‹ Traité technique d'histologie (volume 2)Chapitre 21 sur 81 · MASSES A INJECTION · texte numérisé non relu

MASSES A INJECTION

On ne se servait autrefois pour les injections que de masses colo- Masses rées opaques, et c'est encore celles-là dont les naturalistes font généralement usage aujourd'hui. Elles permettent de suivre le trajet des vaisseaux à l'œil nu ou à la loupe, de reconnaître leur distribution et de les disséquer. Elles donnent à l'œil une impression agréable et peuvent être aussi fines que les autres ; mais on ne peut pas les employer pour l'observation histologique microscopique. Nous avons vu en effet que, pour étudier complètement un tissu, il est indispensable de l'examiner à la lumière transmise et de faire varier la distance de l'objectif, de manière à se procurer successivement l'image des différents plans de la préparation, et à se rendre compte, par ce moyen, de la forme et de la position relative des éléments dans un tissu (voy. p. 28). Cet examen de la préparation dans son épaisseur n'est possible que grâce à sa transparence, qui permet aux rayons lumineux parlant d'un point qm.'l-

PiASViEit, Hislol. s

I l i TRAITÉ TECIIiNIQUE D'HISTOLOGIE.

conque de. traverse i- le reste du tissu pour donnei- à l'œil une image nette de ce point. Si le réseau vasculaire est rempli d'une masse à injection opaque, il empêchera le passage de la plus grande ])artie des rayons lumineux : tous les points situés au-dessus du trajet d'un vaisseau seront indistincts à cause de l'ombre projetée par ce vaisseau ; tous les points situés au-dessous d'un vaisseau seront invisibles. La préparation ne montrerait donc plus qu'un réseau de lignes noires plus ou moins fines et plus ou moins sinueuses entre lesquelles il serait impossible de rien distinguer de net.

Les substances employées d'habitude pour ces injections sont celles que l'industrie prépare pour les peintres, et surtout les suivantes : le blanc d'argent (carbonate de plomb) , le jaune de chrome, le vermillon, le bleu de Prusse. Dans les tubes où on les vend, elles ne constituent pas une masse convenable, elles sont trop épaisses ; il faut les délayer avec un excipient convenable, par exemple le suir, l'axonge, le vernis copal, le mastic en larmes ou le siccatif de Courtray. Lorsque l'on lait usage des vernis, il faut avoir soin de ne pas en mettre une trop grande quanLilé ; autrement, à mesure qu'elle sèche, la masse, revenant sur elle-même, ne rcmpht plus complètement les vaisseaux et donne une idée inexacte de leur caHbre. Nous ne nous arrêterons pas davantage sur ces injections, dont on a cessé de faire usage.

Musses Les histologistes n'emploient plus aujourd'hui que des masses

ivansparciites. ..... , . , . .,

transparentes. Ouand les injections sont bien réussies, il est possible de reconnaître de la façon la plus nette sur une préparation les détails de distribution et d'anastomose des vaisseaux ou des canaux injectés. Comme ces canaux sont transparents, on distingue ce qui est au-dessous d'eux, en faisant varier la distance de l'objectif. De cette façon un vaisseau peut être suivi dans toutes ses sinuosités, autant dans celles qui se présentent suivant l'épaisseur que dans celles qui se montrent suivant la surface de la coupe; on se rend compte ainsi des rapports et de la situation des vaisseaux ou des conduits dans leurs moindres détails.

Ces masses sont composées d'une matière colorée et d'un véhicule. Les véhicules employés sont l'eau, la glycérine et Masses la gélatine. Avec l'eau et la glycérine, les injections restent '''froid.'' liquides; l'inconvénient qui en résulte, c'est que, lorsqu'aprcs les avoir faites on divise les tissus, le liquide colorant, au lieu de demeurer dans les vaisseaux, s'écoule par les extrémités que l'on vient de couper. En effet, la paroi des vaisseaux, souple et ékis-

MÉTHODES D'INJECTION. iV.i

liquc, revient sui' cUe-nièmc naturellement et chasse le liquide ; il en résulte que, si, avant d'avoir fixé par certains réactifs la matière colorée qu'on vient d'injecter, on divise la pièce pour en conserver des portions, la masse s'écoule et les pièces ne sont plus injectées qu'imparfaitement. On peut obvier à cet inconvénient par la congélation. Dès que l'injection est Mte, la pièce est mise dans un mélange réfrigérant; l'eau qui y est contenue se solidifie, et l'on peut enlever dans un organe ainsi congelé après injection, le rein de l'homme par exemple, des portions séparées dont les liquides ne s'écouleront pas, et que l'on soumettra immédiatement à l'action de l'alcool ou d'autres réactifs destinés à y fixer la matière colorée et à donner au tissu la dureté suffisante pour y faire des coupes.

