‹ Traité sur la politique coloniale du Bas-Canada [microforme]Chapitre 4 sur 9 · ARCS · texte numérisé non relu

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L'opposition est une nécessité dans notre forme de gouvernement. Aux yeux de la démocratie ce mal est la rnyauté dans ce qui la réprésente ; et cette dernière qualifie de vice les prétentions du pruole ; l’une et l'autre mise en présence et comme en champ clos dans le gouveruement représentatif. Le snjet du eonbat une fois connu, lee partisans sont les at'ethes et les journaux l'aime et le Théâtre de leurs querelles,

D'une part sera le chef de l'Exécutif avec le Conseil Législatif, considéré plutôt comme un corps particulier que comme un appendice du pouvoir émané de l'autorité royale, car les membres acquerent leur indépendance avec leur titre : ils out nommés à vie, de l’autre côté sera le peuple et sa Chambre d'Assemllée. Du côté des p'emièrs seront donc les sup:ématies politiques, et par conséquent la tendance au repos : étât na+ turel à tout ce qui est parvenu à son terme : dn

eôté des derniers est l’infériorité relative, et par: conséquent la tendance à l'inquiétude, à Pambition, au gout du changement qux révolutions ; situation crdinaire de tout honime qui aspire a aller plus loin. La démocratie tendra donç au pouvoir le plus arbitraire parcequ'ilest le plus offensif, Fadministration au pouvoir le plas absolu parce qu'il est le vtus défrusif, double tendaure qui explique tous les accidents de çette société La première conséquence qui découle de ces principes est que l'opposition dans la Chambre d’As: semblée sera faite aux empietements de l’adimipistration, l’autre au çontraire aux entreprises de 1 démocratie.

- Ce qui sauve l'Angleterre est la grande influence que la couronne et la Chambredes Lords exercent surles électionset quileur as. sre la voix d’un grand nombre des communes. Sans cet auxiliaire, la Chambre des Lords et la royauté auroient depuis lougtemps sucçombé et il y auroit de quoi s’étonner de la méprise de ceux d’entre les Pairs d’Angleterre qui travailleraient a faire des élections populaires et qui reprocheraient au gouvernement de chercher à se donuer des députés royalistes.

Les journaux sont donc l'arme offensif de la démocratie, et l'instrument défensif de l'administraion. Muni d’un pareil glaive, le peuple s’em-

are bien vite du pouvoir, si l'administration ne se bus de réprimer les exces de ceux qui le manient. Ainsi l’on voit dans ce pays, les jouruaux de la majoriré de la Chambre d’Asemblée attaquer avec

Wiolençe, tandis que les défenseurs de Padminis-

tration soutiennent le Combat avec le désavantage

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ne dans cette guerre comme dans tonte autre, vue defense parement passive a contre nne nge ression opiträtre et coutiauelleément repitie, Les talents n y fout rien, les puitis n'en recoit: poissent où n’en supposeut que chez ceux qui les servent ; Etla Gazette de Québec dort on a vanité lus Succès et apprecié le mérite, luGazette de Neilson a pali devant Le Canadien, tant aux y ux du vulgaire une défensive calme et raisonnée pa roi. frible et décolorée auprès d'une attagrie audacieuse et qui ne respecte rien au reste la Ga- Zette n’auroit peut être rien faite sans l'horreur et l'indignation exçitée par l'adoption des 92 résolutions. Jusque dans la brieveté des articles, les joursaux sont bien plus propres à l'attaque qu'à la défense. On attaque avec un mot, un trait ; il faut des voluines pour répondre et pour défendre,

Par une fiction ultramontaine, la constitution Anglaice a déclaré que le Roi ne pouvent mal faire et l'u placé à peu près comme le Déisme fau de la divinité, daus une ‘phere inaccessible aus agitations de ce bas monde, et on lex passions ui le soin des affaires humaines ne sçau OÙ ent troubler sou repos. Assis sur la hauteur et Join du combat, c’est du haut de leurs trônes que les chefs des gouvernements représentatifs deçernent leurs arrets; si quelque fois ils out été forcés d'en descendre et de s'engager dans la mêlée, demendez à l'Angleterre, interr gez la France, ils vous diront ce qu'ils sont devenus . .

