‹ Traité théorique et pratique d'analyse grammaticale, d'analyse logique et de ponctuation [microforme]Chapitre 38 sur 104 · close, p. Passé con). avec être s’acc. avec le suj · texte numérisé non relu

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(q ul), Exercices.

Oricrxe, FORME ET Bvr DES Gouverxemevrs.

T. On appelle B0Uvernement Ja réunion, l’ensemble des Pouvoirs publics qui régissent une nation.

1... #8 £ouvernements Paraïssent avoir tous eu la famille pour origine. 2, Aux premiers temps du monde, le père fut le maître, Je roi de ses enfants, et cette royauté de la famille devint le modèle des royautés nationales. ‘3, Telle est l’origine de la Monarchie ou du SCaVernement d'un seul.

mieux se défendre et se Protéger contre les empiétements et les attaques des famil les voisines, elles réglèrent que les chefs

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de familles réunis en assemblée, prendraient l'administration des affaires communes; et ainsi fut établie la démocratie ou gouvernement populaire.

IV. D'autrefois, ces familles décidèrent que l’administration des affaires appartiendrait seulement aux chefs les plus éminents ; alors, l’aristocratie ou le gouvernement des grands ou des nobles prit naissance.

V. Ces trois formes de gouvernement, qui semblent également avoir été créées par la volonté du peuple, etayant toutes également pour but le bien public, ont été réglées par des coustitutions et des lois différentes, suivant les temps, les lieux, les circonstances, le génie et les mœurs des peuples,

VI, 1. La monarchie se divise en monarchie absolue, modérée et constitutionnelle. 2. La monarchie absolue est celle dont le chef a sa volonté seule pour loi. 3. La monarchie modérée est celle dont le chef est soumis à certaines lois fondamentales.

VII. La monarchie constitutionnelle est celle dans laquelle le chef ou souverain gouverne avec l'aristocratie et le peuple.

VIII. 1. La démocratie ou la république, comme on l’entend de nos jours, ne diffère guère de la monarchie constitutionnelle que dans la manière de nommer ou choisir son premier officier appelé président. 2. Dans la monarchie constitutionnelle, le pouvoir souverain se transmet du père au fils, ou, à défaut de fils, au plus proche parent ; dans la république, au contraire, le président est élu par le peuple pour un certain nombre d'années fixé par la constitution.

IX. Il n’y a pas de société possible sans un gouvernement ou pouvoir aux mains duquel la société mette les forces dont elle dispose pour contraindre chacun à remplir ses devoirs, lui garantir le libre exercice de ses droits, et pour empêcher le renversement de l’ordre et l’assujettissement de la loi par la force brutale.

X. 1. Pour gouverner, il faut indiquer aux citoyens la règle qu’ils doivent suivre, la faire exécuter, et décider les contestations que l’exécution de cette règle peut faire naître. 2. Vouloir, agir, juger, telles sont les trois opérations distinctes qui constituent tout gouvernement, et c’est ce que l’on appelle la séparation des pouvoirs dont se compose le gouvernement, savoir :—le pouvoir législatif, celui qui fait les lois; le pouvoir exécutif, celui qui veille à ce qu’elles soient exécutées; le pouvoir judiciaire, celui qui décide et juge les contestations et les différends entre les citoyens.

XI. Trois ordres ou espèces de faits règlent les relations des

hommes réunis en société : les faits moraux, les faits poli. tiques, et les faits économiques.

XII 1. Les pese moraux renferment le développement de nos passions, de nos affections et les nombreux devoirs que la société impose à chaqne citoyen. 2. Ces devoirs sont essentiels, et la base de toute société repose sur leur acéomplissement.

XIII. Les faits politiques comprennent les diverses combinaisons qui rêglent les droits des individus avec l’état, et ceux de l’état avec les individus.

XIV. 1. Les fuits économiques renferment le développement des besoins de la société, et l'appréciation de tous les agents matériels misen mouvement pour y parvenir. 2. Ces trois ordres de faits sont inséparables. 3. Ils se contrôlent mutuellement, ils se modifient l’un par l’autre; et placés tous trois sous les auspices des principes éternels et suprêmes de la religion, ils en reçoivent une force, une puissance qui les aide à supporter le pesant fardeau de l’association humaine. 4. C'est par l'usage intelligent de ces trois ordres de faits que les sociétés marchent et progressent. 5. Si ces ordres sont en lutte, il y a malaise, déchirement dans la société.

XV. 1. La société attache les familles les unes aux autres par certains devoirs et certaines obligations. 2. De même que trois ordres de faits règlent les relations des hommes entre eux, de même trois classes de droits garantissent à l’humanité l'existence de ces relations. 3. Ces droits sont civils ou privés, publics et politiques.

XVI. 1. Ces droits ont été constamment en rapport et en harmonie avec l’état des civilisations. 2. Dans l'antiquité, la société avait admis la force comme le druit naturel de l'humanité. 3. Le christianieme , detruit ce droit: illuia substitué l'ézalité des hommes devant Dieu, la justice comme but, et la jraternilé comme moyen,

XVIL. 1. La forme de souverement qui offre le plus d’avantages et le plus de garanties à la société et à la liberté du citoyen, c’est celle qui réunit les trois espèces de gouvernement dont nous venons de parler, et que l’on appelle

ouvernement constitutionnel. 2. Ce gouvernement existe

È un degré plus ou moins limité dans diverses contrées de l’Europe et de l'Amérique ; mais le plus parfait, et celui qui a servi de modèle commun aux nations civilisées de nos jours, c’est le gouvernement de la Grande-Bretagne, à laquelle nous appartenons. (Manuel des Notions utiles.)

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