Si l'organe injecté est assez peu volumineux pour que l'alcool ou tout autre réactif durcissant puisse y pénétrer jusqu'au centre par diffusion, la congélation de la pièce n'est pas nécessaire. Il suffit de la plonger tout entière dans le réactif, et d'attendre qu'elle soit durcie pour la diviser.

Les masses à la gélatine sont bien préféi'ablcs aux masses Masses liquides à froid, parce qu'elles donnent de plus belles préparations, et que, la pièce étant abandonnée à elle-même après l'injection, les vaisseaux sont rempHs d'une substance qui ne peut s'écouler. Le seul inconvénient qu'elles présentent, c'est qu'on est. obligé d'opérer avec des masses chaudes et sur des parties élevées nécessairement à la même température (40° à 50°), ce qui amène certaines difficultés dans la manœuvre toujours délicate des appareils dont on fait usage pour faire pénétrer la matière à injection.

Pour obvier à ces inconvénients, les histologistes ont songé à employer comme véhicules des substances qui, liquides à h'oid, deviendraient solides par l'influence d'une certaine température, ou par l'action de l'alcool et de quelques acides. Pour cela, on a tenté de faire des injections avec de l'albumine, et de la coaguler une fois qu'elle serait dans les vaisseaux. Mais l'albumine coagulée forme dans les vaisseaux un précipité granuleux, et donn(î dès lors des images irrégulières. L'injection proposée })ar Legros, et composée d'un mélange de couleurs d'aniline et de collodion, est encore moins bonne; elle diffuse dans lesti!5sus, oà lorsqu'on (împloie l'alcool pour faire durcir la pièce, la matière, colorante est dissoute et la diffusion augmente encore. Ci'll(; inj^jction doit donc être rejetée complètement.

Api'ùs ces généralités sur les masses à injection, nous devons donner maintenant les procédés à suivre dans la préparation des différentes masses dont on pourra faire usage avec succès. Comme c'est pour la très-grande part de la qualité de la masse que dépend la réussite d'une injection, il est indispensable d'apporter le plus grand soin dans sa préparation, en suivant exactement tous les détails que nous allons indiquer. Les procédés à employer varient suivant que les masses sont colorées avec du carmin, du bleu de Prusse ou du jaune de chrome. C'est pour cela que nous les diviserons, non pas suivant les véhicules, mais suivant les matières colorantes.

Masse au carmin. — Lc poiut important à obscrvcr dans la fabrication d'une masse au carmin, c'est qu'elle soit aussi complètement neutre que possible. En effet, pour peu qu'elle soit ammoniacale, elle diffuse dans les tissus; si, au contraire, il y a un excès d'acide, le carmin se précipite en granulations, et l'injection est opaque par places, ou même ne pénètre pas dans les petits vaisseaux .

Voici le procédé dont nous nous servons pour obtenir celle neutralisation complète, condition indispensable d'une belle injection. Nous supposerons, dans ce qui va suivre, des quantités déterminées de carmin et de gélatine pour la préparation d'une masse d'un volume également déterminé ; mais il serait facile de prendre des quantités plus ou moins considérables de ces substances dans les mômes proportions pour obtenir une masse du volume que l'on désire.

Piéparaiioii Ou prcud d'uuc part 2'-"',50 de carmin que l'on broie avec- un ''"^ neutre'" pcu d'cau distilléc de manière à en fixire une boue que l'on met nu carmin ^^^^ ^^^^ flacon ; OU ajoutc goutte à goutte à cette boue de l'ammola gciaime. j^j.^^^^^ jusqu'à cc quo Ic carmin soit dissous, ce qui se reconnaît à ce que la liqueur devient transparente. Le flacon est ensuite bouché et agité de manière à rendre le liquide homogène dans toutes ses parties. D'autre part, on pèse 5 grammes de gélatine sèche (gélatine fine, dite de Paris), que l'on plonge dans de l'eau distillée pendant une demi-heure à une heure ; au bout de ce temps, elle est un peu gonflée et tout à fait molle ; on l'en relire avec une pince, on la lave soigneusement à l'eau distillée, on la laisse égoutter, puis on la met dans une petite éprouvette plongée dans un bain-marie.

