‹ Traité théorique et pratique de l'agriculture [microforme]Chapitre 37 sur 139 · ARRET NT RME RÉ A · texte numérisé non relu

ARRET NT RME RÉ A

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Le sable argileux est composé de fragmens d’une pierre molle, qui retient l’humidité et ne se lie pas fortement ; la petite proportion d'humus n’est d'aucune importance lorsqu'on peut se procurer suffisamment d'engrais.

Une terre tourbeuse très riche près de Meuden, qu’on recherche beaucoup pour les jardins de fleurs et les compostes (engrais) consiste en

Sable graveleux siliceux . . 62 Fibres végétales décomposées en partie 20 Humus . - . - 16 Carbonate de chaux - - . 0-8 Matières solubles = . . 1-2 100-0

Ce sol, à l'instar de nos terres tourbeuses, ne saurait bien produire les grains ; mais à cause de la grande quantité d’humus et de matières végétales, il est trés utile dans les compostes et les terrains artificiels ; mélé avec de la chaux il ferait un excellent engrais de terres argileuses et humides.

Mr. T'haer a classifié les terres de qualités reconnues ; cette classification intéressera le fermier. Elle est la suivante :

Argile { Sable |Carbonate| Humus No. par par |dechaux| par | Valeur.

cent. | cennt.lpar cent.| cent. |

2 3 (| 74 | 10 44 114 | 100 a ordis cn 81 6 4 84 98 |; ri de terr°s fortes | 79 10 4 64 96 À!

J Sable riche et 40 22 36 4 90 5) léger en herbe Ÿ 14 49 10 27 ?

naturelle | Î 6 Terre riche à 20 67 8 10 78 orge 58 36 2 4 77 7 à blé 56 30 12 9 75 ÿ. 14 LR SCORE EE.

19 idem 48 50 & 2 65 11 idem (AS) 30 2 60 12 Bonne terre à | 38 60 =ù 2 60 orge ! 8 13 idem ?me. qualité it Fi à è si:

14 idem S 2 15 Terre à «avoine 23} 75 B. 15 30 16 idem 184 | 60 R

Au dessous du dérnier numéro*se trouvent les terres à seigle maigres. +

On suppose dans toutes ces terres une profünäèur égale, et la qua. lité conforme à la profondeur, à six pouces au moins ; le sous-sol sain, ni trop humide, ni trop sec.

Nos. 1, 2, et 3, sont des terres alluviales et à cause de la division et l’intime mélange de l’humus elles ne sont ni si fortes ni si roides/que la quantité d'argile paraît l'indiquer.

No. 4, est une riche terre grasse argileuse, telle qu’on la trouve dans plusieurs parties de l’ Angleterre et en Canada, elle n’est pas trop forte ni trop légère ; ce sol est facilement entretenu par une bonne culture.

No. 5, est très léger et très riche, le plus propre aux jardins et vergers, non pas aux grains, pour cette raison on ne peut pas indiquer sa valeur comparative.

Nos. 6, 7, et & sont de bonnes terres ; la quantité du carbonate de chaux én No.B8, compense la moindre quantité d’humus. Ce «ol exige de l’engrais, ainsi que tous les autres plus bas. Dans ceux du No. 9 et plus bas la chaux et la marle de bonne qualité seraient la plus grande amélioration.

Nos. 15 et 16, sont des terres légères et pauvres, ayant besoin d’argile et de beaucoup d’engrais. Mais même cesterres rembourseront les frais d’une culture judicieuse, et augmenteront par elle en valeur.

La dernière colonne de valeur comparative, est le résultat d’une estimation soignée de plusieurs années de récoltes, déduction faite du labeur et des semences. Peu de terres en Angleterre contiennent plus de 4 ou 5 par cent d’humus, quand même elles sont bien entretenues ; et? par cent avec un bon tissu de icrre grasse rendront une terre propre au grain, à condition que la culture soit judicieuse. Le tissu est de la plus haute importance, comme on s’en apercevra en comparant lés Nos. 7 et 8, avec No.6. Dès que celui-ci est de bonne qualité, ‘le fumier produira bientôt une quantité suffisante d’humus.

L’eau et les'gaz constituent une partie considérable de nourriture végétale, mais je ne le crois pas utile de m’emparer du tems du lecteur pour montrer comment et en quelle proportion les plantes les absorbent. L’aliment le plus important des plantes, c’est l’extrait végétal. Lorsque les plantes ont acquis la maturité de leur espèce, le principe de destruction commence graduellement son opération sur elles, jusqu’à ce qu’à la fin elles meurent et soient converties en poussière ou terreau, qui, c: le pense bien, consitue une portion considérable du sol. Il est ensuite converti en nourriture végétale et retourne à la plante, mais seulement en partie ; car le tout n’est pas soluble dans l’eau, mais seule. ment une partie qui par conséquent est dans le cas de pouvoir être absorbée par ia racine. C’est cette substance qu’on a nommée extrait.

Saussure remplit un grand vaisseau d’un pur terreau de tourbe, et l’hamecta d’eau cistillée ou de pluie jusqu’à saturation. Au bout de cinqjours après avoir été soumis à l’action d’une presse, le paids de 19,600 du fluide expriméet filtré donna en l’évaporant jusqu'à siccité,86

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