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veux (le mémo diamètre, sont à peu près à égale distance les uns Éinnjriodes autres. Ils limitent par conséquent des segments a peu près annubirc». de la même longueur. Il est cependant des exceptions à cette règle : cpst ainsi que chez la torpille * les nerfs électriques sont formés do tubes nerveux dont les segments inlorannulaires sont beaucoup plus courts que ceux des tubes nerveux de même diamètre provenant des nerfs mixtes. Il est probable qu'une étude attentive du système nerveux périphérique dans la série animale conduira à des découvertes analogues, et peut-être arrivera-t-on alors à reconnaître que les segments ioterannulaires des tubes nerveux sont d'autant plus courts que ces tubes ont des foncfions plus actives.
U est facile de constater que, en règle générale, il y a un rap- Longueur port entre le diamètre des tubes nerveux et la longueur des seg- îic'SiSu"'* mentsqui les composent ; ce rapport est direct, en ce sens que les segments interannulaires sont d'aulant plus courts que les tubes nerveux sont moins larges. C'est ainsi que lesplusgros tubes ïierveux de l'homme, du chien, du lapin, doni le diamètre est 15 jj., ont des segmenls d'une longueur de l'""',3 en moyenne, tandis que, chez des raies de grande taille, dont les plusgros tubes nerveux ont le diamètre de 30 |x, les segments interannulaires ont 7 millimètres de longueur.
Si nous comparons maintenant les seginenls interannulaires chez l'adulte et chez le nouveau-né, nous constaterons encore un fait dont il est à peine nécessaire de faire ressortir l'importance : chez le chi'»n nouveau-né, par exemple, les segments interannulaires des plus gros tubes nerveux du sciatique ont une longueur de un tiers de millimètre, tandis que chez l'adulte cette longueur atteint l*"™,:]. L'accroissement des tubes nerveux semble donc se faire par un;» élongation progressive de leurs segments interannulairos; et, ainsi que je lai indiqué il y a longtemps déjà, c'est là un fait d'ac:roissement des plus nets et des plus démonstratifs.
Pour en bien saisir toute la signification, il importe d'avoir acquis une notion morphologique exacte des segments interannulaires. Ces segments paraissent cire des éléments cellulaires dis-
(1) Des étranglements annulaires et des segments interannulaires chei les raies et Ui torpilles. (Comptes rendus de V. Académie des sciences^ 4 nov. 187i, t. LXXV,
^iiïp£" lincts,car ils possèdent un seul noyau, placé à peu près à êgaW *^raTm«7.rio?I <Ji'^l^ancc de leurs deux extrémités, et ils sont soudés les uns aux annulaire»., j^^^i^j^g pj^p ^m^, rouclie dc cinnent qui forme un anneau complet au niveau de chacun des élranji^lements annulaires qui les séparent.
Autour du noyau, on reconnaît, à l'aide de plusieurs des méthodes qui ont été indiquées, rexislence d'une lame de protoplasma. dette lame s'étend de tous les côtés au delà des limites du no\'aa; elle douhle la membrane de Schwann dans toute l'étendue du sep:ment. Au niveau de chacun des étranglements qui terminent œ dernier, elle se replie pour concourir à la formation du renflement bic(mique, passe sur le cylindre-axe ^t lui forme une enveloppe dislincle. Cette enveloppe, dont Mauthner avait reconnu Texistence, est aujourd'hui nettement interprétée; elle corr(^spon(l à la portion de la lauK? proloplasmicfue du segment interaunulaire réfléchie sur le cvlindre-axe.
Les choses ainsi compi'ises, la lame protoplasmique d'un sej,'ment interaunulaire circonscrit une cavité close, et le cvlindreaxe, bien cpril soit libre dans cett(^ cavité, y i^st simplement contenu, à la m^jnière d'un ori^ane, dans un sac séreux, comme le sonl, par exemple, les vaisseaux et les nerfs qui traversent le sac lymphatique dorsal dr la grenouille.
La myélinfî qui occupe, dans cha(|ue segment interannulaire, res))ace compris entre hi membrane de Schwann et le cylindreaxe, se trouve ainsi complètement enveloppée p.u- la lame protoplasmique de ce segment.
Comparaison II y a dès lors, entre le segment interannulaire des tubes ner- 'hiiorannu- vcux ct kl ccllule adipcusc, une grande analogie morphologique. ti (lo la oeUiiio La cellule adipeuse (voy. p. .iii) est constituée par une membrano •^ ''"*""'• d'enveloppe amorphe, mince, résistante, comparable à la membrane de Schwann, au-dessous de laquelle il existe un no}*au compris dans une lame protoplasmique qui la double dans loulo son étendue et (jui est l'analogue du protoplasma du segment interannulaire. Enfin, au centre de la cellule adipeuse se trouve la masse de graisse qui, de même que la myéline du segment, est limitée de toutes parts par le proloi)lasma. L'élude du développement de la cellule adipeuse nous apprend que celte cellule, qui à rorigine n'a pas de membrane enveloppante, produit d'abonl df* la giaiss»^ dans son intérieur sous forme de aranulalions dislinctes,et revél seuh^nentles caractères de la C4?llule adulte Jors-
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qu'il s'esl formé autour d'elle une membrane et que les granulations graisseuses comprise» dans son intérieur se sont réunies pour constituer une goutte principale (voy. p. 414 et suivantes) .
