ECHELLE DES S0N
I. 1. Dans son acception générale, le son, suivant Boëce, ‘est un battement d'air continué jusques au sens de l’oùye sans interruption aucune. *?
IT. 1. Les milliers de bruits qui remplissent la nature n’ont pas tous le caractère musical. 2. Pour qu’un son porte le caractère musical, il faut qu’on puisse lui assigner une place dans une échelle ou série de sons quelconque, de manière que l'oreille ne le confonde pas avec un plus grave ou plus aigu.
III, 1. L’immense échelle des sons musicaux, depuis le plus grave jusqu’au plus élevé que l'oreille puisse entendre, se divise naturellement par intervalles que, dans le système musical qui nous est familier, nous appelons octaves.
IV. 1. Les sons compris entre les notes extrêmes d’une octave, se divisent de différentes manières, et par leur succession du plus grave au plus aigu, ou vice versâ, constituent ce que l’on appelle gamme.
V. 1. Le mode détermine l’ordre de succession des notes de la gamme ou d’une série de sons quelconque.
VI. 1. Il faut bien se garder de croire que nos deux gammes du mode majeur et du mode mineur soient les seules acceptables pour l'oreille de l'homme. 2. À part toutes les preuves du contraire qui ont déjà été données dans ce volume, et toutes celles que nous fournit l’histoire, il en est une excellente qui réside dans ce fait: que les Arabes, les Indiens, et les peuples orientaux, en général, ne connaissent point notre manière de diviser l’octave.
VII, i. Dans les séries de sons des divers systèmes de muaique en usage chez ces peuples, les intervalles sont quelquefois plus petits et quelquefois plus grands que les plus petits ou les plus grands intervalles de nos gammes majeures et mineures, (Chansons populaires du Canada.)
ERNEST GAGNON, Professeur de Musique.
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