Une fois la gélatine fondue au bain-marie dans l'eau qu'elle

avilit absorbée, on y verse lentement et en remuant constamment la solution de carmin que l'on avait préparée. On obtient de cette façon une solution ammoniacale de carmin dans la gélatine ; lorsque l'opération est terminée, on doit en avoir environ 15 centimètres cubes.

Tandis que le mélange carminé est maintenu dans le bainmarie, on feit dans un flacon une solution de :

Eau clistillôe 2

Acide acétique cristallisable 1

Cette solution d.'acide acétique est versée goutte à goutte dans la masse en remuant continuellement le mélange avec une baguette de verre. L'acide acétique est destiné à neutraliser l'excès de l'ammoniaque. Cette partie de l'opération exige beaucoup d'attention et de soin pour permettre d'arriver à la neutralisation complète, qui est, comme nous l'avons dit, indispensable pour avoir une masse de bonne qualité.

C'est par l'odeur que l'on recomiaît le moment où il faut cesser d'ajouter de l'acide acétique. Le mélange carminé exhale, surtout à chaud, une forte odeur d'ammoniaque; à mesure que l'on ajoute de l'acide acétique, cette odeur diminue, et il arrive un moment où elle est transformée en une odeur sure. C'est le moment où il faut s'arrêter. Pour y arriver plus facilement, il est bon d'étendre, à la lin de l'opération, la solution d'acide acétique avec de-l'eau, afin de mieux mesurer et de verser de plus petites doses d'acide à la fois. En examinant la liqueur au microscope, on reconnaît qu'on a dépassé le point de saturation, à la présence de granulations de carmin. Dans ce cas, on peut considérer la masse comme perdue.

Un histologistc exercé à cette opération arrive presque à coup sûr à cette neutralisation parfaite. Du reste, il est impossible de l'obtenir autrement. Il ne faut pas avoir confiance dans certaines formules d'injections au carmin dans lesquelles quelques auteurs ont indiqué des proportions d'ammoniaque et d'acide acétique qui doivent se neutraliser. Les solutions d'ammoniaque que l'on a dans les laboratoires présentent en effet des richesses trèsdifférentes.

D'autres auteurs, l<^-ey par exemple, ont proposé de déterminer d'abord la quantité d'un acide acétique connu nécessaire pour neutraliser une quantité donnée de l'ammoniaque dont on se sert. Connaissant la quantité d'ammoniaque employée pour dissoudre

le carmin, il suffirait d'ajouter la quant ilfkracido nécessaire pour la neutraliser; mais, comme il arrive souvent que la gélatine du commerce est acide, on arriverait, dans ce cas, en suivant exactement cette méthode, à dépasser le point de neutralisation.

Après cette digression nécessaire, nous terminons ce qui est relatif à la préparation de notre masse carminée. Lorsqu'elle est

bien neutre, elle est filtrée sur de la flanelle. Cette flanelle doit être neuve, bien feutréo ; la flanelle vieille aurait trop de lacunes. Il faut avoir soin de la conserver dans une armoire fermée, à l'abri de la poussière. Insistons encore sur un point essentiel :

les vases dans lesquels on fait toutes ces opérations doivent être extrêmement propres; la meilleure l'orme à leur donner est celle d'un cylindrp muni en haut d'un petit bec : on a de cette façon l'avantage de pouvoir y agiter le liquide et de le verser facilement.

Pour plonger ce verre dans un bain-marie, on le maintient dans un petit plateau de liège I> (fig. 34) percé d'un trou, et on l'y cale au moyen d'un morceau de moefle de sureau. De cette façon, on est assuré que le verre ne se renverse pas, comme il pourrait le faire s'il portait sur le fond du vase, lorsqu'une bulle de vapeur viendrait le soulever.

Ces précautions peuvent paraître minutieuses, mais elles sont indispensables pour assurer la réussite de l'injection ».

1 Celle masse à injection carminée esl la seule que nous employions el que nous puissions recommander; nous ne citerons ici que pour mémoire les deux suivantes, : Masse carminée de Geiiacli. — On prend d'une part :

Carmin . . . .