En étudiant les expansions momliraneuses de la queue des têtards en voie d(» développement, comme Tout fait Ilougel * et Lcboucq *, on peut constater que la formation de la myéline dans los segments inlerannulaires esl analogue à celle de la graisse dans les cellules adipeuses, f/est également au sein du protoplasma de ces segments, qui à Toriginc* ne possédait pas de cavité distincte, que la myéline apparaît sous la forme d'une masse qui s'étend progressivement et linit [)ar les envahir dans toute leur longueur.
Quant à la membrane de Scbwann, elle est une formation se- Mcmiraiu» do condaire, comme la membrane de la cellule adipeuse; elle ne revêt que la surfîice du protoplasma qui est à découvert, et c'est ainsi qu'elle forme une enveloppe simple autour du tube nerveux.
Dans la cellule adipeuse il n'y a rien d'analogue aux incisures ï"<''*"*''^' obliques. Ces incisures paraissent dépendre de cloisons com- plètes qui s'étendent entre ce que l'on pourrait appeler les feuillets viscéral et pariétal de la lame proloplasmique du segment intcrannulaire. Ces cloisons, extrêmement minces, n'ont pas été isolées, et par conséquent nous ne savons rien sur leur composition chimique. En nous plaçant seulement au point de vue de la morphologie, nous sommes conduits à penser qu'elles sont de simples dépendances du protoplasma des segments.
Si la membrane de Schwann, le protoplasma qui la double et cn'iunuiuî du la gaîne médullaire sont interrompus au niveau de chaque étranjçlement, il n'en est pas de même du cylindre-axe, bien qu'Engelmann^ l'ait soutenu. Ce cylindre-axe se continue dans toute rétendue du tube nerveux, et il en constitue la partie essentielle, tandis que les gaines qui l'entourent sont destinées simplement à le protéger et à en assurer les délicates fonctions.
* ftouget y yiémolrc sur lo «Irvoloppenicn! dos norfs chez les larves "do batraciens {Arch. de physiologie j 1875, p. 801).
' Ij'houaiy Recherclies sur le diîveloppcment et la temiinaisiui des nerfs eliez les larves «le liatracuuis (liuU. de VAcad. rinjale de lielghjue, mars 1870).
' Engelmnnn, Ueber Degeneraliou von N«*rv ^nfascrn iArrh. f. die gesnmmle Pliijsiologif, t. Xni, 1870. p. ili).
Fibres de Lcs fibrcs de Remak qui, dans tous les nerfs mixtes, sonlmtlangées aux tubes nerveux propremejît dits, diffèrent de ces derniers, non-seulement parce qu'elles ne possèdent pas de gaîuc médullaire, mais encore parce qu'elles sont anastomosées les unes avec les autres en forme de plexus. Elles ont cependant un caractère imporlant qui leur est commun avec lesûbresi y myéline : pour les constituer, des éléments connectifs sont associés aux fibrilles nerveuses. En effet, les noyaux de ces fibres et le protoplasma qui les entoure ne paraissent pas plus être des éléments spécialement nerveux que la membrane de Sohwann, les noyaux et le protoplasma des segments intei*annulaires, et par conséquent ils appartiennent au système connectif. Mais tandis que, dans les tubes nerveux, les éléments cellulaires protecteurs sont nettement délimités au niveau de chaque étranglement annulaire, il n'en est pas ainsi pour les fibres de Reniak, ou du moins les réactifs que nous avons aujourd'hui à notre disposition ne nous ont pas' permis d'établir si à chaque noyau de CCS fibres correspond un département cellulaire limité. Il serait possible que tous les noyaux qui s'échelonnent le long d'une libre de Remak et de celles de ces fibres avec lesquelles elle est en connexion appartinssent à une masse protoplasmique unique et très-étendue, qui serait ainsi une cellule à noyaux multiples. Mais c'est là une simple hypothèse, en faveur de laquelle il y a seulement une preuve négative, et les preuves de cette espèce n'ont pas une très-grande valeur dans une science en voie de développement, comme l'est encore l'bistologie. Pour montrer combien il faut ôlre réservé dans des conclusions de ce genre, il suffit de faire remarquer que Ton a cru le muscle cardiaque formé par un réseau dont les éléments, fondus les uns avecles autres, constituaient un tout continu, jusqu'à ce que Weissniann d'abord et Eberlh ensuite eussent démontré l'existence des élêmenls cellulaires du cœur.
