XVIII. Mort apparente reconnue par le médecin
« Un médecin, dont parlent les Mélanges de l’Académie des curieux de la nature , s'étant aperçu qu’un homme qu’on croyait mort avait encore les membres flexibles, quoiqu’on ne sentit point de pouls, que l’immobilité du coton approché de la bouche déposât contre l'existence de la respiration, et que les lavements les : plus âcres fussent sans effet, fit frotter fortement la plante des pieds de cet homme avec une étoffe très dure, pénétrée d’une saumure très forte, et par ce moyen le
(1) Bruhier, Additions, p, 447, 148.
OBSERVATIONS DE MORT APPARENTE. 289 rappeia à la vie, Cependant, quelque efficaces que Soient ces moyens pour juger de l’état d’un sujet qu'on croit mort, il est certain qu'ils sont quelquefois insuffisants et, sans m'arrêter à compiler les exemples, je me contenterai d'en appeler à l'histoire communiquée à l’Académie royale des sciences, d'un soldat sur qui le fer chaud ne faisait aucune impression douloureuse, bien que tous les organes des mouvements volontaires fussent en bon état (1). »
XIX, Mort apparente ; mesures prémalurées d'inhumation.
« La fille du nommé Gouge, artisan, ayant été conduite à l'Hôtel-Dieu, et étant jugée morte de la maladie qui l'y avait fait transporter, donna henreusement des signes de vie dans le temps qu'elle était sur le brancard dont on se servait pour Ja porter dans la fosse. Elle guérit de cette maladie, et fut mariée depuis. Ce fait peut être encore certifié par Jeanne Gouge, sœur de la ressuscitée, blanchisseuse, demeurant ruc de lArba lète , faubourg Saint-Marccl (2).»