Eau distillée Ammoniaque

MÉTHODES D'INJECTION. H!) IHassc au I»lcu de Prusse solubic. — LeS illjections H II blcU

(le Prusse soliible sont les seules qui nous aient donné de très bons résultats.

Les bistologistes se trouvent dans la nécessité de préparer euxmêmes ce blou de Prusse sokible, parce qu'il ne se trouve pas dans le commerce. Voici comment il Ilmt procéder pour cela :

On prend une solution concentrée de sulfate de peroxyde de fer dans l'eau distillée, et on la verse lentement dans une solution concentrée de prussiate jaune de potasse; il se précipite du bleu de Prusse insoluble. A la (in de l'opération, il doit rester un excès de prussiate de potasse dans la liqueur, ce dont on s'assure en en prenant une petite portion et en constatant qu'une nouvelle goutte de sulfate de fer y donne encore un précipité. On fdtre alors sur une chausse de feutre. Au-dessous de celle-ci est disposé un entonnoir de verre avec un filtre de papier. Le liquide coule d'abord clair et jaunâtre dans l'entonnoir inférieur. On ajoute par petites quantités de l'eau distillée dans la chausse et l'on

et (Vautre part :

Gélatine 0

Eau distillée , 8

On mélange à chaud et l'on ajoute quelques gouttes d'acide acétique.

Masse carminée de Beale à la glycérine. — On prend :

Carmin 0,25

Ammoniaque 5 à 6 gouttes.

Glycérine 15 gram.

Le carmin est dissous d'abord dans Tammoniaque, ensuite on ajoute la glycérine; puis on prépare un mélange de :

Glycérine 15 gram.

Acide acétique 8 à 10 gouttes.

On môle le tout, et l'on ajoute le mélange suivant :

•"■'ycérine 15 gram.

Alcool 3(|i- 5

Nous avons essayé ce liquide, mais il nous a donné de mauvais résultats ; les vaisseaux sont remplis de granulations, et toute la masse du tissu est colorée par diffusion.

conlinue à laisser fillrer ; peu à peu le liquide sort de la chausse légèrement teinté en bleu, mais au-dessous du second filtre il ne présente pas cette coloration. On continue ainsi pendant plusieurs jours à ajouter de l'eau distillée dans la chausse, jusqu'à ce que le liquide bleuisse au-dessous du second entonnoir, dans le flacon disposé pour cela. A ce moment, le bleu de Prusse est devenu soluble. Pour le recueillir, il laut retourner la chausse et l'agiter dans l'eau distillée. Le bleu s'y dissout, si la quantité d'eau est suffisante. La solution, qui est fortement colorée, peut être conservée ainsi pour les injections, mais il est plus commode d'avoir une provision de bleu de Prusse soluble à l'état solide. Pour l'obtenir, il suffit d'évaporer à l'étuve. On le conserve dans des flacons. Lorsqu'on veut s'en servir, on le dissout dans l'eau distillée; il donne alors un liquide fortement coloré en bleu, qui, abandonné à lui-même après avoir été filtré, ne. forme pas de dépôt.

Pour les injections, il est nécessaire que la solution de bleu soit saturée; pour atteindre ce but, on prend un flacon d'un litre de capacité, rempli d'eau distillée, et l'on y met du bleu en grand excès; il forme alors au fond du flacon une masse boueuse. A mesure que l'on en a besoin, on prend de la portion liquide et on la remplace par de l'eau distillée, qui dissout de nouvelles quantités de bleu. De cette façon, on a toujours sous la main une solution de bleu parfaitement saturée'.

Le bleu de Prusse ainsi préparé peut être injecté tel quel; jamais il ne transsude à travers les parois des vaisseaux. On peut aussi le mélanger avec de la glycérine au quart.

