneau de pipe , on trouve à son fond un bouton brillant d’argent pur.

Le nitrate d’argent est employé par les affineurs comme moyen d’esvsai de leur eau forte, ou acide nitrique, et pour purifier cet acide. Si, lorsqu’ils ont laissé tomber, dans de l’acide nitrique du commerce, quelques gouttes d’une dissolution de nitrate d’argent , cet acide reste clair , ils sont assurés qu’ils peuvent s’en servir. Dans le cas contraire, où cet acide ne conserve pas sa limpidité, ils ajoutent un peu plus de la dissolution, qui fait prendre immédiatement au mélange une couleur blanche laiteuse; en le laissant ensuite en repos pendant quelque temps, il s’y dépose un sédiment blanc (chlorure d’argent ). On décante avec précaution la liqueur qui le surnage , on l’essaye de nouveau ; et , si cela est reconnu nécessaire, on le purifie encore par une addition de la dissolution de nitrate d’argent.

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