‹ Traité théorique et practique des opérations de banqueChapitre 150 sur 168 · st.; 11«17 florins · texte numérisé non relu

st.; 11«17 florins

1 90 florins : 2 1 3 francs, : r 1 hm it. : x = 2a.79.

Par ces opérations successives^ on reconnaît promptement que la Toie la plus avantageuse pour payer à Londres, ou^ ce qui revient au méme^ pour remettre à Londres^ est la voie d'Amsterdam^ c'est-4i-dire en changeant d'abord des francs contre des florins d'Amsterdam et ceux-ci contre des livres sterling.

S'il s'agissait au contraire de recouvrer à Londres la même somme de 1 ,000 livres sterling^ il est évident que la voie la plus avantageuse serait oelie de Livourne^ puisque e'est elle par laquelle on obtiendrait la plus forte sommé en fntncs et centiiiie» peur une sonnma donnée de livres sterling.

On pourrait de même calculer ue arbitrage par deux eu pliH sieurs places intermédiaires.

Mais tout arbitrage se complique des frais de change et de commission qu'il faut payer aux banquiers par rintermédiaire ctesqttels passent soit les traites, soft les remises. II faut donc f^fte -entrer la commission dans le calcul de Tarbltrage ainsi que les faux frais, tels que ports de lettres, etc. Dans la pratique, on étalue le tout à tant pour cent et on ajoute le dhifljre au prix dé l'arbitrage,

2o Cas où Ton est libre de tirer ou de' remettre à volonté.

Un négociant, aussi bien qu'un banquier, peut avoir besoin de tirer ou de remettre sur une place étrangère. Aussi quelques maisons du commetce de marchahdises font-elles èe que les cambistes appellent les arbitrages du premier cas; elles achètent et vendent des lettres sur les places étrangères. Mais la plupart

det Qégociants^ mieux avisée, Uiiient aux banquiers le soin de faire tes arbitrages el réservent pour leur eamnuxrce ordinaire le temps et l'application dont ils disposent. Entre lee banquiets^ il en est quelques-uns qui non-seulement achètent et Tendent les lettres sur l'étranger, mais qui ont sur les principales places de commerce des correspondants avec des crédits ouverts^ de manière à pouvoir à volonté^ s'ils y trouvent leur intérêt, créer des traites ou des remises. En d'autres termes, ils font sur les changes, outre la commission^ des opérations directes.

En arithmétique, ces opérations se réduisent toujours à une recherche sur le pair proportionnel des changes^ sur la différenet du cours de telle monnaie entre telle place ou telle autre.

11 faut bien observer que celui qui veut faire une spéculation svLT les changes agit librement^ sans être contraint de faire un paiement ou de recouvrer une somme à tel ou tel jour déterminé, en une monnaie fixée d'avance. 11 peut tirer ou remettre à vo« lonté, choisir, pour formuler sa lettee ou son or dre^ telle oio&nata qu'il lui plaît. Bien qu'il réside à Paris, il peut changer , s^il le trouve l)on, des florins de Vienne contre des piastres de Maérid, et celles-ci contre des rouhles ou des livres sterling. Touleftrii cette liberté a des bornes dans la nécessité de changer un peu plus tôt où un peu plus tard ces monnaies étrangères confie des francs. La néces&ité est d'autant plus éloignée que le iMil* quier jouit auprès de ses correspondants d'un plus pand crééll^ et si ce crédit est illimité^ on peut dire que la liberté da banquiet est conaplète.

Les cambistes oat f^Hnaulé pour les spéeula^oe sur lerl changes ce qu'ils apptil^t quaue lUxiaMs fondamentales dafif les termes suivants :

i^ « Pour tirer sur une place étrangère qui d(ttine le e^nêm^ le prix du change le plus haut est Wplus avantageux. »

Celui qui tire vend : donc plu» la monnaie qu'il vend ei$t év»* luée haut, plus il gagne.

2* a Pour tirer sur une place étrangère qui doonc tincertain, le prix du change le plus bas est le plu» avantageux. » En effet, on ^aage la monitaie eipriûîée par rincertain contre celle qui exprime lé certain : moins la monnaie que l'on achète est e&^ teuse et plu» on ga^pse^

Page 1