' Dans un petit travail paru eii 186G {Ërfahrungen ûb'jr das lôsliche Berlinerblaii als Injectionsfavhe, Archiv fiir microsc. Anatomie, 1866, p. 87), Brïicke, après avoir dit que c'est Scln-œder vaii der Kolk le premier, et Ludwig ensuite, qui ont employé le bleu soluble dans les recherches histologiques, donne deux formules pour le préparer. La première consiste à faire deux solutions, l'une faible, de perchlorure de fer, l'autre concentrée, de prussiate jaune, et à verser la première dans la seconde, en remuant constamment. L'opération doit être faite de telle sorte que la quantité de perchlorure de fer ne soit que le dixième du p'-ussiate jaune. Le tout est jeté dans une chausse à filtrer; le liquide bleu qui s'écoule est rejeté sur la chausse jusqu'à ce que le liquide filtré ne soit plus bleu. Puis on met de l'eau sur le filtre, et l'on en ajoute à mesure que la filtration se poursuit, jusqu'à ce que le liquide passe bleu. On laisse égouttcr complètement; le contenu pâteux de la chausse, versé sur du papier à filtrer et soumis à la presse, donne un bleu de Prusse soluble. — Le second procédé, applicable pour de petites quantités, consiste à prendre une solution de fcrrocyanure de potassium, telle qu'un litre coiUioinic 217 graunncs de sel, et une solulion de

Si l'on emploie la gélatine, il siiflît d'en mettre une petite qiian- ,^ ^^^^^^^ lité ; voici par exemple de bonnes proportions : J^^^^^

niou soluble 25

Oùlatiiic solide i

Pour que le mélange se fasse bien, il est nécessaire de suivre exactement la marche que nous allons indiquer. Après avoir pesé la gélatine, on la met dans un vase rempli d'eau pendant une demi-heure à une heure; quand elle est ramollie et gonflée, elle est lavée à l'eau distillée, puis plongée dans une éprouvette et chauffée au bain-marie ; elle fond dans l'eau qu'elle avait absorbée. Le bleu de Prusse est mis dans une autre éprouvette plongée dans le même bain-marie, de manière que les deux liquides soient à la même température. La gélatine est alors versée peu à peu dans le bleu de Prusse, et le mélange, qui reste plongé dans le bain-marie, est remué continuellement avec un agitateur de verre. On continue à chauffer et à agiter jusqu'à ce que le précipité grumeleux qui se forme au premier moment ait disparu. On constate que le bleu est parfaitement dissous, lorsque la baguette de verre retirée du liquide ne présente pas de granulations bleues sur sa surface. Le mélange est alors fdtré sur un morceau de flanelle neuve, et recueilli dans une éprouvette bien nettoyée. Puis il est remis au bain-marie à la température de 40' environ, jusqu'à ce qu'on en remplisse la seringue ou l'appareil à injections.

Il y a des gélatines avec lesquelles il se produit un précipité persistant, il faut les rejeter absolument; mais il faut bien savoir que le précipité qui se forme toujours, même avec la meilleure gélatine, disparaît quand on continue de chauffer. C'est là un point qu'il est essentiel de connaître lorsqu'on fait des injections au bleu de Prusse et à la gélatine'.

chlorure de fer conlenanl une partie de chlorure de fer sec du commerce pour 10 parties d'eau, On prend des volumes égaux de ces deux solutions, et l'on ajoute à chacune le double de son volume d'une solution saturée à fi oid de sulfate de soude.. Ensuite la solution de chlorure de fer est versée dans le ferrocyanure, tandis que l'eu rennic constamment. Le précipité, recueilli sur un filtre et traité comme ci-dessus, donne un bleu parfaitement soluble.

'Voici quelques formules qui ont été conseillées dans les livres de technique; mais les résultats qu'on obtient avec ces masses sont bien inférieurs à ceux que donne le bleu de Prusse soluble :

Masse jaune au chi-omalc de plomb. — Celte lïiaSSe SB pl é-

pare, d'après Thiersch de la façon suivanle:

On prend une partie d'une solution à \ pour 10 de chromate de potasse, et l'on y ajoute 4 parties d'une solution de gélatine concentrée; d'autre part, on prend 3 parties d'une solution d'azotate de plomb à 1 pour 10, et l'on y ajoute également 4 parties de gélatine. On mélange à chaud ces deux solutions l'une avec l'autre Qn remuant constamment, et l'on continue de cliaufFer pendant une demi-heure et plus; puis on filtre sur de la flanelle.

Masses au nitrate d'argent. — On fait dcS injcCtioUS aU nitralo Masse bleue de Thiersch {krch'iv . fur mikrosk. Anatomie, 1865, p. 1/18) :

On fait une solution :

A. de sulfate de peroxyde de fer concentrée à froid.

B. de prussiate jaune de potasse également concentrée.

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