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(1) Volney (tabl. du climat et du sol des états d’Amérique, Tom. Il.) a dépeint ce caractère froid dés peuples du nord d’une manière frappañte. Il dit, et ji des habitants de l'Amérique: » Le.coloniste Aimé- ) ri-
ressortir ici les nombreuses exceptions Lou poUurA raient se présenter à cet égard,
: Les habitants des provinces Françaises du nord respireül un;airraréfié et pur, ils occupent un terrain Mon. tagueux, boiseux ; ls: se caractérisent par un physique 23 ed | sn ti
h ricain, de sang Anglais où Allemand naturellement » froid ét phlegmatique calcule à tête reposée un plan » de ferme; il s’oceupe sahs vivacité, mais sans re- » lâche, de tout ce qui tend à sa éattok ou à son » perfectionnement: si, comme quelques voyageurs lui ».en font le reproche, il devient paresseux, ce n’est » qu'après avoir acquis ce qu'il a projeté, ce qu’il con- » sidère comme nécessaire ou suffisant,” | » Le Français y au contraire , avec son activité ordinaire, pétulante el inquiète , entreprend, par » passion , par engouement, un projet dont 1l n’a cal- » culé ni les frais, ni les obstacles: plus ingénieux » pent-être, il raille son ed pod ou l'Anglais, » sur sa lenteur” |
» Plus; je me suis persuadé, dit Volney, que le silen- » ce domestique des Américains , ce qui s’enteud aussi » des Anglais, des Hollandais , et des autres peuples » du nord dont ils dérivent, est l’une des causes les » plus radicales de leur industrie, de leur activité, de ÿ leur réussite en agriculture ; °n commerce , en arts,
‘j Avec le silence, 1ls concentrent leurs idées , et se
5 donnent le loisir de les combiner , de faire des cal » culs exacts de leurs dépenses et de leurs rentrées ; »'ils acquièrent plus de netteté dans la pensée , et par » suite, plus de précision et d’aplomb dans tout leur »'eystême de conduite publique ou privée,” ?
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plus: agile, par une certaine sécheresse dans leurs so lides; chez eux le système pulmonaire et sanguin est plus prépondérant que chez:le Hollandais: Celui-ci ést plus lymphatique ;"ses organes abdominaux sont plus développés : celui-là" plus nerveux ; :plus (sanguin? a lä sensibilité plus prompte à réagir; toutes ses sensations sont plus vives; et- chezle-Wallon, l'impatience, dans le caractère , la Chaleur « dans lPamour sont énergiquement prononcés ;4.il. es, remuant, fougueux, -emporté,-.et possède. une,;imagination .45= sezactive :son esprit ést.loin:d’être äinculte. , 44 « : L'influence dusol et du:climat est bien moïns sen< siblé dans la Flandre et'le Brabant: tout s'y réssént dés mœurs , et dés'institutions religieuses et. “civiles: L’habitant de ces contrées, quand il vivait dans lé tat de simple nature, était agrestre, sauvage ; : et le nom, les traditions historiques lui. ont conservé jusqu’à ce jour , dénote. assez son penchant naturel pour. la. guerre. .Ce, caractère: natio = nal qu'il possédait autrefois à un haut degré, a beaucoup perdu de son énergie: : En Hollande, au contraire, les habitants ont un langage ‘et desmœurs qui ‘leur sont propres, et qui, depuis-dé longües années } ; se sont transmis de père en fils; la nation se ressemble , plus ou moins, et tient aux institutions de ses ancêtres, En Belgique , : point : d'idiôme,, n nulle habitude qui tienne au caractère du pays : et chaque, âge offre l'empreinte de mœurs nouvelles. Cela n’a rien d’étonnant : ce pays fut toujours un sujet. de: convoitise pour tous les. conquérans des sièeles : passés, vu. la. fertilité-desôn »sol,
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et l’industrie de °ses habitants. C’esti ainsi ï qu’on? Pa [vue ‘passer? sous ‘dés puissances divérsés ;" et ‘per? dir son ‘’aneién lüstre ‘en adoptant les mœurs du: riotiveau’ peuple’ auquel il venait d’être agrégé. En’ Belgique’les : mœurs n’ont'rien de tranéhant, dé caractéristique ; loi ly ést'actif auf dérnier points Pinidustrié y ‘règne ‘dans Saba son étendue; mais poirit” por à de passion où de ifolie domitiante : a! nation n est qu’un ensemble de: caractères ‘différens. = Peu favoris “par Ja fertilité" de! son sol, te: Hol-: landais' a -nécéssairement ‘dû porter ‘sès: vues vers. dés ‘spéculations niécatitilés.) ‘Habitant les bords de lämeï, voisin d’un peuplé” commerçant, ‘il'a été riatürellement invité à" ce genre de vies et ©’ést ainsi que les voyages lointains, la’ perte, le gain et les spéculations en fait de commerce, “sont ‘dévenus ses idées “dominantes: Le’ coimerce , , tout'en donnant Vhabitude du caléul, à Süpériéürément perfectionné les’ combinaisons i n'éllectuelles dé ce peuple en: tout” favorisé, encore ; par son instruction primäi dot she rene moon bot code. ter tuer N Ce bacianls oral"s0it" qu’il slots mini du sol; on des mœurs ; , doit avoir uné puissante influénce sur le dévélor P pement dés aliénations mentales! Cettéässértion est tellémént vrai,que les fous en France, et suftôut à Paris ; “différent. éssentiellément' de eux d'Angleterre, ét dé” la Belgique. En parcourant à Paris, dit Casper (1), un institut d’aliéñés, on est
abmreniméet sr as Dr tre APR Ha
(1) Carakt, S. 479.
