Qui, pro. rel. 3e. p. m. s. (ant. ce
9. En, pro. rel. 3e. p. f. s. (ant. société.) 10. La, art. simpl. f. s. dét. base,
11. Base, n. comm. f. 8, { 12. Solide, adj. qual. f. s. qual. base.
Exercices.
I. 1. À ceux qui ne sortiront pas de la société laïque, fl nous avons dit et nous redisons: Servez la patrie par les | vertus auxquelles vous avez à vous former, par ces qualités morales qui ont fait et devront faire toujours la gloire de il notre caractère national: la probité, la fermeté inaccessible |
à la corruption, la cordiale hospitalité de nos pères, la bien- F veillance envers tous, même envers ceux qui, étrangers à nous par la religion et l’origine, sont cependant nos frères, nos concitoyens, puisqu'ils habitent la même patrie, vivent sous les mêmes lois et doivent travailler de concert avec nous à la prospérité du pays.
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IT. 1. Servez la patrie en vous préparant par une forte éducution littéraire et morale à exercer sur vos concitoyens une influence salutaire, à défendre leurs intérêts par une parole éclairée et sachant se faire respecter, à remplir avec habileté et intégrité les charges dont vous pourriez être investis plus tard pour le bien de la société.
IIT. 1. Apprenez à servir la patrie avec dévouement et générosité, non par une ambition éuviste qui cherche l’honneur pour soi et l’abaissement pour les autres, non par la cupidité des salaires attachés aux fonctions publiques, non pour ja prédominance d’un parti voué exclusivement à de certains hommes ou à des doctrines qui ne sônt pas celles de l'intérêt général.
IV. 1. Servez la patrie pour elle-même, parce qu'étant voire mere, elle réclame avec droit les services dévoués de ses enfants; parce que l'amour pour elle est une vertu niorale inspirée par la raison et le plus noble instinct du cœur, un devoir dont l'obligation est sanctionnée par la voix de tous les peuples rotant d’ignominie le citoyen qui trahit sa cause ou refuse de ia servir; parce qu'enfin la distinction des nationalités est dan: les desseins de Dieu, qui a constitué les peuples dans les limites qui circonscrivent chacun d'eux, et que lui-même a fait une obiigation de prier pour la patrie et de la défendre.
V. 1. En vous enseignant vos devoirs sociaux, nous n'avons cessé de vous répéter: Tenez aux principes, ils sont tout ; les principes de la foi, de la morale, de l'équité, des lois constitutives de la société, tenez-v. 2, Nous ne saurions trop vous le redire dans ces temps où trop souvent dominent les intérêts personnels, et où l’on a recours sans cesse aux expédients pour répondre à des énigmes coupables. 3. Le principe, c'est la base de l'édifice social, qui sans lui ne s'appuie plus que sur de misérables étais que les vents si fréquents à cette saison de tempêtes renverseront au premier jour. (Discours prononcé à la distribution des prix du Séminaire de St. Hyacinthe.)
J. S. Raymoxp, Ptre., V. G.