‹ Traité sur la politique coloniale du Bas-Canada [microforme]Chapitre 2 sur 9 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Lorsque des savans, après de séricnses études ctavee des connoissances lentement acquises, nttogroient quelques vérités importantes de l’ordre politique et moral, on voyait aussitôt d'autres savans, avec les mêmes avantages de gcience et de talent, publier pour les combattre, des traités doginatiques où ces hautes questions étoient developpées dans nne juste étendue, les sentiments de l'auteur exposés avec gravité, les opinions contraires débattnes avec modération et bonne foi. C étoient des batailles rangées entre des troupes régulières, livrées par d’habiles géréranx, où le snccès étoit glorieux, et où la défaite même n’étoit point sans honneur.

Mais depnis que des levées irrégulières d’ecrivaius mal armés, les uns encore tous couverts de la poussière des Bancs, si même ils ont fait leurs classes, les autres arrachés, à des occupations de Bureau, aux arts agréables, à l’etude des ecionces physiques, se sont jetés sur la politique et

regions; Ces attaques faites sur tous Îes points et nec tontes les armes, même les moins nerties: faites dans les gazettes et les pam- Blois, ec @ il n'y a souvent de profond que la augrité, et de sérieux que le mal qu'ils peucout fure; ces attaques, on platôt ces incursions, ont nécessité nn autre système de défense Ja fallu repousser avec des ouvrages réguliers

cette guerre do partisans et donncr à la raison et aux bonnes doctrines ces formes abrégées et ra- | pides que le génie du mal avuit revêtues pour les 1 combattre.

| Tel ne fut certainment pasle motif de la com- | position originaire de cet ouvrage, mais tel est bien aujourd’hui le but de sa publication en corps d'ouvrage. La guerre contre tout ce qui est bon

| et juste étant devenue plus active que jamais, j’aï | du laisser ce traité sous son ancienne date et sa

| prémière forme. Je le livre à la critique, sans | chercher à désarmer dans une Humble Préface, | son utile sévérité, Je le livre à l'esprit de parti, décidé a n’opposer que le silence à ses injustices.

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| Minister justitiæ in bonum si autem malum | feceris, time non enim sine causà gladium poitat,

Telle est la théorie dun droit qui constitue mon texte. L'opposition dans te gouvernement, la license de la presse, la formation du Conseil Législatif par voie d'élection, voilà mon sujet.

El auroit fallu des volumes pour traiter dignement une matière aussi ample et qui renferme | tant de questions différentes ; questions dont le fonds est indépendant de la solution particulière quelles recoivent dans des délibérations nécessairement soumises à l'influence des circonstances et des évènemens.

Cet ouvrage renferme une collection de différents matériaux que la nécessité m'a forcé a exploiter ; ceci a du multiplier les parties foibles et les points d'attaque. L'ennemi pourra

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om est rps bon , j'ai t Sa sans face, ati, lices.

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percer eu mille endroits, je le sçais ; mais ce n'est point en prouvant dans cet ouvrage, la nécessité de la censure que je méconnvitrai les justes droits de la critique.

J'expose mes sentiments avec franchise ; je les exposeavec les égards dus aux hommes et aux loix. On ne peut en exiger d’avantage. J'’accorde au Gouvernement beancoup de pouvoir sans donte, ceci est juste, mais je ne sçaurois lui reconnoitre celui d'interdire la discussion grave et sérieuse sur quelqu'objet que ce soit d’ordre public. La vérité est le prémier bien des hom. mes, le plus sur fondement d’une colonie ; nous ne sommes ici bas que pour la connaitre, et nous n’avons pas d’autre moyen de la découvrir, qua de la chercher.

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