Les fibres de Remak les plus fines peuvent être formées par une seule fibrille nerveuse; mais lorsque ces libres ont undiamèlre notable, elles sont composées de plusieurs fibrilles. Dans le premier* cas, le protoplasma qui entoure leur noyau se répand à leur surface et leur forme une gaine simple, comme on l'observe, par exemple, sur les tubes nerveux embryonnaires qui se revêtiront plus tard de myéline, ou sur les fibres sans moelle qui font suite aux tubes nerveux dans le voisinage de leurs terminai-
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sons. Nous aurons souvent, par la suite, l'occasion d'observer des fibres nerveuses de celte espèce.
Dans le second cas, c'est-à-dire lorsqu'une fibre de Rcmak est consliluée par plusieurs fibrilles nerveuses, le proloplasma leur forme non-seulement une enveloppe péiiphérique, mais encore il s'insinue entre elles de manière à les séparer et à les unir; de telle sorte que, si l'on pouvait enlever ces fibrilles, il reslerail une gangue protoplasmique possédant des noyaux et creusée d*iine série de canaux paiallèles.
Si nous cherchons encore à rapprocher les fibres de Remak des tubes nerveux proprement dits, nous voyons que, dans les deux espèces de fibres, les fibrilles nerveuses sont également entourées d'une couche de protoplasma qui les protège et qui vraisemblablement joue un rôh^ important dans leur nutrition.
Nous avons nraintenant toutes les données pour comprendre ^^H»»^» comment se fait la circulalion des fluides nutritifs dans Tinté- '« ««^rf»rieur des nerfs, et quelles sont les voies par lesquelles s'opèrent les échanges nécessaires à l'entretien (ît à la fonction des parties essentielles des fibres nerveuses.
Dans les faisceaux nerveux d'un calibre notable, le plasma Nuiriuon d.r«
Uibei» nerveux
fourni par les (\'\pillaires sanguins se répand autour des fibres àmyéiiiuî. nerveuses. C'est dans le plasma qui les baigne que ces fibres puisent les matériaux de leur nutrition et rejettent leurs produits de désassimilation. Ces échanges se font, pour les tubes nerveux proprement dits.^ au niveau des étranglements annulaires, si l'on en juge par la facilité avec laqu(îlle les substances cristalloïdes les traversent pour difl'user dans le cylindro-axe. Prut-ètre les incisures sont -elles aussi des voies par lesquelles se font ces échanges, mais l(»s faits connus Jusqu'ici n'autorisent pas à penser qu'ils y soient très-faciles; en effet, les matières colorantes et les solutions de nitrate d'argent ne s'y engag(Mii pas.
Le mode suivant lequel se fait la nutrition intime des fi- -N»jriiioii
. * des flhrt'* do
brilles nerveuses qui composent les fibres de HiMiiak est beaucoup i^*»" k. plus obscur, car les matériaux de nutrition et de désassimilation de ces fibrilles doivent nécessairement traverser \o proîoplasma qui les enveloppe, et par suite obéir dans une certaine mesure à la direction qu'il leur imprime. Du reste, bien que les fibres de Remak aientune grande importance, puisqu'elles sont les principaux éléments nerveux de tous les viscères, leurs fonctions no sont cerlainement pas aussi actives que celles des tubes nerveux, qui,
comme on le sait, appartiennent surtout à la vie animale. Ceux-ci, par conséquent, doivent échanger plus rapidement les matériaux de leur nutrition, et c'est pour cela que la nature, tout en assurant leur isolation et leur protection plus complètes au moyeB de la gaînc de myéline, les a pourvus d'étranglements annulaires par lesquels, nous le répétons, les lluides nutritifs arriv*»nl facilement jusqu'à la partie active de la fibre, le cylindre-axe. circiaiion Pq^p assurer la nutrition des éléments nerveux, le plasma qui
du plasma ' * ' ^
Y"nérfr* 1<^5 l^î^'gr^*^ doit èlre continuellement renouvelé, et pour cela il faut non-seulement qu'il en arrive sans cesse du système va>culaire sanguin, mais encore qu'il en soit enlevé, par les absorbants, des quantités équivalentes. Aussi le plasma, après avoir baigné les éléments nerveux, peut-il s'engajrer entre les différentes lames de la gaine lamelleuse, qui, comme nous le savons laissent entre elles un système lacunaire continu, et ^^'écliapjH^r dans le tissu conjonctifpérirasciculairc,où il est pris par les vaisseaux lymj)liatiques. Ainsi, malgré que les faisceaux nerveux n<* possèdent pas de lymphatiques dans leur intérieur, la résorption de leurs déchets est assurée par la texture spéciale de la gaine lamelleuse, en même temps que cette gaine protège d'une manière efficace les élémj^nls délicats-qui les compos^^nt.
TKR.MLVMSO.NS NRHVEUSRS. ORGANE ELECTRIQUE. 770
TKUMINAISONS NERVEUSES.
Il y a une si grando diflercnce entre les terminaisons motrices «*l les terminaisons sensilives, que, pour rtudier les unes et les autres, on ne peut employer les mêmes méthodes. Il convient doncdVa traiter dans deux chapitres différents.