DU LILAS
Préparez dans une petite casserole, et au bain-marie, environ 5o grammes de cire très blanche. Ayez dans un petit récipient quelconque une éponge humectée d’huile blanche la moins grasse possible ; prenez alors le petit moule en fer, piquez-le dans l’éponge, il se trouvera ainsi légèrement huilé, trempez-le dans la cire juste à la hauteur, pour bien former la fleur, ensuite passez-le à l’eau froide; puis avec la pointe d’un petit couteau détachez légèrement les quatre coins sur le calice pour donner plus de grâce aux pétales et pouvoir les fermer ou ouvrir selon l’ordre de la nature. Retirez la petite fleur du moule et déposez-la sur une assiette.
Recommencez la même opération et remuez de temps à autre la cire, pour en
TRAITÉ SUR L’ART DE TRAVAILLER
conserver toujours la même blancheur. (On doit surtout observer que la cire ne soit pas très chaude, c’est là un point principal, mais après quelques essais on se rendra facilement compte du degré de chaleur.)
Dès que les petites fleurs sont terminées, prenez du laiton à fleurs le plus fin possible, coupez-le par petits bouts de 6 centimètres, dont vous tremperez l’extrémité dans la cire jaune fondue. Quand tous ces petits bouts seront ainsi préparés, vous les ferez entrer dans le calice de chaque petite fleur en ayant soin de laisser le bout jaune à l’orifice du calice. Ensuite ayez de la cire fondue, d’un vert tendre, trempez un petit pinceau dans cette cire pour assujettir le calice au laiton, et masquez complètement ce laiton, mais très légèrement. Vous pouvez alors grouper vos petites fleurs et former une grappe. Sa légèreté en fera toute la grâce; chacune des petites tiges étant couverte de cire, la simple chaleur des doigts les collera ensemble. Quand la grappe sera presque terminée, vous pourrez ajouter un fil de fer plus fort, suivant l’emploi que vous voulez en faire.
Pour les boutons non éclos, prenez de la
cire blanche, formez un bouton sur un laiton en le roulant dans les doigts ; avec un ébauchoir ou un petit couteau , formez sur le centre quatre petites incisions, trempez-les ensuite dans la cire assez chaude d’un vert tendre.
Pour les lilas-lilas, il faut remarquer que la petite fleur étant beaucoup plus pâte à l’intérieur qu’à l’extérieur, on devra pour pour obtenir ces deux tons, après avoir piqué le moule dans l’éponge huilée, le tromper une première lois dans la cire blanche, ensuite dans la cire lilas fondue dans une seconde casserole. On obtient la teinte Hlas par le mélange de carmin et de bleu, après avoir blanchi la cire1.
DA HLIAS
Cette fleur qui semble très difficile à imiter est cependant fort simple en raison de sa conformation régulière. Commencez par
1. En 1868 j’ai mis en usage des moules en fër pour le lilas. Ce sont les seuls qu’on doive employer, les moules en cuivre produisant instantanément du vert-de-gris au contact de la cire, et les moules en bois ne donnant que de grossières empreintes.
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former le centre et la tige en prenant un fil de laiton assez solide pour le poids de la fleur; vous le préparez comme il est dit pour la rose, en lui donnant la forme du dessin n° 1 ; sur ce centre, groupez les petits pétales en les ouvrant graduellement (voir les dessins nos 2, 3, 4.) Pour faire ces pétales, enlevez sur un -petit carré de pomme de terre la quantité voulue de pétales en cire (voir dessin n° 5), ensuite vous taillerez sur pomme de terre ou carotte trois grandeurs de pétales (dessins 6, 7, 8), enlevez en cire le nombre voulu, donnez aux pétales la forme du dessin n° 9, continuez de les grouper symétriquement jusqu’à formation de la fleur. Il est urgent pour la solidité des pétales, chaque fois qu’une rangée sera posée, de les coller avec un pinceau trempé dans la cire assez chaude.
Les nuances du dahlia sont très variées. On donne à la cire un ton uni, on achève de les colorer soit à l’aquarelle ou à la poudre.
TRAITÉ SUR I.’ART DE TRAVAILLER