est frappé du tumulte, des cris de joie, des chants, des saillies d'esprit, de l’air content et. jovial ; qui y règnent: en Angleterre, on rencontre un silence. morne ; une réserve extrême dans les manières , des hommes qui se promènent à l'écart; des figures mélancoliques et. effrayantes. Les femmes aliénées ajoute Casper, se retrouvent encare en France avec tous les attributs qui y distinguent lesexe. Elles sont toujours spirituelles » agagantes et coquettes à tel point, qu'il est. presqu” impossible, en, visitant. la salpétrière, de ne pas recevoir de telle ou telle aliénée: des invitations, qui décèlent les passions les plus ardentes. Dans les maisons de fous en Angleterre, on est frappé de la décence que les femmes mettent. dans. leur maintien et leurs habillemens; ce qui ‘contraste singulièrement | avec la toilete ridicule. des aliénées de la salpétrière, Casper ne vit au.
Bedlam, qu’une seule femme, qui lui addressât la
parole, et c'était pour lui demander une explica-.
tion sur le nom du poëte Allemand Gessner.. Tant ‘il est vrai que l’éducation d’un peuple donne une, teinte particulière à à fshémaponi mentale.
On a encore prouvé qu’à Paris, la éaibonigitits militaire, le couronnement de Napoléon, et d’autres sujets de tyrannie publique avaient non seule-, ment influé sur la production des aliénations men-, tales, mais (1) qu’ils donnaient encore à ces maladies,
nn | DE . Un
th taractère particulier: Casper rapporte qu'il ‘a vu plus de mianies furieuses en France}. gaie de es lancolies * en ‘Angleterre. Li re MA 0) D’ après ce court aperct, nous pétttotis déjà préssentir que notre pays ne saurait Offrir , généxalement parlant, les mèmes genres de folie qu’on trouvé ‘en France "et qui ‘tiennent aux mœurs et ‘à la manisre de vivre des habitants. La Hollande prôprément dite mérite surtout notre attention. Le commerce, comme nous avons vu, est lémobile dominant de èe pays, et les chagrins, les soucis “qui se rattachent à ces sortes gx Ads se sont incaleulables:s 7 AGE, HR, Gi “Esquirol à dréssé un tableau pots ‘faire ressortir” la prééminence des divers genres de vie, considérés comme causes de la folie, ét a sierqul le | résultat suivant , Sur ca 4 individus.
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Si, ;en. France, le nombre des: négogians aliénés l'emporte, sur celui d'auenn. antre état, s'il surpasse celui des militaires ; combien, Ja: folie ae doit-elle pas: être une maladie fréquente, en Hollande, là joù toutes, les «opérations se ÆAPPOFIERLO: en, quelque sorte, exclusivement au.commerce ;. combien. .engore des ;profondes méditations de, toute espèce qu’en fante :ce, genre d'ocenpation, .ne doivent +.elles pas se réfléchir,sur,le, caractère des aliénés Holandai ê T'ouporte, à ; croire, que, Ja, mélancolie et la.folie tranquille; sont: des, maladies, plus, çommunes dans uos provinçes, du nord qu’en, Frances; d'autant plus que les habitants de ces contrées offrent. comme i a.été, dit, moins de passions :fougueuses,, maisçun cercle. plus étendu de combinaisons. intellectuelles; leur caractère ;est raturellement plus triste, plus réservé. anbiséhl Or noe ,trevine filme:
Toutes choses égales d’ailleurs, il est certain, nonobstant l’aisance du plus grand,,.nombre des habitants, qu'on trouvera plus d’esprits chagrins en Hollande ;que dans la Belgique ,proprement dite. Là, c’est une mère qui s’inquiète;, sax.lesretour de son mari, conduit dans, des pays..étrangers .par V’appât de sesaffaires. La tempête quiseyprépare dans le lointain resserre son cœur .d’angoisses chaque navire qui entre dans le port. est» pour elle, un sujet de curiosité inquiète; elle s’informe partout; elle conçoit des idées affreuses ; toute,sa. famille est en déso'ation, et, à la fin, une nouyelle..fatale arrive: . son mari est mort. "Là encore , c’est un négociant dont la probité est reconnue!, qui, dans des spécu- 8 Ia la-
