‹ Traité sur l'art de travailler les fleurs en cireChapitre 4 sur 18 · LE LIS · texte numérisé non relu

LE LIS

Le lis offre des proportions plus grandes. A première vue, vous le croiriez dépourvu de calice et n’ayant qu’une corolle de six pétales ; mais observez la fleur quand elle|est peu

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ouverte; vous voyez un premier groupe de trois feuilles blanches, évidemment situées en dehors de trois autres feuilles : les premières qui sont étroites et un peu vertes à leur sommet représentent le calice ; celles de l’intérieur sont plus larges ; leur surface diffère de celles des folioles du calice en ce qu’elle est creusée d’un sillon longitudinal bien marqué ; ces trois feuilles intérieures forment la corolle. Quant aux étamines, il y en a moins que dans la rose, mais elles sont plus grandes et plus faciles à observer : leur filet est blanc, un peu élargi à sa base, et porte un long bissac jaune. Quand la fleur est épanouie, ces bissacs font la culbute, et vous voyez qu’ils ne tiennent au sommet pointu du filament que par un point situé vers le milieu; la poussière jaune dont ils sont recouverts prend le nom de pollen; le bissac qui la renferme se nomme anthère ; le pied qui porte le bissac est appelé filet. Ainsi, l’étamine est composée du filet , de Y anthère et du pollen.

Enlevez maintenant les six étamines du lis ; vous voyez qu’elles naissent, non pas sur le calice, comme dans la rose, mais sur le pied même de la fleur. 11 vous reste sur ce

pied le pistil, qui diffère beaucoup de celui de la rose : dans cette dernière, il se compose d'une douzaine de corps attachés sur les parois de la boule creuse formée par le calice et séparés les uns des autres; le pistil du lis, au contraire, est d’une seule pièce. Il offre à son sommet trois crêtes molles grenues, disposéesen triangle ; au-dessous est un long col, lequel pose sur un corps plus gros, deux fois plus court que le col, et présente six côtes arrondies, séparées par des sillons; ce corps est divisé en trois loges par trois petites cloisons renfermant des graines; en remarquant la position des trois crêtes, vous verrez que chacune répond à l’une des trois loges.

La partie du pistil qui renferme des graines a reçu le nom d ’ ovaire; le long col posé sur lui s'appelle style , et les crêtes humides qui le terminent se nomment le stigmate.

On appelle pédoncule la queue de la fleur dont la naissance, servant de support au calice, aux étamines et au pistil, porte le nom de réceptacle.

Puisque nous connaissons à peu près maintenant la structure des fleurs, voyons les moyens de les reproduire.

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