CARMIN
Faites fondre au bain-marie 30 grammes de cire avec à peu près le même volume d’essence de térébenthine’; broyez à l’essence 50 grammes de carmin, ajoutez-le à la
cire, retirez du feu, mélangez le tout en le malaxant jusqu’au moment où cette préparation sera froide : elle aura alors la consistance d'une pâte molle. Placez-la dans une boîte fermée pour vous en servir au besoin.
Procédez de la même façon pour toutes les autres couleurs. Pour les pâtes vertes employées pour le feuillage, il est préférable de se servir de l’essence de Venise ; son corps gras donne plus d’élasticité à la cire.
Ces pâtes se conservent indéfiniment. Le carmin et le jaune vendus généralement en pains demandent beaucoup de soin à broyer; il est préférable de faire faire ce travail par un marchand de couleurs.
Toutes les nuances en poudre palpable sont d’une préparation facile; il s’agit d’en opérer le mélange à la cire fondue ayant un équivalent d’essence de térébenthine.
Les couleurs broyées à l’essence doivent être mises en pâte le plus vite possible; l’essence s’évaporant très rapidement, les couleurs sèchent et le mélange avec la cire devient très difficile1.
1. La cire employe'e pour les Heurs et le feuillage doit être de premier choix.
TRAITÉ SUR L’ART DE TRAVAILLER