;lations mercantiles;a essayé des pertes immenses: il .8.de honneur, de la, conscience ; ilise prive de tout; il fait des. Sfouts | inouïs pour. remplir le vide de :ses affaires. , Toujours inquiet sur son sort, ce brave, homme ne mange, ni, ne, dort; .les. soins ;. les égards de son épouse, l'amour. de: ses ‘enfans sont sans attraits pour lui; et la pâleur. de sa, figure, le dépérissement, de Son. Corps. annoncent, -combien .son, ame est. attristée. Il voudrait. sauver. toute. sa famille » payer,ses, dettes ; amais vœux impuissans!, il .é RER ve, de, nouvelles pertes, et, doit suspendre Ses 8 faires.. © est alors le moment critique. | : Que dagi 1 MU 4 d’affronts, que de perplexité n’é- PEUT pas, € n pareille circonstance ; Un. moral: sen= Aible. L Voyez, encore ce. marchand: qui. passe, ses jours, dans . les, spéculations ! les: plus arides ; , cet autre individu qui, tout au milieu d'un Lee apparent, se;ronge le cœur. pour s'être enrichiraux dépens: de. son, maître. Enfin, on n’en finirait pas , en, voulant, rapporter, topies. les agitations morales agix se, Aaaghent. au. ROUGE +, nya, il.est vrai, auçun pays qui, ea. soit, à l'abri, «puisque par » le SPTRREASE 64 est un, besoin. de J’homme civiés. mais, comme. il #8 chez le Hollandais lidée ante,, tout-porte. à ‘croire, que,, parmi, le grand
FRA cr 2h qui: “PER sous la folie
£R5 maritimes 1 à re pertes et au : gains : ÿà méritent d’être principalement. prises. en considération.
J | Aa Flandre, le Brabant et les provinces Willènses
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ne sauraient offrir un caractère si général dans les Li # ARE À pi .Cau-
TE Det UD eut A LPO à HouX 2:
catises ‘du désordré mental. ‘Les! passions" #/Sônt trop divisées; les vas ire db les idées dû peuple ‘hé se rapportent point à un sujet dominant. ‘En Frañice, Jes maisohs de fous sont péhpléesi ‘dindi- Mise . pie vie dans” œ er "n ii cb de Korea prennent une A se ur aussi ‘activé de lé hommes. (La Labs aù rapport de Capeitést, en France, comme 1 à 57 chez l'homme, et! comnie 1445 chez la femmé.) Dans nôtré pays on s'octie de’ politique’ avec mins dé véliémence. Gonvèrn ésp pér des lois'en rapport avec la libérté individuelle » nous nie‘ sommes ‘pes sujets à ces génres de passions si gnälées par Montesquien. Deux chémins ménent à la corruption ; dit cet auteur: l’un, “lorsque Je peuple n’observe point les lois, l'autre quind il est cor- Fompu par Les lois (1). 0 7 UE. Sue -Nos voisins les nr LIRE" ‘if vient d'être dit, offrent, comme éaractère général de Jeurs aliénations mentales, un état de tristesse et deréservé.. ‘Les mêmes cases que’ nous-avons trouvées en Hole ‘laridé petivent: encore se rapporter À ve paÿs. PA IL serait assez curieux de rechercher jüsqià ñ ‘quel point les. divers cultes religieux potirraient L chez nous, causer la folie, On ‘saurait peuts êtré établir ici la mème balance que Leupoldi a faite pour un pays voisin, Cet: écrivain ob= ‘serve que le Nord de l’Allemagne offre un plus | grand nombre de folies, faite” avee | | (ROULE ik mr FT AL |
(a) Esprit des Lois. Tom. I. L. 6,
PAlemagne di süd, remarquable par son culte qi è vst page rÜmain ; mar Lu ’en S Le vi Hat tous” | Host 4 sivoit st Lori ne pourrait établir lés mêmes rapports , éttirerlés con Séquences qui en dérivent pour notre ôÿatirie. La Hollande professe généralement le’ Culte réformé ? la Plañdsé ét le Brabant, le catholicisme ‘romain; il y aurait donc ici une comparaison assez interressante à faire, Il s'agirait de démontrer si la Hollande offre, relativement à nos provinces catholiques, le même nombre de folies, surtout religieuses, que Burrow ét d’autres ont reconnu dans les paÿs ré formés d’Angleterre, et que Lenpoldt vient d’observer dans les contrées d'Allemagne où règne le protéstantisme. Il faudrait, à cet effet, des calculs exacts sur la population de nos instituts d’aliénés $ mais jusqu'ici , nous n'avons là-dessus que des notions trop Béncses pouroser établir un tel parallèle.
D'après tout cé que nous venons de dire sur le climat et les habitüdes sociales, on peut déjà voir que le choix à faire, quant au climat que doit habiter le malade, n’est pas. du tout indifférent, Une atmosphère tempérée, un endroit uù l’air est pur, non humide, par exemple celui des prairies, où celui qu'on respire aux environs d’une eau coulante, sera tou jours à préférer. Le midi de la France et l'Italie, sous le rapport de l’agréable température de l'air, auront de l’avantage sur tout attre pays. L'air qu on respire aux environs de Liège, de Bru-
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