* # | + er” Les mânes de Charles ler vous apprendront que pour avoir sigué le convenant çe Priuce fut mia

àmort!.,..,.:, Si ensuite vous consultez les autenrs qui ont receuilii qu lques débris de la vie du martyr de la révolution Française, la chrouique ne Vous rapportera qre trop fidèlement quel fut le sort de l'infortuné Louis XVI. pour s'ètre opposé aux vœux d’une populace effiéué:.

Les membres de la majorité se dédomagent des respects forcés qu'ils prodiguent (R quête an Parlement Impérial Ler Mars 1834) au Roi sur les premiers agens de son autorité, les héros de ses volontés législatives les instruments de son action adiniuis'rativ:, les ministres en un mot chargés de toutes les iniquités comme ils le sont de tontes les affaires et de toute la responsabilité du s: ceès. Ceux là sont en quelque sorte hors la loi com nune, assaillis sur tous les points, et cb: ligés de faire face à toutes les attaques, et pour les combattre asec plus d'avantage on les isole du Roi, dont il lenr est même interdit de faire servir le nom à appui des propositions faites en son uam ; ils les isolent de tous cenx dont ils peuvent employer les services ou rechercher l’'aumitié, en les flétrissant du nom deserriles et de ministéricls, d'hommes à principes rendus rtde Bureuucratrs; ljure que nous désavonons et qui excitera lin dignation de nos neveux. Ailleurs les gouvernemeuts sont tranquilles et les peupl:s heureux, et on dirait que dans ce seu! gonvernement, Mr. Stanley,a qui était confié le portefeuil des co'onies, obiet d'une censure si âpre et si con'inu, Île était plus sujet à faillir parcequ’il était plus surveillé, on plus corrompu parcequ'il était plus rese ponsable. Cosmueut peut-on harceler continu:

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t des 6 alu i sur os de 6e Son ù mot » sont abilité ors la et cb:

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ellement Jes serviteurs sans nuire à In considéra: tion du maitre qui les a choiss 2? Comment peut-on prétendie que tout va mal durs la colo: nie sans porter atteinte au respect et à l'affec tion dus à la Majesté du Roi qui en est le chef? c'est là le mystère du Gouvernement rep: ésentatif tel que l’entendent nos adversaires, c'est mème à leurs yeux son chef d'œuvre, et pour cenx qui ont la foi il sert ‘merveilleusement a tranqrilliser les consciences de l'onposition qu: défend le Governement comms d’autres l'attnquent je veux dire avec les passions de l'anarchie et quelque fois avec sorsecours. Et qu'on ne pense pas que les auires membres du cabin:t tronven: lus de grace aux yeux de ces éternels ennemis du pou- Voir ; ils sont trop intimement unis à leur chef pour ne pas partager toutes les chancesidu combat.

es amendemens et les sons amendemens, cette artillerie des assemblées de camasne, oteraient quelque chose à dur dignité et élevés qu’ils sotit au-dessus des prétentions du belle esprit, de la vanité, ou de l'amour propre de quelques col. porteurs de Requête révolutionnaires, ils doivent au peuple l'exemple de l'ananimité dans les résultats, plutôt que le spectacle du combatentre les opinions.

Au reste voilà qu'un nonveau changement survenu an Bureau Colouiale rend moins dures les conséquences saus po irtant affcter le principe. Mr. Stanley a raison de: affaires de lIrlande, n’a pas jugé a propos de travailler contre sa conscicnce, il vient de fuire le généreux sa- ‘crifice”’ de sôn : Portefeuil. Par qui a-t-1l été

femiplacé? Par un homme a principe monät:

chique qui approuve la conduite de son predécesser daus là personne de Lord Aylmer, viz. :

4“ Dowuing Street, 12 Août, 1854,

Milord,

J'ai l'honneur d’accriser la récen= tion de la dépêche de votre Seigneurie, No. 53, dun 16 Juin 1834, t'ansmettant une Addresse à Sa Mujesté de la part des habitants du Township de Chatham J'aien l'honneur de déposer cette adresse au pied du Trône, et j'ai reçu ordre de sa Majesté de vous fiure part de la satisfaction quelle a ressetitie pour l'attachement à sa personne el à son gouvernement qui s'y tronve exprin*, dinsi que la considerarion pour votre caractère priré et public, ét lu confiance «n vatre édministration des affaires de l’impurtante protince que vous u élé confié.

J'ai l'hôpnenr | d'être. Milord, A Le 1rès Qbéissant Serviteur, De, votre. Seigneurie,

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