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a lieu pour le choix de tout le, personnel, qui compose l'administration, de ces établissemens, et qui
sous ce rapport, offrent, tout ce qu'il, y a, de. pé=
nible pour lhumanité. , Les aliénés qu’ils renfer-, ment, sont abandonnés à leur malheureux. sort ;..ils sont privés de tous les secours que peuvent leur apporter l’art, la morale et la religion; et c’est une idée bien... aflligeante que de voir placés à la tête d'une direction. semblable, des hommes dépourvus de toutes les qualités morales et physiques qu’exige un. tel,,emploi.., Ces qualités,.ne sont presque jamais prises. en, considération, dans le choix. des directeurs de ces hospices; et rien de,plus facheux que de rencontrer, ces. usages .qui révoltent l'esprit, et por-
tent. l’indignation , à ‘son comble. Nous. osons le dire: on .chercherait vainement dans nombre, de nos instituts, pour aliénés, le. moindre principe d’humanité , encore moins une cure morale et phy-, sique dirigée. par. une main habile. Il est. douloureux, mais juste de le dire, que des spéculations d’interêt seules guident. plusieurs des chefs de ces
| établissemens. - C’est en .privant le pauvre insen-
sé : de, son nécessaire ;. qu'ils. satisfont. leur :vile lésine; ils altèrent la composition des. alimens $. ils dimingent. la portion de nourriture qui revient à l’aliéné: ses. vêtemens sont de vrais haillons;. et
nulle différence n’existeentre les habillemens d’hiver et
ceux d’été ; l’aliéné est couché sur quelques brins de- paille pourrie par ses ordures 3 «et, ajoutez à. eela un, traitement brutal, les ‘chaines, l'humidité des. locaux, les injures, les coups, l’insouciance,
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la plus révoltanté dés 'servans’s et'voïs atrez}, ni cidre” parfait ;” ais! seulement ane esquisséinconph t& de‘tout ce que l’hômitne soufre datisices réduites de désolation, Quél objet ‘pour ünmioraliste {Com Vién ide’ sujets'inépuisables!, ‘dértableaux déchirans y ‘trotivérait ‘uné! plamie ‘éloquenteit Cette’ peintüie® ré serait d’un ‘haut intérêt, ‘parce! qiie l'état sotial; entier Y' ‘est intéréssé, et’ quel tous! ‘les :mèmbres qui le ‘composent peuvent être ‘dans’ le ‘cas d’avoir "un parent ou un ami que’ l’outrige du Sort on daie à passer ses jours ‘danÿ ces’ asyléss' “Quel* contrasté que ‘cétté foule ‘de’ monde’ qui S’empressé! à courir après ses jouissafices , ‘passer ‘mille ‘fois-dez vant! ur hospice d’alienés sañs ‘songer * seuléinétit” aux ‘infortûnés: qu'il rénfèrint’, sans s'informer quel’ peut en être le’sort,' “ou quelles” sont lès ‘amélio2” rations qu on: ds ot “1 leüf ‘horrible!
existencè. RENE tr JAÉE DEEE LÉRREUR EL HET: à b “On ne ‘saurait asséz! fire ‘connaître de tels'séatise dalés, ‘véritables ‘brigaridages ! adrinistraifés" paris" qu'ils” influént sur l’éxistènce d’üne ‘classe d'homme mes aussi ‘intéréssans: que ‘malheüreax. Mais, quoi qu'il soit vrai de dire‘ que: l Belgique i6ffre pas” un: seul établissement” organisé, en tout, suivant ‘les règles de Parts PT que je viens ‘dé’ signaler né sauient être applic HÉS généralement" et indis= tinctément * 4° tous ‘nos institüts: ‘tous ‘offrent! bien‘ un. modé vicieitx ‘d’adininiétration ; ais i°ÿ” en à cependant, “où la direction ‘est Hé de pré” sentér les: déprédations que nous Vénons' d’éfpô=" ser.” ‘Les vues’ de quelques-uns des’ chefs ‘dé nb$”
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insüituts'sont trop honnêtes; leur conduite est trop exempte” de ‘reproche pour qu’ils se trouvent com< pris* dans -l’exposé qui vient: d’être fait. ® Parmi quelques hommes ‘dont j'aurai encoré occasion de: faire connaître les éminentes. qualités, je me plais à citer ici les Frères et les Sœurs de la Charité , sous la diréction desquels quelques-uns de nos instituts pourles insensés sont placés. Ces ames/pieuses ont toutes les: qualités requises pour ce genre d'emploi ; mais malheureusement à: cause du défaut d'instruction et de: chef, ils péchent par les excès! Nous exceptons encore: ici la direction des hospices qui, avéc ‘la meilleure volonté possible: des ‘chefs, ne saurait, jamais parvenir à un but utile > tant ‘qu'un plan de conduite ne sera. tracé par des hômmes instruits dans les maladies mentales. PE HAN
:Lésr aperçus que je vais produire surla mortalité; et: les guérisons des aliénés dans nôtre royaume, prouveront que le sort de ces malades mérite toute l'attention de nos législateurs + la mortalité est bien plus grande: dans nos instituts, qu elle ne l’est en France, en Angleterre, et en Allemagne,
: Mon désir avait été, en m’occupant de cet objet, de. recueillir. un cadre statistique: parfait “de toutes. nos pions ‘pour ‘aliénéss -mais je n’ai
pu remplir. qu? imparfaitement: ce tableau: quois
que, je. mersois donné plus de peiries que mes
forces, et mes occupations ne me’ ont pr
mis, afin: de parvenir, à !mon but. J'ai même, essuyé, en ‘quelques: endroits ;‘ des ‘désa-
gré:
grémens, auxquels je ne, m'étais guère. attendu. Après avoir, moi-même, fait des démarches ;-.que vraiment . je n'aurais plus le. courage. de -réitérer , : j'avais donné connaissance : à la commission, de. mes effets infructueux,. et elle daigna faire de nou velles tentatives pour compléter mon travail qu’elle: jngcait de quelque utilité. Dans plusieurs établisse-. mens, mes demandes ont été accueillies par nn refus, décisif, dans d’autres on a fait passer:le tempsen prowesses, et je suis resté sans rien obtenir; j’en pour rais Citer où la mauvaise volonté a été portée jusqu'à interdire, avec une arrogance dont lesnations les-plus. grossières auraient rougi, l’entrée de l'institut à ‘des pATSORRES dignes :de toute considération, etiqui s'étaient bien voulu charger dela demande dé cri ques renseignemens 291 00 bons saut attentat
Je me serais bien abstenu de on dunes facheux résultats, siice n’était pour publier la moralité; des personnes placées à la tète de ces directions. ‘Ja: mais un asyle pourles aliénés ne devrait être ‘fermé au médecin psychologiste; et toujours, ‘quand le directeur. d’un pareil é tablissement n'a point de reproche à:5se faire, quand ses intentions sônt pures, il. pourra, sans rougir, ouvrir ses registres de mortalité. L’injure et la brutalité qu'il emploie pour repousser l’homme dont les intentions sont honnètes, font planer sur lui des accusations, dont un jour il doit redouter les justes conséquences. Si ceux à qui sont confiées de telles administrations, travaillent avec droiture au salut des aliénés, ils doivent
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