Sidi Khalil, no
4. — Ce procédé ne figure pas dans le Coran; c'est le calife Omar qui Ta imaginé dans les circonstances suivantes :
Une femme venait de mourir laissant pour seuls et uniques héritiers : son mari et deux sœurs germaines. — Ainsi que nous le verrons plus loin, le mari avait droit à la 1/2 ou 3/6 de la succession et les deux sœurs ensemble à 2/3 ou 4/6; leurs parts réunies formaient donc un total de 7/6. — Les héritiers ne savaient comment résoudre cette difficulté. — Ou bien le mari prendrait sa 1/2 et les sœurs subiraient une perte d'un sixième, ou bien le-» sœurs prendraient leurs 2/3 et, alors, ce serait le mari qui perdrait 1/6.
On soumit le cas au calife Omar qui imagina de transformer les sixièmes en septièmes et d'attribuer au mari 3/7 et aux sœurs 4/7, leur faisant ainsi subir à chacun une perte proporUonnelle.
Ce procédé a, depuis, été employé dans tous les cas analogues et il est aujourd'hui admis sans conteste.