‹ Traité théorique et pratique de l'agriculture [microforme]Chapitre 66 sur 139 · CARACTÈRE DE LA SURFACE, ASPECT, ET SITUATION PAR RAPPORT AU MARCHÉ · texte numérisé non relu

CARACTÈRE DE LA SURFACE, ASPECT, ET SITUATION PAR RAPPORT AU MARCHÉ

Une surface montueuse, irrégulière, est considérée comme défavorable aux travaux arables. Le travail du labourage, du charroi au logis des produits et le transport des engrais sur les terres, est beaucoup augmenté, tandis que le sol au sommet de côteaux ou déclivités escarpé:, est inévitablement détériore. Sur le flanc des pentes les parties les plus fines de la glaise et du terreau sont emportées par l’eau, tandis que U

le sable et le gravier restent. Une grande partie du Canada & à peine d'élévations perceptibles. Dans d’autres districts, les {ownships de l'est et les environs de Québec, la surface est moins unie, ce qui contribue beaucoup à l’ornement de ces districts sans être particulièrement préjudiciable à l’agriculture, car les élévations ne sont bien fortes dans aucune partie du pays. J’ai toujours trouvé qu’une surface irrégulière, avec des côteaux et des vallées modérés, était la terre la plus propice pour le pâturage; elle offre un abri de terre, le meilleur de tout pour les bestiaux. On trouvera ces sortes de terres meilleures pour le pâturage en Canada que celles qui sont parfaitement de niveau, Les val. lées offrent un excellent pâturage dans un temps très sec, tandis que les prés des terres plus élevées, unies et plus exposées sont entièrement crispés.

On représente le Haut-Canada comme un pays uni, superbement ondés, mais n’atteignant nulle part une élévation excédant de 300 à 500 pieds au-dessus des eaux des grands lacs, Une suite de montagnes ou plutôt une chaîne de collines coupées, borde les limites septentrionales des deux provinces du 74 au 98 degré de longitude occidentale. Les circonstances géographiques et physiques du Haut-Canada sont très favorables pour l’agriculture. Dans quelques situations néanmoins la fièvre du lac et les fièvres intermitentes y règnent beaucoup,

En Angleterre, la situation des fermes quant aux marchés, a une grande influence sur la valeur des terres ; il devrait en être de même ici, mais pas autant qu’en Angleterre. Là l'avantage résultant de la proximité d’une grande ville est bien considérable. Quelques récoltes, comme celles des patates, turneps et du trèfle sont fréquemment vendues sur le champ sans aucun autre trouble ou dépenses au fermier ; et on peut se procurer de grandes quantités d’engrais. Dans de semblables situations tous les articles que la ferme peut produire trouvent un débit immédiat et les dépenses pour les porter au marché -"1 le bon état des chemins, sont une bagatelle. Ici notre système d’agriculture doit être nécessairement différent de celui de l'Angleterre. Dans une population d'environ 300,000 âmes dans le district de Montréal, la seule cité ou ville de quelque conséquence est Montréal, avec une population de moins de 30,000, étant seulement un cixième de la population du district ; tandis qu’en Angleterre la population résidente dans les cités, villes ou villages, est à peu près comme de deux ou trois à un, à celle qui réside dans la campagne.

Il est presqu’incroyable que les fermiers du Canada ne fournissent pas la petite proportion de la population résidente dans leurs villes et cités des premières choses nécessaires, comme la viande de boucherie, fro: mage et beurre ; mais permettent à des étrangers de fournir une grande proportion de ces denrées. Ce marché, qui est bien considérable, nous pouvons le créer chez-nous en aucun temps que nous désirons nous en prévaloir, en nous appliquant à l'approvisionner et en demandant à la législature cette protection raisonnable contre la concurrence étrangère à laquelle les intérêts agricoles ont droit de prétendre. de reviendrai sur ce sujet dans le dernier numéro.

Dar le fer vient Les a une £ mes miile ferm port coup tiaux avec virotr laite se pi sour

acha leur frir € saire plus conn colte

peine e l’est tribue t préns auulière, ropice our les le pàes vallis que ntière=

ent on- D) à 500 "nes ou ionales . Les très faoins la

a une e même t de la écoltes, nt venrmier ; de semrouvent 1 le bon iculture ans une la seule populapulation dans les à un, à

sent pes et cités, le, fro- > grande dérable, lésirons demanurrence e. Je

Dans un pays comme celui-ci, où les marchés ne sont pas à proximité, le fermier doit prendre en considération quels sont les articles qui conviennent le mieux aux marchés éloignés où il doit porter ses produits, Les articles volumineux ne rapporteront pas les frais de leur transport à une grande distance au marché ; et, le blé seul excepté, sur des fermes situées à une distance considérable des marchés, disons 30 à 40 miiles, tous les produits doivent être consommés ou convertis sur les fermes en viande de boucherie, en fromage et en beurre. Le transport des légumes et du foin doit être circonscrit dans un cercle beaucoup plus étroit. Si la multiplication, l’élève et l’alimentation des bes« tiaux sont le but du fermier, ce système agricole peut être suivi avec autant de profit à une distance éloignée du marché que dans ses environs immédiats ; et je crois que ce genre d'agriculture, enseinble les laiteries, donnera un profit net plus grand que la culture arable. Pour se procurer les engrais, les fermiers en général doivent se fier aux ressources que leur offrent leurs fermes et leurs bestiaux.

Les fermiers des vieux pays ne doivent pas désormais, en fesant un achat, spéculer sur la chance d'acheter des engrais des fermiers dans leur voisinage, qui ont pu ci-devant être assez simples et ignorans d’offrir en vente, ou se laisser persuader de vendre ce qui était si nécessaire à leurs terres. J’espère que cet usage si pernicieux n’existera plus en Canada. En général les fermiers canadiens sont devenus à bien connaître le prix des engrais et la nécessité de les appliquer à leurs récoltes.

Page 1